Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 00:31

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On le sait. Les hivers Québécois sont rudes. Même ceux qui ne les ont pas vécus n’ont aucune peine à imaginer ces congères de neige de plusieurs mètres, le froid humide et le vent glacial qui vous rentre dans les os. Nombreux sont ceux qui profitent de cette période pour s’envoler vers le sud et se ressourcer sur les plages de sable fin au soleil et à la chaleur.

En plein mois de mars, je profite d’ailleurs moi-même d’un ciel bleu limpide.

Il fait 26°C et ensoleillé comme jamais. Les gens sont en shorts, les terrasses  sont pleines.

Pourtant, non, je ne vous écrit pas ces lignes depuis Cuba, Punta Cana ou Fort Lauderdale, mais bien de…Saint Eustache au Québec !

«  On parle du temps qui fait pour oublier le temps qui passe. » disait Hipolyte dans Amélie Poulain. Voila en effet 2 ans, depuis mon arrivée au Québec que je ne suis pas parti en vacances.

Et oui, les 5 semaines de vacances payées sont bien loin et mes finances ne m’ont pas permises d’échapper à l’hiver.

Mais voila, depuis le début de la semaine, une vague de beau temps bienveillante s’est installée à Montréal.  26 degrés…au mois de mars, autant dire tout de suite que ce n’est pas très…habituel.

On parle même déjà de record. La température la plus haute pour un 20 mars à Montréal était de 13.9°C en 1946 ! Une vague de chaleur jamais vue en plus de 65 ans aux dires des météorologues.

Les normales saisonnières sont de 4°C le jour et de -5°C la nuit.

Après une semaine avec des températures autour de 20°C, la neige  a finie par fondre. La glace recouvrant le Saint Laurent a disparue. On entend les oiseaux chanter et on profite des couchers de soleil roses dans le jardin.

Alors oui, ce n’est pas de saison, réchauffement climatique, ça ne va pas durer, on va encore avoir une tempête, on dira ce qu’on voudra le soleil est la pour l’instant, et oh ! Que ça fait du bien !

Les Québécois ont cette particularité à s’acclimater très rapidement aux conditions météo.

Un rayon de soleil et les terrasses sont pleines, les lunettes de soleil sorties et les jupes courtes.

Comme si les longs mois d’hiver (réels ceux-ci) étaient déjà oubliés.

Mmm…Oubliés peut être pas finalement…

Même si les pneus neige ne sont plus obligatoires depuis le 15 mars, on observe que la majorité des gens (dont je fais partie) les ont conservés ! …Juste au cas où ?

Si jamais la tempête des poteaux décidait d’arriver en mai ?

 

Bon printemps à tous

 

 

 

Par Yann - Publié dans : BILLETS
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 02:48

 

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 Malade depuis 4 jours, le jeune homme n’a pas pu dormir de la nuit tenaillé par la fièvre et la toux qui l’a assaillie toute la nuit.

A 5h, il décide d’affronter le froid de ce petit matin de février en espérant réussir voir un docteur. Il arrive péniblement devant la clinique de la ville, ou déjà une vingtaine de personnes attendent devant la porte. Il se joint à la file d’attente sous la neige et le vent glacial. Il grelotte et se sens faiblir jusqu'à ce que les portes s’ouvrent enfin vers 8h.

15 minutes plus tard la clinique affiche déjà complet. Les malades restés dehors, devront revenir demain. Encore plus tôt surement, s’ils espèrent être soignés…

Non. Nous ne sommes pas dans un pays du tiers monde ou au fin fond de la Sibérie orientale. Non, ce n’est pas arrivé il y’a 50 ans.

…Ce jeune homme, c’est moi, et c’était ce matin, à Saint Eustache, QC, Canada, 11 puissance mondiale et réputée pour avoir un des meilleurs systèmes médicaux au monde.

Peut être surprenant pour la majorité des Français qui liront cet article.

Effectivement, à Paris, j’aurais pris rendez vous avec mon médecin traitant ou me serait présenté à son cabinet ou il m’aurait pris avec un peu d’attente. Si j’avais été trop mal, j’aurais appelé SOS médecins et ceux-ci se seraient déplacés  à mon domicile. Voici ce à quoi on est habitues.

