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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:36

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Article paru dans La Presse

http://affaires.lapresse.ca/pme/201410/29/01-4813691-entrepreneuriat-un-cancre-nomme-montreal.php

Quel serait le pire endroit au Canada pour démarrer ou faire croître une entreprise?

Cette année, c'est Montréal, selon la septième édition du classement général des villes mesuré par l'indice entrepreneurial développé par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI). La ville dont le maire veut qu'elle soit intelligente se classe 121e sur 121. L'an dernier, c'est Cornwall qui figurait en queue de peloton.

L'indice est calculé en mesurant 14 indicateurs regroupés en 3 catégories: la présence, qui représente l'importance et la croissance de l'entrepreneuriat et qui vaut un maximum de 25 points; les perspectives, qui jaugent l'optimisme et les plans de croissance et qui rapportent un maximum de 35 points; enfin, les politiques, qui évaluent les mesures prises par les administrations en matière d'imposition et de réglementation des entreprises et qui valent jusqu'à 40 points.

Piètre score de Montréal

Montréal ne récolte que 37,2 points, soit 12,6 points pour la présence, 12,3 points pour les perspectives et autant pour les politiques. Ce piètre score représente une baisse de 10,6 points par rapport à 2013.

À l'opposé, la banlieue de Calgary obtient 13,1, 23,1 et 34,6 points, ce qui la place au deuxième rang du classement général derrière Lloydminster, petite municipalité de quelque 20 000 habitants qui chevauche la frontière entre la Saskatchewan et l'Alberta.

Le classement met en lumière la solide performance des petites agglomérations pour stimuler l'entrepreneuriat. Seules les banlieues de Calgary et d'Edmonton ainsi que Regina se classent dans le top 10.

Si on ne considère que les agglomérations de moins de 150 000 personnes, on constate alors que le Québec figure au classement.

Si on inclut les trois grandes villes, cela place Thetford Mines et Saint-Georges au 11e et 12e rangs. Mentionnons que Rouyn-Noranda est 19e, Victoriaville, 23e, Rivière-du-Loup, 26e et la ville de Québec, 82e.

Des trois catégories d'indicateurs, c'est dans celle qui a trait aux perspectives que les villes québécoises font le mieux.

Les auteurs soulignent qu'un bon score reflète des systèmes d'impôt foncier moins déséquilibrés entre les secteurs résidentiel et non résidentiel.

Pour lire le classement complet: http://www.cfib-fcei.ca/cfib-documents/rr3337f.pdf

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CLASSEMENT DE QUELQUES GRANDES AGGLOMÉRATIONS

[Note sur 100 | Variation/2013]

Banlieue de Calgary : 70,8 | 3,2

Banlieue d'Edmonton : 68,1 | 3,9

Ville d'Edmonton : 60,7 | -0,2

Banlieue de Toronto : 9,7 | -4,7

Ville de Calgary : 59,1 | 4

Banlieue de Vancouver : 53,4 | -2,6

Banlieue de Montréal : 51,8 | -2,4

Ville de Québec : 50,1 | 3,7

Banlieue de Québec : 49 | -5,3

Ville de Vancouver : 48,1 | -2,7

Ville de Toronto : 6,4 | -3,2

Ville de Montréal : 37,2 | -10,6

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ILS ONT DIT...

«De façon générale, les grandes villes ne se classent pas en haut de ce classement, mais Vancouver (101e) et Toronto (110e) font mieux que Montréal. Il ne faut pas chercher longtemps pourquoi: le taux de taxation, la réglementation, les travaux qui n'en finissent pas de finir, tout ça ne favorise pas les affaires.» - Martine Hébert Vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

«À Montréal, l'entrepreneuriat ne fait pas partie de la culture des dirigeants. Le Conseil du patronat, la Chambre de commerce ne sont pas proactifs. Le maire Labeaume, à Québec, parle plus d'entrepreneuriat que le maire Coderre.» - Louis Jacques Filion Professeur titulaire, Chaire d'entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:28

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42 % : c’est là le maigre score obtenu par les Québécois à un test de connaissances générales à choix multiple réalisé par CROP à la demande de La Presse.

Comment appelle-t-on le XVIIIe siècle, qui a vu triompher la raison et le progrès sur l’obscurantisme et les superstitions ? Seulement 24 % des gens ont su répondre « les Lumières ».

Dans quelle ville l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche a-t-il été assassiné le 28 juin 1914 ? Même si la Première Guerre mondiale a eu 100 ans cette année et qu’on a abondamment parlé dans les médias de cet évènement qui en a été le prélude, seulement le quart des répondants savaient qu’il s’agissait de Sarajevo.

On pourra débattre pendant des heures de la pertinence des questions posées. Oui, il y avait des pièges. Non, le fait de ne pas connaître Arcade Fire n’est peut-être pas une tare majeure. Mais le plus grand océan ? Le père de la Révolution tranquille ? L’auteur de la théorie de l’évolution ?

« Ce coup de sonde a été fait avec un clin d’œil. On ne saurait prétendre avoir trouvé les 33 meilleures qui soient, mais le test a néanmoins été élaboré de façon sérieuse, avec l’aide d’un panel de gens très réputés dans leur domaine avec lesquels on a beaucoup débattu. »

— Youri Rivest, vice-président chez CROP

Qu’on se console : les Québécois ont majoritairement su répondre à certaines questions. Ainsi, 73 % des répondants étaient au courant que l’émeute de 1955 à Montréal est associée au nom de Maurice Richard. Sept répondants sur dix ont aussi su dire que la laïcité désigne la séparation de l’Église et de l’État (on en a tellement parlé !).

Si 72 % des gens ont été capables de répondre que Nelson Mandela a combattu l’apartheid (et non le communisme, par exemple), ce total cache cependant un fait assez préoccupant : seulement 47 % des gens de 18 à 34 ans le savaient, comparativement à 89 % des répondants de 55 ans et plus, qui ont sauvé l’honneur.

LES PLUS FORTS

Qui a le mieux réussi le test ? Ce qui est le plus déterminant, sans surprise, c’est la scolarité. Ensuite, puisqu’il faut bien le dire, c’est le fait… d’être un homme. Les hommes ont obtenu 48 %, comparativement à 37 % pour les femmes. Et heureusement qu’il y avait des répondantes plus âgées, « parce que ce sont elles qui ont sauvé les filles », signale Youri Rivest, de CROP.

