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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 06:29

 

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1er Janvier 2012

 

Et oui…Déjà. On dit ca chaque année mais que le temps passe vite.

En ces premières heures de l’année, le moment ne peut pas être mieux choisi pour faire un point sur ma première année au Québec.

 

L’heure du bilan, certainement pas, il est bien trop tôt pour se hâter a des conclusions définitives après moins de 2 ans passes ici. Mais il est toujours bien de regarder par-dessus son épaule pour mesurer le chemin parcouru.

 

Avant toutes choses, et comme le veut la tradition, je voudrais vous souhaiter a tous une très bonne Année 2012. Qu’elle soit pour chacun de vous, remplie de joie, de succès et de sante. Une année québécoise ou Canadienne pour certains d’entre vous, de démarches pour d’autres, de questionnement, et même de retour en France pour certains.

Dans tous les cas, je souhaite qu’elle soit pour tous, une année ou vos projets se concrétiseront.

 

Ce blog, petit aperçu du Québec, perdu au milieu d’une jungle d’information en la matière, a pour but de partager mon installation ici. Je ne suis pas consultant en immigration auto proclame. Les infos contenues dans ce blog sont même rendues de plus en plus obsolètes par les changements récents des démarches d’immigration.

Je n’ai jamais prétendu être un exemple d’intégration au Québec, et relate simplement mon point de vue personnel. Mes propos et mes ressentis n’engagent bien évidemment que moi, chaque expérience étant différente et unique a chacun.

 

Vous avez été nombreux à visiter les pages de ce blog au cours de ces 2 dernières années et je vous remercie pour votre intérêt et votre fidélité.

Je communique et garde contact avec bon nombre d’entre vous et suis toujours content de répondre à vos questions.

 

Apres un début Décembre très doux, l’hiver s’est désormais bien installé. 59 cm de neige au sol et une pointe basse a -24 degrés ont envahis Montréal.

Les premières pluies verglaçantes de l’année ont tout recouvert d’une couche de glace d’un cm, laissant sur la ville une impression d’apocalypse glacial.

 

J’habite toujours à Saint Eustache et ne regrette mon choix pour rien au monde. J’apprécie plus mon nouveau cadre de vie à chaque jour. Quel plaisir de se réveiller le matin sans un bruit, de voir la lune se refléter  sur le manteau blanc et glace du Saint Laurent en rentrant chez nous. Quel plaisir de voir les sapins des Laurentides, recouverts de neige, et les flocons illuminer les collines avoisinantes. A 30 min du centre ville, je ne suis jamais loin des attractions et du party.

Le train de Ste Dorothée m’emmène à la gare centrale en 25 min et j’ai le choix des autoroutes 13 et 15 pour rejoindre la 720. Montréal ne me manque pas, mais j’aime y retourner fréquemment tous mes amis y habitant.

 

Vous souvenez vous de Demba ? Il a donc renouvellé son visa pour 18 mois et travaille toujours au même endroit. Sa tache est difficile, exigeante, et les horaires contraignants. Pourtant il s’accroche à force de ténacité et de courage, conscient de ce qu’un emploi stable représente. Rares sont les PVTistes qui Gross +40K la première année !

 

Il a quitté le tumulte de la rue Sainte Catherine pour s’installer sur la très chic avenue des pins sur les hauteurs du Mont Royal. Un beau 3 et demi, spacieux et confortable. Le loyer y est ridiculeuseument cher mais il attend ses papiers pour acheter un condo.

 

Nous avons d'ailleurs entamé ses démarches de RP.

Comme tout le monde, nous avons eu la surprise de voir que des tests de Français étaient désormais obligatoires. Au delà des $290, c’est bien les délais et les complications que ca entraine qui sont extrêmement frustrantes.

Je comprends tout à fait qu’avoir un niveau de Français raisonnable soit un critère primordial lorsqu’on désire s’installer au Québec. Mais l’imposer a des Français, nés en France, ayant fait toutes leur études en France…me semble absolument ridicule.

On ne peut pas faire d’exception me direz vous ? Bien sur qu’on pourrait. Dans le cadre d’accords bilatéraux, comme pour la carence sur la RamQ par exemple.

Les listes d’attente pour passer ce test à Montréal sont de plusieurs mois et l’original des résultats prend  un mois à arriver. Des mois d’attente avant de pouvoir envoyer son dossier. Sans compter les frais de Résidence qui augmentent a plus de $300.