Pourtant, mon cas n’a pourtant rien d’anormal ni d’isolé au Québec.

Comme plus de 2 millions de Québécois, je n’ai pas de médecin de famille et doit donc me rendre à une clinique sans rendez vous pour espérer être soigné lorsque les médicaments achetés en vente libre ne sont pas assez fort pour me soulager.

Privilégié d’avoir été accepté ce matin, je m’enregistre donc dans la salle d’attente et vais m’assoir sur l’une des rangées de sièges. L’attente me parait interminable.

Seuls 2 docteurs se relaient pour tous les patients rentrés plus tôt, certains d’entre eux passant 2 fois, rendant l’attente encore plus longue.

Certains patients sont exaspérés et comme 300 000 autres patients au Québec chaque année, ils quittent la salle d’attente sans être auscultés.

Mon tour vient enfin, peu avant midi, soit 5h âpres mon arrivée a la clinique. Un peu long pour une bronchite…

 

Je ne remets pas la qualité des soins en cause qui est par ailleurs excellente, même si elle varie selon le médecin (car les médecins au Québec, c’est comme une boite de chocolat….)

Je suis un jour tombé sur un médecin Roumain qui ne voulait rien me prescrire pour la fièvre en me recommandant de boire beaucoup d’eau et de bien me reposer.

Euh oui…je suis d’accord, mais faire la queue pendant 5h pour me faire dire bois de l’eau et dors…c’est parce que c’est un peu ce que j’ai fait pendant une semaine avant de me résigner à venir vous voir… Exception à part donc, les soins et les équipements sont en général excellents au Québec.

Ce n’est pas la que le bât blesse. Mais la pénurie de médecins s’est encore aggravée de 45 % cette année, et laisse les cliniques et hôpitaux en manque de personnel criant.

Un poste de médecin de famille sur cinq est laisse vacant. Une situation qui s’aggrave d’année en années laissant la médecine familiale en crise totale.

Pourtant les jeunes médecins Québécois quittent le Québec de manière massive.

50 % des étudiants de l’école de médecine McGill iront exercer dans une autre province.

En 2005, 57 médecins spécialistes ont quitté le Québec.

 

De 1996 à 2000, la province a perdu 653 médecins dont la moyenne d'âge était d'environ 41 ans. On comprend aisément pourquoi quand on sait qu’ils seront rémunères 150% plus dans d’autres provinces Canadiennes.

Par ailleurs, les médecins immigrants doivent passer un parcours du combattant pour pouvoir pratiquer au Québec. Et même si on comprend bien évidemment pourquoi, peut être que les choses pourraient être facilitées surtout lorsque les médecins viennent d’Europe.

Un médecin urgentiste Français s’est vu refusé l’extension de son visa temporaire l’année dernière dans l’un des hôpitaux de Montréal.

A ne plus rien y comprendre…

Faut-il faciliter les équivalences ? Faut-il rendre la formation de médecine plus accessible ? Faut-il privatiser les soins ? Est-ce que le gouvernement du Québec doit faire plus pour retenir ses jeunes diplômés ?

Autant de questions qu’il n’est pas à un jeune Français installé depuis 2 ans de répondre.

Me reste seulement, le gout amer dans la gorge à chaque fois que je tombe malade, de constater l’allure tiers monde d’un système de santé de réputation mondiale et absolument indigne d’un pays civilisé.

Alors oui, les frais sont pris en charge. Mais à quel prix ?!

Les taxes Québécoises, parmi les plus hautes au pays ne devraient elles pas garantir un système médical convenable ? Pourquoi les autres provinces font mieux que nous ?

Moralité : Mieux vaut ne pas tomber malade au Québec et vous serez en forme.

Source :http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200906/16/01-875935-les-jeunes-medecins-quittent-le-quebec.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Yann - Publié dans : INFOS PRATIQUES
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 19:33

 

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En France le terme de banlieue est rarement flatteur. Quoiqu’il y’ait évidemment des exceptions, comme Neuilly, les Yvelines et j’en passe, on assimile souvent le terme aux fameuses cités dortoirs, souvent symboles de précarité sociale et de criminalité.

A seulement  quelques minutes de distance, un monde semble pourtant les séparer des quartiers chics du centre ville.