Parmi les autres résultats qui frappent M. Rivest, il y a le fait que les non-francophones en savent beaucoup plus sur les questions internationales que les francophones. Les non-francophones, eux, « bloquent dès que les questions portent sur le Québec ».

Ainsi: 

– 80 % des francophones ont bien répondu Maurice Richard à la question des émeutes de 1955, pour seulement 43 % des non-francophones ;

 – 73 % des francophones ont répondu que Kébec signifie « là où le fleuve se rétrécit », comparativement à 52 % des non-francophones ;

 –  À l’inverse, 67 % des non-francophones savaient que le groupe qui contrôle la Syrie et le nord de l’Irak s’appelle État islamique, contre seulement 46 % des francophones.

Autre différence significative : les plus jeunes ont été plus nombreux à identifier correctement la planète la plus éloignée du Soleil : 24 % des gens de 18 à 34 ans ont répondu Neptune, alors que c’est seulement le cas de 9 % des 55 ans et plus. Ceux-ci, après tout, se sont fait dire jusqu’en 2006 que c’était Pluton (rétrogradée depuis au statut de simple planète naine).

En se penchant sur le score final, Youri Rivest se dit que les politiciens ont tout intérêt à ajuster leurs discours et leurs promesses en conséquence. « Quand un politicien annonce une deuxième révolution tranquille, il ne fera pas rêver grand monde si la moitié de la population ignore tout de la première. »

C’est aussi ce qui inquiète Normand Baillargeon, auteur de Liliane est au lycée – Est-il indispensable d’être cultivé ? qui a fait partie du panel ayant choisi les questions avec La Presse.

« Comment peut-on suivre l’actualité s’il nous manque autant de connaissances de base, si l’on ne sait pas, par exemple, ce qu’est une récession ? »

— Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal, chroniqueur et auteur

Se pourrait-il que la maigre culture générale des Québécois soit un terreau particulièrement fertile au discours populiste qui sévit de plus en plus ? se demande aussi M. Baillargeon.

Philosophe de formation, il a été consterné de constater que si peu de gens ont su dire quel philosophe, « tenu pour fondateur de la philosophie occidentale », est mort en buvant de la ciguë alors que l’indice contenu dans le libellé de la question était quand même assez énorme.

En même temps, M. Baillargeon ne manque pas de reconnaître qu’il a lui-même des carences, notamment en sport et en culture populaire.

« Je n’aurais pas eu 100 % à l’examen, admet-il sans détour. Pour le deuxième plus grand exportateur de pétrole après l’Arabie saoudite, j’aurais parié sur le Venezuela (alors que c’est la Russie) et je ne savais pas que Clara Hughes était la plus grande médaillée canadienne aux Jeux olympiques. »

« Il est certain que d’être cultivé, c’est un work-in-progress et non quelque chose d’achevé. »

L’IMPORTANCE D’UN « SOCLE COMMUN »

Louise Beaudoin, ex-ministre de la Culture, est convaincue qu’il est essentiel, même en cette ère de la surspécialisation, « d’avoir un socle commun de connaissances ».

« C’est quand même le paradoxe de la postmodernité. On a accès à toute la connaissance en un seul clic, mais on ne va pas la chercher », fait-elle observer, admettant pour sa part avoir des carences certaines en sciences.

On peut très bien comprendre que la personne qui n’a pas fini sa cinquième secondaire ait des connaissances limitées en histoire ou en politique, poursuit-elle. Mais que des universitaires aient mal répondu à tant de questions, cela la désole tout particulièrement.

« Ça s’est perdu dans les sables mouvants de la bureaucratie, mais rappelons-nous que le but premier de la grande réforme de l’éducation mise en place par le Parti québécois [en 2000] visait spécifiquement à rehausser le niveau de connaissances générales des Québécois… »

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 02:50
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Ce matin je suis allé le test de citoyenneté. Immigration Canada m’avait déjà envoyé une première invitation à la fin du mois de juillet mais mes vacances étant déjà réservées j’avais appelé le CIC pour les aviser de mon absence tel que recommandé sur l’invitation.

 PAS DISPONIBLE POUR MON EXAMEN DE CITOYENNETÉ

 

Au début du mois d’octobre, soit, environ 3 mois plus tard, j’ai donc reçu une « dernière convocation » à mon examen de citoyenneté. Apparemment, on n’avait pas pris note de mon appel car la lettre disait que j’avais manqué le premier examen sans avoir prévenu.

 

RÉVISIONS POUR LE TEST DE CITOYENNETÉ

 Au cours des derniers jours, j’ai lu le livre envoyé par le CIC et avais surligné plusieurs points. Passionné d’histoire, je dois avouer avoir eu beaucoup de plaisir à lire ce livre, qui retrace l’histoire du Canada dans son ensemble. On y retrouve qqn dates cruciales, des personnalités, et des faits marquants. 

J’ai aussi trouvé des tests en ligne gratuits, que j’ai fait à plusieurs reprises jusqu’à à obtenir 100% de manière constante. Alors oui, c’est vrai la plupart des questions sont logiques mais j’ai appris des choses, notamment des dates ou plus d’informations sur le système électoral et judiciaire. Donc conseil : oui, il vaut mieux lire le livre et faire qqn test en ligne. 

 

QUELS DOCUMENTS APPORTER A L'EXAMEN DE CITOYENNETÉ

L’invitation demandait d’apporter plusieurs documents dont ceux que j’avais joints à ma demande de citoyenneté. Je me suis dit Oh boy, est ce qu’ils parlent des 3 kg de papier que j’ai envoyé?!

Par précaution, j’ai tout pris, ne voulant pas encore retarder cette longue procédure pour un papier manquant.  

Mais la réponse est NON.  Les documents nécessaires sont les documents joints à la demande de citoyenneté INITIALE et non pas à la demande de renseignement complémentaires envoyés à plusieurs.  

Le Rendez-vous étant à 9 :30 downtown, je suis parti de chez moi à 8 :00, le Traffic Montréalais étant cauchemardesque. (Ca me prend 20 min en temps normal) 

Arrivé là-bas à 9 :17, je me stationne sur le parking juste en face pour $10. Maudit que les gardiens de parking sont caves! Malpolis, malcommodes et tellement agressifs.  

