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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 05:29

plein-emploi

Je réalise ne pas encore avoir abordé un thème pourtant essentiel dans toute immigration : L’EMPLOI

 

Trouver un emploi est évidemment une étape obligatoire lorsqu’on arrive dans un nouveau pays et c’est  aussi loin d’être la plus facile.

Il y’a ce qu’on entends, ce qu’on lit, l’idée qu’on se fait du marché de l’emploi Quebecois avant d’arriver et la réalité telle qu’on la trouve lorsqu’on passe ses journées à arpenter les rues avec des CV à la main.

 

Le marché de l’emploi Quebecois est différent, c’est indéniable. La manière de se vendre, le CV, contacts…tout est différent.

Plus dynamique, nord Américain, pourtant on découvre rapidement que ce n’est pas forcement qu’un avantage.

 

Je suis arrive à Montréal en Juin. Travaillant pour la chaine Marriott à Paris, une sorte de transfert intra compagnie avait été arrangé. Apres quelques jours seulement, je me suis rendu compte que le poste ne me convenait pas du tout, je décide de quitter et me voila à la recherche d’un emploi en pleine installation.

 

Diplôme de l’Ecole de Paris des Métiers de la table, et travaillant dans l’hôtellerie restauration depuis une dizaine d’année, j’espère trouver un emploi rapidement.

Pourtant, en cette période pré-estivale, la plupart des étudiants sont en vacances et travaillent à plein temps.

De plus, avec les vacances de la construction, l’activité ralentit énormément, et les employeurs recherchent donc encore moins. La plupart des grosses entreprises avouent même attendre la rentrée pour reprendre leur recrutement.

 

Habitant en banlieue dans l’ouest de l’ile de Montréal, j’ai concentré mes recherches dans mon secteur, voulant à tout prix éviter le trafic épouvantable quotidien.

A 10 Min de Guy Concordia sans trafic, cela peut prendre jusqu'à 45 min quand Decarie se transforme en parking. La banlieue ayant moins de restaurants et d’hôtels qu’au centre mes possibilités étaient également diminuées.

 

Autant de facteurs, qui ne m’ont pas rendu la tache aussi facile que prévu.

Me voila donc rendu CV à la main, à démarcher les Capsule sportives, Firegrill…..et tout ce qui se trouvait sur mon chemin.

Ne trouvant pas après plusieurs jours, je commence à écumer les centres d’achat, magasins de sport, de vêtements.

Avant de finalement trouver un restaurant italien qui  accepte de me donner qq heures.

Le gérant vient de Nice, Il est clair avec moi, il n’a pas besoin de moi. L’activité est très calme, tous ses étudiants travaillent à plein temps. Mais mon CV Français lui plait, bon contact et il me promet de m’appeler.

Alors oui, après avoir travaille à la Tour d’argent, chez Guy Savoy et avec Alain ducasse et Robuchon, on s’entends, c’est pas la même affaire !

Quelques heures ici et la, souvent appelé le matin même, à servir les tables dont personne ne veut n’est pas le plus gratifiant.

 

Mais c’est bien la toute la clé. Nous autres, maudits Français ou arrivants de tous horizons, arrivons souvent avec une estime très haute de nous même. On faisait ci ca, avant de venir au Quebec, on gérait telle équipe, on avait telle position. On assume qu’on mérite tel poste.

Pourtant quand on arrive ici, ben ne l’oublions pas ! ON EST PLUS CHEZ NOUS !! Et notre profil professionnel qu’on trouve si attractif peut paraitre fade quand on se prend 3 refus dans la journée.

Le professionnalisme et le sérieux Européen peut paraitre coincé et pas assez amical.

Je suis complètement bilingue ce qui s’est toujours révélé être un atout énorme en France.

A Montréal, on est déçu de savoir que tu n’es pas trilingue ou plus.

 

Apres avoir passé 2 entretiens j’ai finalement eu la chance de trouver un emploi dans un hôtel 4 étoiles à 7 minutes de chez moi.  L’ambiance y est relax mais extrêmement dynamique et professionnelle, les avantages nombreux, la couverture médicale excellente et totale (dents et yeux inclus) et la paye vraiment bonne. La compagnie fait également partir des 50 meilleurs employeurs au Canada.

J’ai donc eu la chance de trouver un poste parfaitement dans mon domaine des relations clientèles et m’y plait beaucoup. A l’heure ou j’écris ces lignes, ma période de probation est terminée et j’ai déjà été augmenté et m’épanouis complètement.

 

Je ne travaille plus au restaurant Italien mais en garde un excellent souvenir. Cela m’aura permis de payer mes premières factures mais également de rencontrer des gens.