En Amérique du Nord, la tendance est à l’inverse. On travaille dans les centres d’affaires du centre ville mais si on peut se le permettre, on habite dans les fameuses « Suburbs »

On y trouve des quartiers récents, cossus et sécuritaires, de belles maisons avec jardins, et une qualité de vie privilégiée entre centres d’achats gigantesques et terrains de sports.

La population aisée y recherche espace et tranquillité en périphérie des grandes villes.

Néanmoins, l’éloignement du centre ville exige souvent une voiture.

A l’image de la défense à Paris, beaucoup des centres ville Nord Américains sont déserts en soirée et les fins de semaine. Je pense à Saint Paul dans le Minnesota notamment, à Dallas, Phoenix etc.

Montréal est cependant une des rares villes ou le centre ville est encore largement habité et  plein de vie et d’attractions en tout temps.

Sa proximité avec le Vieux Montréal, les attractions de la rue Sainte Catherine en font un lieu incontournable et palpitant. La valeur immobilière y est d’ailleurs excellente.

 

Que ce soit pour boire un verre sur une des terrasses de la rue Crescent, lécher les vitrines ou se faire une bonne table rue de la montagne, parcourir les couloirs du centre Eaton ou écouter un concert place des Arts, Downtown Montréal porte bien son nom de Centre de la ville.  Un lieu animé et vivant au cœur de l’action, ou il fait toujours bon vivre.

Néanmoins, même Montréal ne semble échapper à l’exode de sa classe moyenne vers la banlieue. « Un drame inouï pour l’économie Montréalaise » comme le déplorait récemment le chef de projet Montréal Richard Bergeron dans la presse locale.

Des données de l’institut de la statistique du Québec (ISQ) parues la semaine dernière démontrent que 61 000 personnes ont quitté Montréal l’an dernier pour une autre région du Québec alors que seulement 39 000 personnes y ont emménagé. Soit un déficit de  22 000 citoyens Montréalais au profit de la banlieue. Tendance qui s’accumule chaque année depuis une décennie.

Les classes moyennes capables d’accéder à la propriété qui partent pour la proche banlieue sont compensées par des immigrants en première phase d’intégration avec peu de ressources financières. La population de Montréal n’est donc pas en train de décroitre. Cependant on observe que Montréal devient une ville très multiculturelle issue d’immigration récente, les allophones y seront même majoritaires dans une dizaine d’années.

Généralement, les gens ne vont pas très loin, ils s'établissent dans le secteur qui se trouve juste de l'autre côté du pont où ils résidaient auparavant.

Les banlieues les plus prisées sont les Lanaudière (Terrebonne, Repentigny..) suivies de prés par les Laurentides (St Eustache, St Jérôme, Blainville), Laval et la Montérégie.

(Longueuil, Brossard, Boucherville, La Prairie…)

La recherche de tranquillité, d’espace et un marche immobilier plus moderne et abordable explique souvent l’exode des familles vers la banlieue.

Le tracas du trafic et la détérioration des ponts ralentissent le marché immobilier de la rive sud au profit de la rive nord plus accessible.

Apres avoir habité à Montréal pendant un an, j’ai choisi de m’installer dans les Laurentides. J’y trouve la qualité de vie bien supérieure, le long du Saint Laurent, toujours proche de la forêt et des reliefs avoisinants. Les attractions du centre ville sont à moins de 30 minutes.

La vie dans un duplex des années 50 au plateau n’était pas pour moi. De plus, l’aura et le prétendu prestige d’une adresse parisienne intra muros n’existe pas à Montréal. Oui, le plateau est tendance et le centre ville et le vieux Montréal sont superbes. Mais l’étiquette de vrai Parisien n’à pas lieu d’être à Montréal face à tous les attraits des banlieues. L’ile de Montréal présentera toujours des avantages indéniables, mais l’exode du 514 vers le 450 prouve que la vie est tout aussi belle de l’autre coté du Saint Laurent.

Vive la banlieue ?

 

Par Yann - Publié dans : INFOS PRATIQUES
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 06:29

 

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1er Janvier 2012

 

Et oui…Déjà. On dit ca chaque année mais que le temps passe vite.