Je me trompe de porte, je rentre coté 1010 St Antoine alors que mon rdv est coté St Jacques.

Mannnn…Je fais le tour du bloc et me pointe à la bonne porte. Je présente ma convocation et vais dans la salle d’attente. Tout le monde est presque déjà la car je suis un des derniers arrivé. Mais inutile d’arriver 1h à l’avance… 

Une dame est arrivée et nous a conviés à entrer dans la salle en ligne en présentant notre convocation et notre carte RP. On nous fait asseoir par ordre d’arrivée sur des chaises minuscules avec une tablette.  

Des formulaires sont distribués et la dame donne ensuite les instructions. La première est de marquer son nom. Ça semble être un challenge pour plusieurs qui font répéter la question, et ou ca il faut que je marque mon nom, c’est tu bien ici mais quel nom je marque. OOoohhh boyyyy. Marque juste ton nom coliss! 

Les cahiers de test sont distribués, à l’envers et au Go, on commence le test.

Les questions sont différentes des tests en ligne que j’ai pu faire, mais en général plus faciles. Aucune question de date. La plupart sont du Common sense. Je doute sur une seule. 

Après moins de 5 minutes, j’ai fini le test et me lève. Je mets le cahier sur le bureau et me dirige vers une autre salle tel qu’instruit par la dame avant la séance. 

Plusieurs bureaux sont dans la pièce avec des inspecteurs qui étudient des dossiers. En face, plusieurs rangées de chaises. Je m’assois en attendant qu’on m’appelle. 

ENTRETIEN AVEC AGENT D'IMMIGRATION

 

Peu de temps après moi, un autre Monsieur sort de la salle d’examen. Des gens de la session d’avant sont encore en train de parler avec les agents.  J’entends une agente dire à un monsieur : oui je vous ai recherché en ligne et j’ai vu que votre entreprise est assez connue. Je suis surpris de voir que les inspecteurs étudient les dossiers si en détail.  

Finalement, un inspecteur m’appelle. Le dossier de 3kg que j’avais envoyé est sur son bureau.

Il me demande mes pièces d’identité et ma confirmation de résidence permanente. Il me pose ensuite plusieurs questions sur mon travail, sur mon lieu d’habitation. Je sens que plusieurs questions sont pièges, il me repose les mêmes, insiste parfois.  

Êtes-vous propriétaire? -Oui. Seul ou copropriétaire? –Seul. Personne n’a acheté avec vous? –Non.  

Des fausses pistes : vous avez habité a deux endroits en même temps au moment de l’achat je crois… ?-non, j’ai cessé mon bail et ai emménagé tout de suite.   (C’est ce que j’avais marqué sur mon dossier)

Il me demande une carte d’affaire, ce que je fais à mon travail, si je voyage beaucoup, ou? pourquoi? Il vérifie mes allers et retours sur le passeport et le relevé des douanes canadiennes.

Me pose des questions sur mes nationalités. Pourquoi j’ai deux passeports. Parce que j’ai deux nationalités. Oui mais pourquoi deux passeports. Il passe une bonne 5 minute la dessus. Je me sens coupable d’avoir deux passeports ce qui semble très mal vu et suspicieux pour lui… Je lui explique que je ne voyage que sur le Français.

Je me dis : « Eille vérifie donc colique, t’as l' relvé d' douanes canada dvant toé bazwell! » 

Il m’annonce ensuite que j’ai obtenu 19 sur 20 à mon test. En sachant qu’on a le droit à 5 erreurs, cela veut dire que je passe.

Il m’avise qu’on va étudier mon dossier et me convier a une cérémonie dans les 2 à 4 mois si tout est correct. 

Je range mes affaires et part. Il est 10 :40. Le tout aura été rapide. (L’examen en 5 min a aidé car je suis passé le premier avec l’inspecteur) 

 

UN GOUT AMER

L’entretien a été poli mais loin d’être cordial. Je me sens coupable mais je ne sais pas de quoi. Je me sens suspect de vouloir devenir Canadien. Il faut justifier de ma vie. Il s’engouffre dans la moindre hésitation.

Par exemple, j’ai hésité sur la date de mon mariage. Avant de me tromper carrément sur la date. ( 2 fois) (Ne le dites pas à ma femme) Tout de suite, il me fait répéter, questionne à l’affut… Come on man….T’as le certificat de mariage devant les yeux Ostie, j’vais quand meme pas inventer ça!

 Je l’avais lu sur d’autres blogs et ai ressenti la même chose. C’est dommage car ils ne réalisent pas que pour BCP c’est important cette procédure. On se réjouit, on est contents, on devient Français par naissance mais on choisit de devenir Canadiens. Et la démarche semble accusatrice, pénible, tu ressors assez mal à l’aise.

Bref, dans quelques temps, tout sera oublié mais à vous tous, mes amis bisounours et coumbaya, qui croyez que la belle nation Canadienne se réjouit tant de vous accueillir et vous offre des beignes au sirop d’érable pour vous souhaiter la Bienvenue, continuez a sucez votre pouce, car vous serez déçus!  

Le Canada n’est pas différent des autres pays. L’administration est longue, fastidieuse et pénible. J’ai réalisé en tous cas, que l’étude du dossier est bien plus qu’une formalité. Je n’aimerais pas être un contrevenant qui essaye de flouer la loi.  

Au moins ça permets de faire un tri. J’espère qu’ils sont tout aussi vigilants en France.... Yeah right...

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 20:21

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Je suis tombé sur ce commentaire par hasard sur une opage Facebook:

PAGE DU QUEBEC!!!! PIS LES FRANCAIS BEN TROUVER VOUS DES PAGE FRANCAISE ICI ON EST AU QUEBEC.... 

(On admire au passage l'orthographe magnifique, ne vous laissez pas surprendre c'est habituel)

On parle souvent de la fameuse qualité de vie au Québec. Pour ma part, je trouve plutôt difficile de vous décrire la réalité.

Par quoi commencer ?