C’est assez pour décourager beaucoup d’Europeens francophones, écœurés par toutes ces complications. Ceux-ci étant pourtant la cible privilégiée d’Immigration Québec.

 

Comme énoncé précédemment, les informations relatant à mes démarches sont de plus en plus obsolètes. Un lecteur, m’apprenait récemment que la carte RP doit désormais être récupérée en personne. Ce qui est honnêtement une amélioration si il n’ ya pas de délai pour récupérer cette carte. Car cela évite de devoir faire une deuxième demande si on est juste venu valider sa RP avant de repartir.

 

Tony, le troisième mousquetaire, à enfin trouvé un emploi dans son domaine. On se souvient qu’il avait eu toutes les peines du monde à trouver un emploi convenable avec son Bac+5 école de commerce et ses 4 années d’expériences à Paris.

D’un emploi à mi temps a un autre, il a pris son mal en patience. Quoique découragé et déçu par le marché du travail Québécois, il n’a jamais baissé les bras. Le décalage entre la propagande du plein emploi et d’embauche a égalité des chances et la réalité l’a frappé de plein fouet. Et il a été  confronté aux difficultés qu’il croyait avoir laissé en France.Se faire rappeler le jour meme après avoir déposé son CV par un recruteur enchanté. Puis se présenter à l'entretien et se faire dire que finalement il lui manque de l'expérience Nord Américaine. Ou qu'on est emballés par son profil mais qu'on le rappellera alors que la veille le poste etait a pourvoir au plus vite...Que de pertes de temps. que de deceptions. Il aura pourtant tout fait: réunions d'anciens élèves de son école de commerce pour agrandir son réseau ( ce qui lui obtiendra son deuxième job à temps partiel),  Impression de cartes d'affaires, Adhésion à l'ordre des acheteus du Québec.

 

Quoique toujours moins payé qu’en France, et les horaires étant difficiles, il retrouve un confort de vie plus conforme a ses standards parisiens, soit une année et demi après son installation. Tony en a profite pour élargir son réseau social et aime de plus en plus la vie Montréalaise. Il a pour projet de passer son permis de conduire prochainement et a également repris les cours à HEC Montréal.

2012 sera sans aucun doute l’année de la rédemption pour lui qui a du tant ramé depuis son arrivée. Tous ses efforts vont payer mais son parcours nous montre que la réalité est souvent bien éloignée du livre d’immigration Québec.

 

Tony est arrive blindé dans la tête et financièrement. Son poste a Paris et son train de vie en France lui avaient permis d’arriver avec un très gros budget. C’est  sans doute grâce à ca qu’il est toujours ici en ce début 2012. Cela prouve que l'aspect financier n'est pas à négliger, et qu'il ne suffit pas de se conformer au minimum requis ou de savoir si Immigration Canada check si on a le montant. C'est bien NOUS qui auront besoin de ces fonds quand le travail n'arrive pas et que les jobines ne sont pas assez pour payer le loyer!

 

Lui qui avait une vie sociale si active a Paris a ressenti plus que les autres, le poids de la séparation malgré les visites fréquentes de ses amis. Il a douté, souvent. A  été découragé. Parfois à 2 doigts de plier bagages. Je m’attarderai surement sur le parcours de Tony plus en détail. Car ses difficultés ne sont pas un cas isolé. Et c’est important d’en être conscient. Tout n’est pas rose ici, Tony en témoigne parfois de manière amère. La neige, le froid, la séparation les difficultés d’emploi l’ont entamés loin dans sa motivation. Et même si il est aujourd’hui intégré, épanoui et heureux, il se souviendra de ces épreuves qui l’ont rendu plus fort.

 

Je termine ce premier post de l'année en vous renouvellant mes voeux les plus sincères. 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:46

 

Calgary skyline cloudy 2004-08-30

Après avoir lu le récit de mon installation et de mes démarches pour obtenir la résidence, un lecteur du blog m’a demandé si après coup, je le referais. 

La réponse est oui, oui et oui.

M’installer à Montréal a été un tournant dans ma vie sur tous les plans et si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde.  Quoique je ne regrette rien, il y’a néanmoins certaines choses, que je ferais différemment avec un peu de recul:

On se souvient, que je ne me suis installe a Montréal 8 mois après avoir validé ma résidence. N’ayant pas d’adresse Canadienne au moment de la validation, je n’ai pas pu me faire envoyer la carte de résident tout de suite.