En ces premières heures de l’année, le moment ne peut pas être mieux choisi pour faire un point sur ma première année au Québec.

 

L’heure du bilan, certainement pas, il est bien trop tôt pour se hâter a des conclusions définitives après moins de 2 ans passes ici. Mais il est toujours bien de regarder par-dessus son épaule pour mesurer le chemin parcouru.

 

Avant toutes choses, et comme le veut la tradition, je voudrais vous souhaiter a tous une très bonne Année 2012. Qu’elle soit pour chacun de vous, remplie de joie, de succès et de sante. Une année québécoise ou Canadienne pour certains d’entre vous, de démarches pour d’autres, de questionnement, et même de retour en France pour certains.

Dans tous les cas, je souhaite qu’elle soit pour tous, une année ou vos projets se concrétiseront.

 

Ce blog, petit aperçu du Québec, perdu au milieu d’une jungle d’information en la matière, a pour but de partager mon installation ici. Je ne suis pas consultant en immigration auto proclame. Les infos contenues dans ce blog sont même rendues de plus en plus obsolètes par les changements récents des démarches d’immigration.

Je n’ai jamais prétendu être un exemple d’intégration au Québec, et relate simplement mon point de vue personnel. Mes propos et mes ressentis n’engagent bien évidemment que moi, chaque expérience étant différente et unique a chacun.

 

Vous avez été nombreux à visiter les pages de ce blog au cours de ces 2 dernières années et je vous remercie pour votre intérêt et votre fidélité.

Je communique et garde contact avec bon nombre d’entre vous et suis toujours content de répondre à vos questions.

 

Apres un début Décembre très doux, l’hiver s’est désormais bien installé. 59 cm de neige au sol et une pointe basse a -24 degrés ont envahis Montréal.

Les premières pluies verglaçantes de l’année ont tout recouvert d’une couche de glace d’un cm, laissant sur la ville une impression d’apocalypse glacial.

 

J’habite toujours à Saint Eustache et ne regrette mon choix pour rien au monde. J’apprécie plus mon nouveau cadre de vie à chaque jour. Quel plaisir de se réveiller le matin sans un bruit, de voir la lune se refléter  sur le manteau blanc et glace du Saint Laurent en rentrant chez nous. Quel plaisir de voir les sapins des Laurentides, recouverts de neige, et les flocons illuminer les collines avoisinantes. A 30 min du centre ville, je ne suis jamais loin des attractions et du party.

Le train de Ste Dorothée m’emmène à la gare centrale en 25 min et j’ai le choix des autoroutes 13 et 15 pour rejoindre la 720. Montréal ne me manque pas, mais j’aime y retourner fréquemment tous mes amis y habitant.

 

Vous souvenez vous de Demba ? Il a donc renouvellé son visa pour 18 mois et travaille toujours au même endroit. Sa tache est difficile, exigeante, et les horaires contraignants. Pourtant il s’accroche à force de ténacité et de courage, conscient de ce qu’un emploi stable représente. Rares sont les PVTistes qui Gross +40K la première année !

 

Il a quitté le tumulte de la rue Sainte Catherine pour s’installer sur la très chic avenue des pins sur les hauteurs du Mont Royal. Un beau 3 et demi, spacieux et confortable. Le loyer y est ridiculeuseument cher mais il attend ses papiers pour acheter un condo.

 

Nous avons d'ailleurs entamé ses démarches de RP.

Comme tout le monde, nous avons eu la surprise de voir que des tests de Français étaient désormais obligatoires. Au delà des $290, c’est bien les délais et les complications que ca entraine qui sont extrêmement frustrantes.

Je comprends tout à fait qu’avoir un niveau de Français raisonnable soit un critère primordial lorsqu’on désire s’installer au Québec. Mais l’imposer a des Français, nés en France, ayant fait toutes leur études en France…me semble absolument ridicule.

On ne peut pas faire d’exception me direz vous ? Bien sur qu’on pourrait. Dans le cadre d’accords bilatéraux, comme pour la carence sur la RamQ par exemple.

Les listes d’attente pour passer ce test à Montréal sont de plusieurs mois et l’original des résultats prend  un mois à arriver. Des mois d’attente avant de pouvoir envoyer son dossier. Sans compter les frais de Résidence qui augmentent a plus de $300.