Par les automobilistes qui vous coupent la route a longueur de journée, le manque de courtoisie et de politesse perpetuel, ou les regards  «  Criss ton camp d’icitte » 

J’ai toujours été une personne civique et amicale mais n’ai jamais eu autant d’altercation que depuis mon arrivée au Quebec. Conduire a Montreal est simplement une epreuve du combattant, ou couper la voie aux autres ou bloquer touite la circulation en roulant a 80 dans la ligne de gauche est normal, par contre, le clignotant, l’angle mort sont inconnues au bataillon.

Je n’ai JAMAIS vu des aussi mauvais conducteurs qu’ici, autant agressifs, et dangereux qu’ici. Les cas de rage au volant sont extremement courants, au mepris de toutes regles de securité, de bon sens et surtout de la securite des autres. 

 

Les autres justement, ici, personne ne s’en soucie. L’attitude generale des gens est plutôt MOI MOI MOI MOI. Une dame bloque toute une alle a l’epicerie avec son gros caddie et vous regarde comme la peste quand vous lui demander « pardon » pour passer.

Tenez la porte aux gens derriere vous et regarder les passer sans meme vous regarder.

N’essayez pas de laisser qqun passer a une intersection, car il ne comprendra pas et vous engueulera car vous ne circulez pas. Svp, merci, bonne journée, sont des mots souvent oubliés au Quebec.  

 

Les regards… ces fameux regards, partout ou je vais. Ces gens qui se retournent lorsque je rentre dans une piece, qui chuchotent discretement a leur conjoint pour leur signaler la presence d’un « diffewent »

Ces gens qui vous devisagent de la tete aux pieds quand vous passez. Ces gens qui qui ne disent rien, mais qui vous crie avec leurs yeux : CRISS TON CAMP DCHEZ MOI, (traduction, degage de chez moi) 

 

Evidemment que ce n’est pas tous. Mais les gens normaux ne font pas le contre poid face a la majorite qui vous mitraille des yeux jour apres jour. 

 

Ce n’est pas visé contre une ethnie ou une culture en particulier mais plutôt contre tous ceux qui sont differents ; Musulmans, bien evidemment, sont les ennemis numero un. Les noirs font sursauter les gens en region. Les anglos ne sont pas bienvenus.

Amis Français « blancs », les gens ne se retourneront pas autant car la difference ne saute pas aux yeux

(sauf quand vous portez les sacs a main pour hommes) mais demandez a mes parents et a mes amis parisiens en visite : On vous le fera sentir pareil : MAUDITS FRANÇAIS PAS BIENVENUS.

Ces reflexions sur tous ces Français qui viennent au Quebec, les petits commentaires sur la situation economique sociale en France, les gens qui vous devisagent quand ils entendent votre accent. 

 

Alors oui, vous trouverez tjs le temoignage d’une algerienne ou d’un haitien qui vivient heureux, epanouis et integrés au fin fond de la Gaspesie. COUMBAYA mes freres. COUMBAYA. Demandez a ces gens ce qui se passent, quand ils sortent de leur bled, ou tout le monde les connait, et se sont habitués a eux.

Bien evidemment que TOUS les Quebecois ne sont pas fachos. Mais je parle de cette majorité, qui ne vous connait pas et qui vous fait sentir comme un extra terrestre. 

 

Alors oui, vous lirez souvent sur les forums Bisounours, les paroles de Falardeau :

« [...] que tu sois blanc, noir, bleu, mauve, jaune avec des pitons, j'm'en sacre! Tout ce que je veux savoir, c'est si t'es de notre bord. Pis si t'es de notre bord, t'es mon frère [...] ». 

Belles paroles. Mais on oublie souvent la fin de la chanson adressée a ceux qui ne sont pas de son bord :  

 

« Sinon J’thais… » 

 

Le Canada est reconnu pour etre un pays acceuillant, ouvert et tolerant. Le cliché du Canadien est qqun de tres sympathique, qui s’excuse sans cesse et qui dit : Eh.

Le Quebecois est tres loin de ce cliché. 

D’Ailleurs, comme la plupart des points negatifs du Quebec, vous ne les trouverez qu’ici. Que ce soit, les taxes, la qualité des routes et des infrastructures, la tolerance, l’harmonie. 

 

A vous qui me dites de Dégagez si je suis pas content: Bless your heart, vous avez raison et c'est ce que je fais. Mais je tiens a dire aux gens la réalité derriere les belles brochures d'immigration Quebec.


Aigri? je suis pas aigri. J’aime le Canada et ne regrette pas d’etre venu. Je vais rester au Canada et contribuer au succes de ce pays avec coeur et passion.

Mais si on m’avait dit tout ca avant de partir, j’aurais sauté la case Quebec et aurais évité bien des frustrations. 

  

Vous donner un temoignage vecu et reel, c’est ce que j’essaye de faire, qui, je l’espere, vous permettra de vous faire votre propre idée.

  
Le Quebec se depeuple année apres année. On fait donc appel a l'immigration. Pourtant Le Quebec est aussi la province qui perd le plus d'immigrants au profit des autres province.

Donc on vient en France nous chercher mais a l'arrivée c'est pas pareil. A vous de choisir, si vous voulez aller dans la province ou personne ne veut aller.


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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 04:43

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ARTICLE D'ANDRÉ DUBUC DANS LA PRESSE DU 11 JUILLET 2014

Après cinq années encourageantes, le déficit migratoire du Québec au profit des autres provinces s’est considérablement creusé en 2013. La province a perdu près de 13 000 habitants au profit principalement de l’Ontario et de l’Alberta.

Il s’agit du pire résultat depuis 2007. De 2008 à 2012, le Québec a perdu de 4000 à 10 000 personnes par année. Le déficit de 2013 s’apparente à celui de la deuxième moitié de la décennie 90, marquée par un chômage élevé.

« Si on regarde la série chronologique, des pertes de 4000 personnes comme il y en a eu dans les dernières années sont relativement rares, souligne Chantal Girard, démographe à l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). On a plutôt eu une moyenne de 10 000 dans les 20 et 30 dernières années. »

Les causes exactes de la détérioration du solde migratoire ne sont pas connues. Historiquement, les migrations d’une province à l’autre sont dictées par la situation économique.

« Souvent, il y a au moins une autre province qui va mieux économiquement que le Québec et c’est cette province qui attire les travailleurs. »

En 2013, ceux qui ont quitté le Québec sont allés en Ontario et en Alberta. Le déficit avec l’Alberta (- 5076) est l’un des plus importants depuis le boom pétrolier de la fin des années 70.