La carte de RP étant le seul document accepté pour renter au Canada, j’ai du demander un titre de voyage à $50 et refaire une demande de carte à $50 lors de mon retour a Montréal.

Outre les frais, c’est des démarches supplémentaires dont je me serais bien passé, et que j’aurais pu éviter tout simplement en donnant l’adresse d’amis au Canada au moment de valider ma résidence.

La carte de Résident m’y aurait été envoyée gratuitement et automatiquement sous 3 mois.

J’aurais également demande un titre de voyage à entrées multiples, qui m’aurait permis de sortir du pays et surtout d’y rentrer avant de recevoir ma carte de résident.

A mon arrivée, j’avais loué une chambre au Marriott pendant une semaine avant de signer mon premier bail. Avec un peu de réflexion, je chercherais plutôt une colocation avec des Québécois au moins pour les premiers mois.

Au delà de réduire les couts engendres par un loyer seul, cela aurait agrandi mon réseau social et intègré à la culture locale plus rapidement. Signer un bail, meubler un appartement de la petite cuiller au rideau de douche représente beaucoup de frais et de tracas.

J’ai tout de même apprécié mon indépendance, et d’avoir pu meubler et décorer à mon gout.

Nous avons atterris le samedi, et j’achetais ma voiture le lundi matin. Montréal, c’est comme Paris. On n’a pas besoin de voiture !!! Ca en devient même très rapidement un fardeau quand il faut se stationner, ou être pogné dans le trafic pendant des heures. Conduire à Montréal est une expérience traumatisante même pour un parisien averti et féroce.

Les frais reliés à un véhicule montent très vite également : Taxe au pourcentage sur le montant d’achat, immatriculation, permis de conduire, assurance, le gas, pneux d’hiver obligatoires, garage souterrain…

Avoir une voiture aura quand même été bénéfique pour beaucoup de choses.

J’ai par exemple pu trouver un emploi en dehors du centre ville, mais aussi explorer le Québec a mon gré. Je connais désormais très bien la grande région de Montréal me déplaçant toutes les semaines sur les 2 rives, lorsque la plupart de mes amis peuvent compter leurs sorties de l’ile de Montréal en un an et demi, tributaires des transports.

Nous sommes arrivés au mois de Juin. L’école se termine, les étudiants travaillent à plein temps, les vacances de la construction approchent, l’emploi fonctionne au ralenti. Beaucoup d’employeurs avouent même ne pas vraiment recruter pendant l’été. Avoir su, je ne serais peut être pas arrive au début de l’été.

Le dernier point n’est en aucun cas un conseil aux futurs immigrants mais bien seulement ma préférence personnelle et n’engage que moi. N’y voyez aucune intention de lancer un débat. J’avais très envie de vivre au Canada. Et je me suis installé au Québec…

Passionné d’histoire, je me suis longuement attardé sur l’histoire Québécoise, depuis mon arrivée a Montréal. Je suis admiratif et très respectueux de ce peuple et comprend les ressentis qui peuvent subsister par rapport au Fédéralisme Canadien. Mais je n’avais pas mesuré la différence culturelle et identitaire de la Belle Province  par rapport au ROC avant d’y vivre. J’aime le Québec. Mais ce que je préfère au Québec, c’est son aspect Canadien.

Il en faut pour tous les gouts et je n’essaye d’influencer personne. Vouloir le Canada et m’installer au Québec n’a peut être pas été ma décision la plus lucide. Avec du recul, je serais allé dans l’ouest tout de suite.

Avec des si, on refait le monde. On peut toujours mieux faire, si on avait su. Oui mais on ne savait pas a ce moment la. On peut s’informer, se documenter, il y’a toujours des impondérables qu’on ne peut prévoir avant de les vivre. Le monde fait comme il peut avec ce qu’il a. Je ne regrette rien de mes erreurs, c’est ce qui fait que chaque parcours est unique.