C’est assez pour décourager beaucoup d’Europeens francophones, écœurés par toutes ces complications. Ceux-ci étant pourtant la cible privilégiée d’Immigration Québec.

 

Comme énoncé précédemment, les informations relatant à mes démarches sont de plus en plus obsolètes. Un lecteur, m’apprenait récemment que la carte RP doit désormais être récupérée en personne. Ce qui est honnêtement une amélioration si il n’ ya pas de délai pour récupérer cette carte. Car cela évite de devoir faire une deuxième demande si on est juste venu valider sa RP avant de repartir.

 

Tony, le troisième mousquetaire, à enfin trouvé un emploi dans son domaine. On se souvient qu’il avait eu toutes les peines du monde à trouver un emploi convenable avec son Bac+5 école de commerce et ses 4 années d’expériences à Paris.

D’un emploi à mi temps a un autre, il a pris son mal en patience. Quoique découragé et déçu par le marché du travail Québécois, il n’a jamais baissé les bras. Le décalage entre la propagande du plein emploi et d’embauche a égalité des chances et la réalité l’a frappé de plein fouet. Et il a été  confronté aux difficultés qu’il croyait avoir laissé en France.Se faire rappeler le jour meme après avoir déposé son CV par un recruteur enchanté. Puis se présenter à l'entretien et se faire dire que finalement il lui manque de l'expérience Nord Américaine. Ou qu'on est emballés par son profil mais qu'on le rappellera alors que la veille le poste etait a pourvoir au plus vite...Que de pertes de temps. que de deceptions. Il aura pourtant tout fait: réunions d'anciens élèves de son école de commerce pour agrandir son réseau ( ce qui lui obtiendra son deuxième job à temps partiel),  Impression de cartes d'affaires, Adhésion à l'ordre des acheteus du Québec.

 

Quoique toujours moins payé qu’en France, et les horaires étant difficiles, il retrouve un confort de vie plus conforme a ses standards parisiens, soit une année et demi après son installation. Tony en a profite pour élargir son réseau social et aime de plus en plus la vie Montréalaise. Il a pour projet de passer son permis de conduire prochainement et a également repris les cours à HEC Montréal.

2012 sera sans aucun doute l’année de la rédemption pour lui qui a du tant ramé depuis son arrivée. Tous ses efforts vont payer mais son parcours nous montre que la réalité est souvent bien éloignée du livre d’immigration Québec.

 

Tony est arrive blindé dans la tête et financièrement. Son poste a Paris et son train de vie en France lui avaient permis d’arriver avec un très gros budget. C’est  sans doute grâce à ca qu’il est toujours ici en ce début 2012. Cela prouve que l'aspect financier n'est pas à négliger, et qu'il ne suffit pas de se conformer au minimum requis ou de savoir si Immigration Canada check si on a le montant. C'est bien NOUS qui auront besoin de ces fonds quand le travail n'arrive pas et que les jobines ne sont pas assez pour payer le loyer!

 

Lui qui avait une vie sociale si active a Paris a ressenti plus que les autres, le poids de la séparation malgré les visites fréquentes de ses amis. Il a douté, souvent. A  été découragé. Parfois à 2 doigts de plier bagages. Je m’attarderai surement sur le parcours de Tony plus en détail. Car ses difficultés ne sont pas un cas isolé. Et c’est important d’en être conscient. Tout n’est pas rose ici, Tony en témoigne parfois de manière amère. La neige, le froid, la séparation les difficultés d’emploi l’ont entamés loin dans sa motivation. Et même si il est aujourd’hui intégré, épanoui et heureux, il se souviendra de ces épreuves qui l’ont rendu plus fort.

 

Je termine ce premier post de l'année en vous renouvellant mes voeux les plus sincères. 

Par Yann - Publié dans : JOURNAL
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 19:46

 

Calgary skyline cloudy 2004-08-30

Après avoir lu le récit de mon installation et de mes démarches pour obtenir la résidence, un lecteur du blog m’a demandé si après coup, je le referais. 

La réponse est oui, oui et oui.