Au net, le solde migratoire total reste en positif (+ 33 300 personnes) parce que le Québec accueille plus de personnes de l’étranger qu’il n’en perd. Par exemple, selon les données provisoires, la province a reçu 52 000 immigrants en 2013, alors que seulement 6100 Québécois ont quitté le Canada.

N’empêche, l’augmentation du déficit dans les migrations interprovinciales n’est pas sans conséquence. Elle freine la croissance de la population québécoise et accentue son vieillissement puisque le gros des migrants est âgé de moins de 40 ans.

Des départs significatifs ont aussi un impact sur la situation du logement.

MOUVEMENTS DE POPULATION AU QUÉBEC EN 2013

Solde des migrations internationales : + 45 900

Solde des migrations interprovinciales : - 13 000

Source : ISQ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 22:32

BienvenueQuebec-300x200

 

 

Si je vous demandais quelle est votre image du Québec, vous me répondriez surement : Des grands espaces vierges, des gens authentiques et sympathiques, une qualité de vie extraordinaire.  

Effectivement, en tant que Français, nous avons souvent une vision idyllique du Québec:

Les Québécois nous font sourire avec leur accent, et nous les prenons souvent un peu de haut avec cette arrogance si Française, mais au fond, on les aime et les Français ont une image très positive du Québec. 

Preuve en est, un nombre croissant de Français arrive au Québec chaque jour, des rêves plein la tête et des illusions pleins les yeux.

Ce sujet a été maintes fois abordé et loin de moi l’idée de vouloir briser le mythe. Mais je voudrais, par cet article, vous donner mon ressenti basé sur mon expérience personnelle.

ETRE FRANÇAIS AU QUEBEC N’EST PAS UN ATOUT : en fait au contraire, je dirais presque que c’est un inconvénient.

On croit a tort que l’image de la France a l’international est excellente (pas comme les ricains…) FAUX ! J’ai voyagé et vécu dans plusieurs pays, et l’image des Français est celle de gros beauf râleurs, arrogants, supérieurs, à l’hygiène douteuse.

A en croire Expedia, les Français sont même perçus comme les pires touristes au monde !

Au Québec, cette image est accentuée par divers ressentiments envers la mère patrie : Je ne parle pas forcement d’histoire, que les Québécois maitrisent pour la plupart très mal, mais plutôt d’un complexe d’infériorité certain : 

A l’instar des anciennes colonies africaines, on suit l’actualité française de près au Québec : élections, évènements majeurs, faits divers.

Vous trouvez ça normal ?

La majorité des Français n’a aucune idée du nom du premier ministre du Québec ou à quand remonte la dernière élection provinciale, alors que les européennes, ou les violences suivants la victoire de l’Algérie ont été grandement commentées dans les journaux Québécois.

 J’y vois une dépendance, ou du moins un intérêt privilégié pour la France, qui n’a pas lieu d’être lorsqu’on est un pays développé fort et autonome.

Exemple : Les Américains ou les Danois n’en ont rien à secouer de l’actualité Française !!!

Autre Illustration d’un complexe envers les cousins de France à qui on essaye parfois de ressembler mais que l’on ne peut pas supporter.

Les journaux Québécois se font un plaisir de souligner le manque d’intégration dans les banlieues Françaises, ou de souligner à quel point les équipes rencontrées par la France étaient faibles suite à son passage en phase finale de la coupe du monde.

La Télé Québécoise aime répéter que les Français arrivent à Montréal par avions entiers, dû au manque d’emploi criant et à la situation économique critique en France.

On aime souligner les milliers de Français qui viennent étudier au Québec, profitant des échanges bilatéraux qui leur garantissent les mêmes prix que les Québécois. (Les Canadiens autre que Québécois paient plus cher pour étudier au Québec que les Français)

Seul hic, 4 étudiants français viennent étudier que Québec pour un 1 Québécois en France…

On s’insurge alors, évoquant le manque à gagner terrible pour l’éducation Québécoise qui forme des Français qui plus tard, s’en iront dans d’autres provinces…

Un Français s’est fait déporté ou refusé un visa et ça fait les grandes lignes dans la Presse.

Les Québécois sont très critiques de notre pratique du Français, trop anglicisé à leur gout : par contre, ça ne les dérange absolument pas de céduler qqn ou de changer les brakes sur son char !

Bref, on semble prendre un malin plaisir à souligner ce qui ne va pas en France comme pour dire : Ah ben vous voyez, vous n’êtes pas tant mieux que nous après tout.

Alors, lorsqu’on rencontre des Français au Québec, on veut à tout prix, leur montrer qu’ici : on est maitres chez nous ! 

Au niveau du travail, là encore : Etre Français est un désavantage :

Le temps ou les Français accédaient automatiquement à des postes à responsabilités est révolu. Aujourd’hui, si on n’a pas d’expérience Canadienne, ou si on est trop « européen » on ne sera pas considéré pour un poste. 

On a peur du Français chiant qui va venir râler et nous plomber l’ambiance en nous répétant qu’en France, on ne fait pas ça comme ça. Qui va élever la voix lorsqu’il est frustré et nous dit bonjour comme si de rien était le lendemain. 

Dans les rapports avec les gens, on essaye souvent de vous montrer qu’ici : c’est vous qui avez l’accent, c’est vous qui parlez bizarre. L’accueil des gens sympathiques envers les touristes, oui ! Mais ne vous attendez pas à avoir les bras ouverts car vous êtes Français. 

A contrario, lors de notre passage à Paris avec ma femme, les gens étaient extrêmement sympathiques et intéressés dès qu’ils entendaient son accent Québécois. On lui posait des questions, on lui disait à quel point on aimait le Québec.

NE VOUS ATTENDEZ PAS A LA MEME CHOSE ICI !!!! 

Les Québécois n’ont pas seulement du ressenti envers les Français. Ils sont très inquiets devant l’arrivée croissante d’immigrants et sont déterminés à ne pas se laisser contaminer. 

LES QUEBECOIS SONT ILS RACISTES ? Pas plus qu’ailleurs.