Je repense en souriant à ces premières semaines d’installation qui sont souvent tellement couteuses. L’achat de la voiture, les premiers loyers, meubler l’appartement, avoir tout à acheter, voir ses économies diminuer.

 

C’est dans ces moments la qu’on prend une leçon d’humilité et qu’on est prêt a faire n’importe quoi. Donne moi quelques heures ici, quelques heures la bas, c’est de l’argent qui rentre. Quand on a des factures à payer on ne  se dit pas, « oui moi en France j’étais responsable de ci ou ca. » On essuie la table et on se dépêche en espérant que les clients mangent vite pour pouvoir en prendre d’autres !

 

Il parait que trouver un emploi dans son domaine prends environ 6 mois en moyenne.

On entend des histoires pas croyables de docteurs des pays de l’est ou maghrébins qui se retrouvent chauffeurs de taxis car on ne reconnait pas leurs diplômes. Etre ambitieux et conquérant à toujours été ma ligne de conduite. Pourtant, il ne faut pas toujours espérer trouver le statut qu’on avait dans notre pays d’origine tout de suite. Retourner en bas de l’échelle n’est pas une étape systématique, mais bien possible dans certains cas.

 

Même si on ne trouve pas dans son domaine tout de suite, il ne faut pas hésiter à prendre 2, 3 boulots pas du tout dans notre domaine, c’est toujours mieux que de rester chez soi à se lamenter. Il n’ya rien de rabaissant. Ce qui est rabaissant, c’est de se croire trop beau pour faire des petits boulots.

 

Bien plus que l’aspect financier évident, trouver un emploi ouvre les portes à toute une vie sociale. Rencontrer des gens, des locaux, voir une manière différente de travailler, de gérer.

L’ambiance est plus détendue, relax. Tout le monde se tutoie, on parle de la game de hockey avec le directeur général. Mais ne nous y trompons pas. Le professionnalisme est redoutable et l’efficacité obligatoire. On peut décrocher un emploi en 1 jour mais également se faire virer en 1heure.

 

On dit que 80% des emplois ne sont jamais postés mais sont décrochés grâce à des connaissances, à ce fameux réseau social si important lorsqu’on arrive dans un nouveau pays.

 

Le manque d’expérience nord Américaine est souvent un facteur défavorable et l’anglais, quoiqu’on soit au Quebec est obligatoire surtout si on travaille en contact avec de la clientèle ou dans les services.

 

Décrocher mon emploi aura pris un mois et demi. Je m’en sors donc pas mal et je suis évidemment très reconnaissant. Je peux dire avec assurance que mon intégration est réussie en majorité grâce à cet emploi, qui me permets de bien gagner ma vie, de rencontrer des gens et de bénéficier d’une bonne assurance médicale. (la RAMQ oubliez ca)

 

Pour vous donner un autre aperçu, Demba qui est la en PVT a trouvé un emploi en tant que serveur dans un des meilleurs restaurants de Montréal. Travaillant à plein temps, il a doublé son salaire parisien. (2600 $ /mois) Le travail est y dur mais il s’y plait et compte renouveler son visa pour 18 mois avec eux.

 

Tony, diplômé d’école de commerce et fort de toute son expérience n’a pas encore trouvé dans son domaine. Voila presque 4 mois qu’il envoie des CV tous les jours, se démène, suis des formations, des réunions d’informations, passe des entretiens, adapte son CV aux normes Quebecoises. Il est irréprochable dans sa recherche mais le marche s’avère bcp moins dynamique qu’il ne l’espérait.

En attendant, il a trouve un petit emploi qui ne lui plait pas du tout.

Nous sommes confiants et savons qu’il va trouver prochainement.

 

Il y’a du travail et des opportunités énormes au Quebec. Néanmoins, il faut prendre son temps et être prêt à revoir ses ambitions à la baisse en attendant de trouver un poste dans notre domaine.

 

EMPLOI~1

A SAVOIR :

 

Paye toutes les 2 semaines le jeudi ( la plupart du temps)

Paye à L’heure

Salaire moyen pour un petit job : 10$/heure

80% des emplois s’obtiennent par réseautage

Les payes de cadres peuvent monter très vite. (40K +)

 

http://emploiquebec.net/index.asp

 

CITATION DU JOUR (entendue à la radio)

 

« Le chômage augmente au Quebec en raison d’un plus grand nombre de demandeurs d’emploi. » Ca c’est de l’information !!!

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commentaires

Aktionjob 13/06/2014 10:48

Bonjour
je penses bien que le travail à montréal présente parfois de difficultés en matière de recherche et d'embauche,

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  • : IMMIGRATION CANADA: De Paris à Montréal, vivez l'installation d'un jeune Français au Canada. Récits, démarches, infos, nombreuses photos
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