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 05:08

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Pris dans la frénésie du centre ville en ce vendredi matin, je me dirige vers un parc de stationnement rue Crescent, pour éviter de tourner à la recherche d’une place libre à $3 de l’heure. Toujours au volant, je m’approche de la cabane du gardien en ouvrant la fenêtre :

« Bonjour ! C’est combien pour se stationner jusqu'à ce soir ? »

Le gardien désinvolte, me réponds en anglais :

« Twenty dollars »

Apres avoir confirmé avec mes amis nous sortons de la voiture pour payer et le laisser garer la voiture.

« On peut la laisser jusqu'à quelle heure au plus tard ? »

L’homme visiblement agacé me lance :

« Parle Anglais ! Je ne comprends pas le Flançais ! »

 

Interloqué, je reste sans voix pendant un instant.

Il continue alors en pointant les plaques de notre voiture :

« Quoi, tu viens USA et tu parles pas anglais ?!! »

Effectivement, nous utilisons la voiture de mes amis en visite depuis le Minnesota.

Je lui réponds alors en anglais : « Je ne viens pas des US, je suis Français. »

Avec un fort accent du moyen orient difficilement compréhensible, il continue alors:

« Je déteste les Français ! C’est pas Flance ici ! Si tu veux parler Flançais va en Flance ! »

Mes mandibules commencent à se tendre :

« Si tu détestes les Français, pourquoi vis tu au Québec ? »

« Ici, c’est pas Québec, c’est Canada ! Ici c’est Crescent street, c’est Canada ! »

Il monte dans la voiture et va la garer en faisant crisser les pneus.

Mes 2 amis Américains, sont choqués, comme moi ils ont compris un mot sur 2 de cet anglais décousu, mais ils ont bien saisis que quelque chose ne va pas.

L’homme revient d’un pas pressé et ajoute: « In Montléal  we speak english ! »

Alors oui….cette histoire est malheureusement véridique…

Et le pire dans tout ca…c’est qu’en 2031, notre nouvel ami aura raison.

D’après une étude réalisée par l’office Québécois de la langue française, les francophones deviendraient minoritaires sur l’ile de Montréal d’ici 20 ans.

Au risque de déplaire à notre Pakistanais « anglophone d’adoption », la diminution des francophones à 47% ne se ferait pas au profit des anglophones à 23% mais bien des allophones à 29%. (Qui n’ont pour langue maternelle, ni l’anglais, ni le français)

Et même si les francophones restent largement minoritaires  dans l’ensemble de la province, plusieurs s’inquiètent de la survie du Français à Montréal, sur le long terme.

L’assimilation progressive des francophones de Winnipeg, n’aura pris qu’une génération pour les Acadiens de Louisiane.

Le fait qu’une majorité d’allophones délaisse leur langue maternelle pour le français est cependant encourageant. 

Mais au quotidien, la réalité est frappante. Que ce soit dans l’ouest de l’ile, ou au centre ville, il est commun de se faire servir en Anglais.

En tant qu’immigré, fraichement installé, et bilingue qui plus est, je suis bien évidemment mal placé et mal informé pour me faire preux défenseur de la langue Française au Québec.

Comme le font la majorité des gens, je m’adapte d’ailleurs souvent dans une langue ou dans l’autre  en fonction du degré de confort de mes interlocuteurs.

Dans le cas du parking, j’aurais pu parler anglais tout de suite, voyant qu’il m’avait répondu en anglais. Mais ayant répondu en Français naturellement, par inadvertance et non pas par défi, la réaction de notre ami et les  remarques qui ont suivies m’ont déçues.

Car finalement, non, je ne suis pas d’accord.

Sans être intégriste Francophone, Montréal, c’est bien au Québec. Pour encore 20 ans en tous cas…

  

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 06:12

 

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Le week end dernier nous sommes allés à la chasse. Une première pour moi, j’avais donc hâte de vivre cette nouvelle expérience.

Apres être arrives à Val d’Or en Abitibi, à 6h au nord de Montréal, nous nous sommes enfoncés dans le bois, sur un large chemin de gravillons.

 

Marc, notre hôte et guide du week end, nous explique que ces chemins ont été créé par les travailleurs forestiers.

Apres une heure trente de route a grande vitesse dans un puissant 4 x4, nous arrivons au Lac Alfred. Non loin de la, dissimule derrière des branches et des troncs d’arbre, se trouve un coin de paradis, à l’ écart de toute civilisation.

Une cabane en bois, entre 2 lacs, perdue dans la foret de pins.