Mais je n’ai jamais eu autant de regards et d’attitudes négatives à mon égard qu’au Québec. Que ce soit à l’épicerie, au centre d’achat, en allant chercher le petit a l’école, toujours ces regards noirs, ces tons secs. Au bout d’un moment ça use. Ça use d’arriver à l’aréna pour une pratique de hockey et d’appréhender le regard des autres parents, les blagues déplacées, les questions tordues, les préjugés débiles. 

Lors de notre visite au Lac St Jean, les gens sortaient des commerces pour venir me regarder alors que je mangeais une glace sur une terrasse. Et je suis asiatique à l’accent Français ! Imaginer la marocaine en voile, ou l’hindou allophone ? 

Sur La rive nord ou nous habitons, 47% de francophones se sentent culturellement menacés par les immigrants, contre 43% sur la rive sud et 41% pour les régions éloignées.

Montréal, plus multiculturelle obtient 37%. 

A vous tous, mes amis Français d’origine étrangère, ou à vous amis Africains et maghrébins : vous qui pensez que le Québec est tolérant, pas comme cette raciste de France Le peniste :

Je ne me suis jamais autant senti mal à l’aise qu’au Québec!

Certaines personnes m’ignorent tout simplement à des comptoirs d’information comme si je n’étais pas là. Et lorsque je demande de l’aide, on me répond sur un ton qui ne laisse aucun doute sur leur état d’esprit. 

Le Coumbaya du Québec tolérant et accueillant envers tous, c’est sur les affiches dans le métro parisien mais la réalité est toute autre.

Amis musulmans, pour vous c’est encore pire. Les Québécois sont complètement dans l’ignorance par rapport à l’islam et n’ont par exemple aucune idée de ce qu’est le Ramadan. En France, le pays entier coopère avec vous, pour vous accommoder. Ici on vous proposera une côte de porc à l’heure du midi.  

Je pourrais vous parler aussi de la conduite chaotique sur les routes Montréalaises, ou on vous coupe, ou bloque à longueurs de journée.

Il y’a quelques semaines, un camionneur s’est arrêté en plein milieu de la route pour venir taper sur ma voiture.

Quelqu’un voit que vous voulez passer, il va accélérer pour vous bloquer.

Il est difficile de décrire le manque de courtoisie et la méchanceté des gens. J’ai conduit plusieurs années à Paris et n’est jamais vu ça.

 Les rapports avec les gens sont très conflictuels. Les Québécois sont prompts à faire valoir leurs droits. J’ai été mêlé à plusieurs altercations depuis mon arrivée au Québec, une grande première dans ma vie.

Ceux qui me connaissent savent que je me laisse ne pas faire mais que je n’irai jamais chercher des ennuis. 

Ecoutez, c’est simple, de mon expérience, partout le manque de courtoisie, de politesse et de classe est criant. Nous étions au cinéma et une famille devant nous échangeait des commentaires graveleux avec leurs enfants avant de carrément péter pendant le film.

Nous avons récemment dû faire appel à un contracteur pour changer notre cheminée et la compagnie, pourtant de renom, nous a extrêmement déçu par son manque de courtoisie. Il a fallu argumenter et négocier pour tout. Aucunes excuses, aucun service à la clientèle.

Il n’est pas rare d’appeler une compagnie pour obtenir un service et de sentir que l’on dérange, que l’on n’est pas disponible, que l’on ne peut pas. Je fais affaire à plusieurs contracteurs de par mon travail et il faut sans cesse courir derrière les gens pour avoir un service. Je suis absolument sidéré de voir à quel point les gens ne veulent PAS travailler !! Tu les appelle pour leur donner de l’argent et ils te considèrent comme un chien !

A McDonald, ou nous mangeons une fois par semaine avec le petit, il est très rare qu’on nous dise bonjour. Mais plutôt « Oui ? » En hochant le menton. Apres avoir commandé, on te demande le montant d’un ton sec sans svp ni merci.

Tenez la porte à quelqu’un et il passera sans même se retourner !

Au contraire, arrivez avec des courses dans les mains et vous pouvez mourir avant qu’on vous ouvre la porte. 

Au quotidien, ce genre de relations avec les gens devient extrêmement lourd et ce n’est pas le genre d’environnement dans lequel je souhaite élever ma famille. 

Certains me diront que c’est partout : c’est vrai. Il y’a des malpolis et des gens malcommodes partout.

Par ailleurs, il est évident que les Québécois ne sont pas tous de même. Je côtoie des Québécois absolument charmants, polis et éduqués. 

Mais je pense honnête de dire que de mon expérience, ils sont malheureusement une minorité, par rapport à la généralité du Québécois moyen. 

Chacun vit ses expériences personnelles et voit les choses différemment. Mon expérience personnelle au Québec est de plus en plus difficile et je suis pressé de partir. Là encore, les Québécois sont très fiers de leur province et ont du mal à concevoir qu’on puisse vouloir vivre ailleurs.  

Bref, au Québec comme partout, on aime ou on part. Moi je pars et sans regrets.

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 02:37

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Au goût du jour. Planchers de bois francmoulures au plafond, foyer électrique LED (Mai 2014), armoires en bois, belle finition.

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UN COUP DE CŒUR ASSURÉ! Une opportunité à ne pas manquer!

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 02:49

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Article de Marie Claude Lortie dans le journal La Presse

Au début du mois prochain, sur les pas de New York et de Los Angeles, Toronto commencera à distribuer des préservatifs gratuitement dans les bars, gymnases, clubs et cliniques de la ville. Pourquoi? Parce que quand c'est gratuit, croit la Santé publique, on s'en sert plus.

Qui a dit que Toronto était pudique?

Pour les activités de la World Pride, événement célébrant la diversité sexuelle qui a lieu du 20 au 29 juin au coeur de la métropole ontarienne, la Ville invite les couples gais du monde entier à venir se marier dans le cadre d'une immense cérémonie de mariage collectif.

Qui a dit que Toronto était straight ?

 

Allez marcher près de l'Art Gallery of Ontario et levez les yeux au ciel. Est-ce la façade de Frank Gehry que vous voyez ou, dans la rue voisine, l'immeuble sur pilotis multicolores signé Will Alsop de l'OCAD University, grande école d'art de design?

Qui a dit que Toronto était plate?