M’installer à Montréal a été un tournant dans ma vie sur tous les plans et si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.  Quoique je ne regrette rien, il y’a néanmoins certaines choses, que je ferais différemment avec un peu de recul:

On se souvient, que je ne me suis installe a Montréal 8 mois après avoir validé ma résidence. N’ayant pas d’adresse Canadienne au moment de la validation, je n’ai pas pu me faire envoyer la carte de résident tout de suite.

La carte de RP étant le seul document accepté pour renter au Canada, j’ai du demander un titre de voyage à $50 et refaire une demande de carte à $50 lors de mon retour a Montréal.

Outre les frais, c’est des démarches supplémentaires dont je me serais bien passé, et que j’aurais pu éviter tout simplement en donnant l’adresse d’amis au Canada au moment de valider ma résidence.

La carte de Résident m’y aurait été envoyée gratuitement et automatiquement sous 3 mois.

J’aurais également demande un titre de voyage à entrées multiples, qui m’aurait permis de sortir du pays et surtout d’y rentrer avant de recevoir ma carte de résident.

A mon arrivée, j’avais loué une chambre au Marriott pendant une semaine avant de signer mon premier bail. Avec un peu de réflexion, je chercherais plutôt une colocation avec des Québécois au moins pour les premiers mois.

Au delà de réduire les couts engendres par un loyer seul, cela aurait agrandi mon réseau social et intègré à la culture locale plus rapidement. Signer un bail, meubler un appartement de la petite cuiller au rideau de douche représente beaucoup de frais et de tracas.

J’ai tout de même apprécié mon indépendance, et d’avoir pu meubler et décorer à mon gout.

Nous avons atterris le samedi, et j’achetais ma voiture le lundi matin. Montréal, c’est comme Paris. On n’a pas besoin de voiture !!! Ca en devient même très rapidement un fardeau quand il faut se stationner, ou être pogné dans le trafic pendant des heures. Conduire à Montréal est une expérience traumatisante même pour un parisien averti et féroce.

Les frais reliés à un véhicule montent très vite également : Taxe au pourcentage sur le montant d’achat, immatriculation, permis de conduire, assurance, le gas, pneux d’hiver obligatoires, garage souterrain…

Avoir une voiture aura quand même été bénéfique pour beaucoup de choses.

J’ai par exemple pu trouver un emploi en dehors du centre ville, mais aussi explorer le Québec a mon gré. Je connais désormais très bien la grande région de Montréal me déplaçant toutes les semaines sur les 2 rives, lorsque la plupart de mes amis peuvent compter leurs sorties de l’ile de Montréal en un an et demi, tributaires des transports.

Nous sommes arrivés au mois de Juin. L’école se termine, les étudiants travaillent à plein temps, les vacances de la construction approchent, l’emploi fonctionne au ralenti. Beaucoup d’employeurs avouent même ne pas vraiment recruter pendant l’été. Avoir su, je ne serais peut être pas arrive au début de l’été.

Le dernier point n’est en aucun cas un conseil aux futurs immigrants mais bien seulement ma préférence personnelle et n’engage que moi. N’y voyez aucune intention de lancer un débat. J’avais très envie de vivre au Canada. Et je me suis installé au Québec…

Passionné d’histoire, je me suis longuement attardé sur l’histoire Québécoise, depuis mon arrivée a Montréal. Je suis admiratif et très respectueux de ce peuple et comprend les ressentis qui peuvent subsister par rapport au Fédéralisme Canadien. Mais je n’avais pas mesuré la différence culturelle et identitaire de la Belle Province  par rapport au ROC avant d’y vivre. J’aime le Québec. Mais ce que je préfère au Québec, c’est son aspect Canadien.

Il en faut pour tous les gouts et je n’essaye d’influencer personne. Vouloir le Canada et m’installer au Québec n’a peut être pas été ma décision la plus lucide. Avec du recul, je serais allé dans l’ouest tout de suite.

Avec des si, on refait le monde. On peut toujours mieux faire, si on avait su. Oui mais on ne savait pas a ce moment la. On peut s’informer, se documenter, il y’a toujours des impondérables qu’on ne peut prévoir avant de les vivre. Le monde fait comme il peut avec ce qu’il a. Je ne regrette rien de mes erreurs, c’est ce qui fait que chaque parcours est unique.

 

 

Par Yann - Publié dans : BILLETS
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