Et avez-vous goûté aux tapas de Bar Isabel, aux tacos de Seven Lives, avez-vous aperçu la vue totalement spectaculaire, du haut de l'immeuble Mies van der Rohe, du délicieux restaurant Canoe?

Qui a dit que Toronto était insipide?

La ville de Toronto est devenue ou est en train de devenir, comme on dit au pays de Justin Bieber, Feist, Jian Ghomeshi, Rachel McAdams et Atom Egoyan, pas mal hot.

Et elle bouge tellement par les temps qui courent, attire tellement de talents créatifs de partout au Canada, fait tant parler d'elle, autant en cinéma qu'en gastronomie ou qu'en arts visuels - vous connaissez la Power Plant Gallery? Êtes-vous allé voir Bowie ou Ai Weiwei à l'AGO? - qu'on devrait presque commencer à se demander: ma foi, est-ce que Toronto est en train de devenir plus cool que Montréal?

***

Il y a longtemps que Montréal a laissé à Toronto le rôle de leader économique du pays. Quelque part au début des années 80, cette évidence s'est imposée avec l'exode des sièges sociaux et du coeur financier du pays vers Bay Street et compagnie. Est-ce à cause de nos référendums, de la Voie maritime, du libre-échange ou de l'hégémonie mondiale américaine favorisant les villes anglophones? Je laisse les historiens et autres universitaires en juger.

Mais pendant combien de temps s'est-on consolé ici de s'être fait ainsi doubler, en arguant que d'un point de vue culturel, Montréal demeurait tellement plus vivant et plus intéressant, tellement plus charmant, agréable. Vous savez: notre «joie de vivre», nos rues festives en été, la convivialité de notre mode de vie, nos troupes de danse, de théâtre, nos musiciens, nos artistes, nos restaurants....

Pendant combien de temps s'est-on répété qu'au moins, à Montréal, on savait manger, on savait créer.

Est-ce encore vrai qu'on est «meilleurs» à cet égard?

Selon le ministère de la Culture ontarien, le secteur «créatif» ontarien, largement concentré à Toronto - on parle ici de tous les domaines de la culture, mais aussi de sphères aussi variées que l'architecture, le design, la pub, les jeux vidéo, etc. -, est maintenant plus important économiquement que le secteur énergétique et représente 70% du secteur automobile, coeur traditionnel de l'économie du sud de l'Ontario.

Citant Statistique Canada, le Ministère note que le secteur créatif croît plus rapidement que l'ensemble de l'économie.

Est-ce étonnant que de plus en plus de Québécois travaillant dans le secteur du cinéma, de la télé, de la pub - réalisateurs, monteurs, concepteurs, etc. - déménagent à Toronto? Et est-ce étonnant que tous ces «créatifs» qui convergent vers Toronto influencent un développement urbain qui cherche à être moderne et avant-gardiste, écolo? Je parle ici de réalités qui vont de l'aménagement audacieux de nouveaux espaces publics - on pense à la plage HtO du Québécois Claude Cormier - à l'ouverture au quotidien de restaurants très actuels, de boutiques destinées à une clientèle qui magasine aussi à Brooklyn ou Shoreditch et de galeries d'art audacieuses dans des quartiers en pleine transformation...

En d'autres mots, vous connaissez à Montréal un hôtel aussi interventionniste, culturellement, que le Drake? Ou un centre de développement durable à la Brickworks Evergreen?

***

On ne peut pas comparer des pommes et des oranges. Chaque ville a ses qualités. Et contrairement à certains collègues gastronomes ontariens, non, je ne crois pas qu'on est rendu à mieux manger à Toronto qu'à Montréal. Oui, il y a une diversité culturelle et donc culinaire remarquable - bonjour les bons currys et les bons dims sums -, mais Montréal continue de se défendre fort bien grâce à une histoire gourmande très profondément enracinée. Et Toronto a ses défauts. Je ne suis pas certaine, par exemple, que la construction massive de gratte-ciel résidentiels dans le sud de la ville soit le modèle de développement urbain dont on rêve tous. Les transports en communs pourraient être pas mal plus performants. Et qui est encore ce Rob Ford?

Mais Toronto bouge. Et la ville est vivante économiquement, notamment grâce à une population de plus en plus créative qui la pousse à être trippante. Les cravatés de Bay Street laissent place aux tatoués de Parkdale ou Leslieville. Et ils sont, je vous le dis, pas mal cool.

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:23

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Mon dernier article sur le Québec a suscité de nombreuses réactions et notre décision de quitter le Québec en a apparemment intrigué plus d’un.

Pourtant, notre décision n’a absolument rien d’exceptionnel ou d’isolé. Comme nous, de plus en plus de familles et de professionnels quittent la « pas si » belle province pour des cieux économiquement plus auspices. A tel point que de nombreux médias s’interressent a la question :

 La chaine CBC News Montréal a d’ailleurs publié un sondage révélant que la moitié de la population anglophone et allophone a considéré quitter la province. C’est également le cas pour 11% de francophone. 

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La majorité des répondants a indiqué que leur décision n’était pas motivée par des raisons linguistiques.

Les raisons principales invoquées sont les taxes, l’incertitude politique, l’emploi et l’économie.

En effet, le Québec aurait le potentiel pour etre un moteur économique du Canada aux cotés de l’Ontario mais ses résultats médiocres restent tres décevants.

L’Ontario est la premiere destination pour les gens quittant le Quebec, suivi par les USA et l’international.

 

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La chaine de radio 98.5 a également fait plusieurs débats sur ce phénomene croissant et soulignait que le Québec dépense des milliards pour son programme d’immigration mais a plus de difficultés a retenir ses immigrants et a les convaincre de s’établir dans la province a long terme que l’Ontario.

C'est la conclusion à laquelle arrive le chercheur Daniel Parent dans son étude sur le bilan migratoire qu'a connu le Québec depuis 30 ans.

Puisque le Québec dépend en grande partie de l'immigration pour contrer les graves problèmes démographiques qu'il connaît depuis les années 1960, le phénomène du départ des nouveaux arrivants pour les autres provinces du Canada est important.

La recherche conclut que le principal obstacle auquel les immigrants se butent au Québec est économique car ils décrochent moins facilement un emploi au Québec qu'en Ontario, même les plus scolarisés d'entre eux.

D'ailleurs, le taux de chômage des immigrants récemment arrivés est plus élevé au Québec qu'en Ontario, malgré le fait que les nouveaux arrivants soient généralement plus scolarisés que les Québécois de souche.

La possibilité de vivre l’Amérique en Français peut etre attrayante a de nombreux francophones, pourtant, cela n’enlevera pas la réalité économique et politique auxquels ils se confronteront sur place.

Basé sur mon expérience personnelle, mais aussi sur un constat flagrant largement diffusé par les médias locaux, je recommande a tous de bien considérer votre choix d’installation, car partir d’une province est toujours plus compliqué que de s’établir dans la bonne tout de suite.


Le Québec est une destination touristique de choix mais s’y établir a long terme, y avoir du succes et y etre totalement intégré reste un choix tres controversé, que je ne prendrai pas le pas de vous recommander.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 02:01

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Lorsque nous avions laissé Demba la dernière fois à la fin 2011, il venait de commencer ses 18 mois de visa jeune professionnel. Il avait déménagé dans un bel appartement sur les hauteurs du Mont Royal et comptait lancer sa RP rapidement après.

A la demande de beaucoup, je voulais vous donner quelques nouvelles.

Pour les autres, je vous invite à lire l’article « Bonne Année 2012 »

 Arrivé en PVT, Demba décrit sa première année comme une année de vacances.

Très social, Demba n’a pas tardé à se créer un grand cercle d’amis. Ayant décroché un bon emploi dans l’un des meilleurs restaurants de Montréal, Il n’a eu aucun mal à obtenir son visa jeune professionnel de 18 mois.

 

Plein d’optimisme, enchanté par sa première année à Montréal, Demba avait quitté la frénésie de Sainte Catherine pour emménager dans un plus grand appartement sur les hauteurs du Mont Royal.

Nouveaux meubles, achat d’une belle voiture, vie sociale très occupée, Demba continuait de surfer sur le succès et concrétisait, une à une, les opportunités que le Québec lui offrait.

 

Très rapidement après avoir obtenu son jeune professionnel, nous entamons les démarches pour la RP. Le dossier est rempli, l’argent prêt à être viré, tout semble être une formalité. Il ne manque que quelques papiers restés en France à faire envoyer afin de joindre au dossier.

 

Nous recevons les papiers seulement 6 mois plus tard suite à plusieurs complications.

Nous voulons réimprimer la demande RP en ligne afin de mettre les dates à jour mais nous apercevons avec surprise qu’un test de Français est désormais exigé.

Nous appelons mais les seules disponibilités ne sont que 3 mois plus tard…

Vivant sur place, nous ne consultions plus les forums et n’étions vraiment pas au courant des changements.

 

3 mois plus tard donc, après avoir vérifié que Demba savait lire, écrire et parler sa langue maternelle, ses résultats lui sont envoyés  mois après le test.

Entre temps, les frais de demande RP ont également augmentés.

Le dossier est complété et envoyé.

 

2 mois plus tard, le dossier nous est retourné. Il manque apparemment des certificats de travail à Paris. Nous contactons Paris pour faire envoyer une attestation de travail, ce qui semble être une requête bien compliquée pour les ressources humaines.

Bref on renvoie finalement le dossier. Nous ne recevons pas d’accusé de réception.

L’attente, l’attente, les semaines et les mois passent…un peu trop.

 

Demba appelle finalement immigration Québec, qui avoue trouver son dossier nulle part. Apparemment son dossier a été perdu. L’agente est coopérative et arrive finalement à le retrouver. Elle promet de faire suivre au plus vite.

Demba reçoit encore son dossier… Il fallait mettre les originaux. On renvoie le dossier.

On lui renvoie à nouveau. Il lui manque le certificat de travail que nous avions envoyé la première fois. Un cauchemar.

 Demba reçoit finalement un accusé de réception. Plus de 18 mois après avoir rempli la première demande. Seulement, vous savez compter…le jeune professionnel est expiré.

 

Demba a fait une demande de visa de travail, ce qui lui donne un sursis de quelques mois, n’ayant pas reçu de réponse négative. Mais celle-ci arrive finalement.

 

J’avouerai sans pudeur, à quel point il est difficile de voir le monde qu’on s’est créé, s’effondrer sans qu’on puisse rien y faire.

Demba est obligé d’arrêter de travailler du jour au lendemain. Il doit sortir du territoire, revient en touriste. Mais les économies s’amenuisent de jour en jour.

Il doit quitter son appartement, en trouvant un locataire pour reprendre son bail. L’appartement lui demande tout de même 3 mois de loyers.

 Le déménagement de Demba a été l’un des moments les plus pénibles depuis notre arrivée.

Voir tout ce qu’il avait construit, avec tant de travail, de passion, être jeté dans des sacs n’a pas été facile.

 

Les 2 années et demie ont passées en un clin d’œil. Une accumulation de contretemps et de contrariétés ont empêchés Demba d’obtenir son CSQ avant l’expiration de son jeune pro.

Nous avons été très surpris de voir à quel point les mesures avaient changées depuis ma demande quelques années plus tôt. Les délais ont augmentés, le dossier est plus compliqué.

Cela m’avait pris 2 mois à obtenir mon CSQ. Ce n’est plus le cas.

 

Apres une année 2013 cauchemardesque, Demba revient à Montréal en Janvier 2014. Il a obtenu un visa de travail d’un an. Il a également reçu une convocation à un entretien pour son CSQ. Les délais d’attentes étant moins longs en France, il retournera à Paris en Mars pour le faire.

 

Le restaurant pour lequel il travaillait a immédiatement accepté de le reprendre.

Demba est un survivre. Il l’a démontré au cours de ces dernières années. En gardant les sourire, il a repris le travail. Re-retrouvé un appartement temporaire. Il espère entrevoir une lumière au bout du tunnel après une année noire.

 

Je lui ai souvent demandé pourquoi il voulait tant revenir Montréal. Il n’est juste pas de ceux qui abandonnent leurs ambitions. Il sait que ses meilleures opportunités sont ici. Même s’il avoue être souvent tanné du Québec. Mais son visa l’oblige à rester à Montréal. Il avisera ce qu’il veut faire lorsqu’il aura sa RP. Pour l’instant, il continue de reconstruire et s’efforce de poursuivre sa route.

 

 

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