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La soirée est agréable. Filet mignon cuit au barbecue, une bière bien fraiche devant un grand feu de camp en regardant les étoiles et en écoutant les outardes migrer vers le sud.

Si une envie pressante se fait sentir pendant la nuit, on me recommande de bien m’éclairer en sortant, les ours lynx, loups et orignaux étant souvent dans les parages. Je pense que je vais me retenir finalement.

Aux premières lueurs du matin, après avoir dormi confortablement à la chaleur du poêle en fonte, nous enfourchons les motos tout terrain à 4 roues.

Nous revêtons les dossards orange et nous habillons chaudement, en effet, il a gelé toute la nuit et la matinée s’annonce fraiche.

Nous passons la matinée à patrouiller les chemins escarpes, en traversant petites rivières, éblouis par le paysage qui nous entoure.

Je tire ma première perdrix au fusil. Nous voyons des traces d’orignaux, de la merde d’ours.

Nous arpentons les trails pendant toute la matinée.

La chasse est bonne. Nous ramenons 10 perdrix dont 5 pour moi.

Ce n’est pas tout de les tirer au 12. Il faut les préparer. La perdrix sur le dos, un pied sur chacune des ailes écartées, on tire sur les pattes jusqu'à arracher une bonne partie du plumage, la tête et les boyaux. Il ne reste ensuite plus qu’a tordre les ailes pour les briser et terminer de déplumer l’animal encore chaud. Ames sensibles s’abstenir.

L’après midi, nous continuons à pied, en plein bois. Les arbres qui nous entourent ont revêtus leur manteau d’automne dans un festival de couleur époustouflant. Nous nous arrêtons. Pas un bruit, ormi le vent dans les feuilles.

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Les amérindiens, ont le droit de chasser toute l’année sur tout le territoire, incluant le par cet ils ne s’en privent bien évidemment pas. Il est donc de plus en plus difficile de trouver de l’orignal le temps venu.

 

Nous reprenons les motos tout terrain pour aller prés du lac. Nous descendons un chemin dans les broussailles avant d’atteindre le rivage. En sautant de pierre en pierre nous atteignons un grand rocher plat.

Le lagon qui nous entoure est magnifique. Un barrage de castor a ralentit un peu le courant. La foret de pins nous surplombe et se reflète dans l’eau. Le vent du nord est frais mais nous jetons les cannes a pèche a l’eau quand même en profitant du soleil.

 

 

 

 

 

 

En rentrant, je regrette que mon expérience dans le bois ait été si courte.

En parlant autour de moi, je me rends compte que la chasse fait partie de la culture Québécoise. Le monde aime le plein air et se balader dans les sentiers a la recherche de perdrix. J’ai découvert un réel amour pour la nature, jusqu'à ramasser les douilles de fusil et laisser les lieux immaculés derrière soi.

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Nous n’avons rencontres aucun être humain pendant tout le séjour. En regardant notre parcours sur le GPS, je remarque nous avons parcouru seulement une partie infime de l’immensité qui nous entoure. Quand a moi,  j’ai fait partie d’une carte postale pendant 2 jours. Témoin de l’image grandiose qui nous apparait quand on s’imagine au Canada.

Je rentre à Montréal les yeux pleins d’étoiles et la tète remplie de souvenirs.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:30
Apres un printemps absolument pourri froid et pluvieux, l’été a été absolument magnifique. Même si le mois d’Aout a battu des records de pluie, la canicule ne s’est pas trop faite sentir et nous avons eu 3 mois très ensoleilles.
Nous en avons profité pour aller a Burlington plusieurs fois, ou aux glissades d’eau en Ontario. Recommandées aux amateurs de sensations fortes et plaisirs aquatiques !
 
J’ai donc quitté Montréal à la fin du mois de Juillet pour m’installer a Saint Eustache dans les Laurentides. Me voila donc heureux propriétaire après un an au Québec.
 
Vivre a Saint Eustache a presque été une deuxième immigration tant la vie y est différente en bien des domaines. Plus de convivialité, de civisme, de savoir vivre, de tranquillité, m’éloigner de Montréal de 20 minutes m’a rapproche de ce que doit être la vie en région.
N’étant qu’a 30 minutes du centre ville, je ne me suis pas isole du monde civilisé pour autant.
Mais pour être honnête, je vais à Montréal le moins possible, pour éviter le trafic, la mauvaise humeur et le stress. Saint Eustache et Laval ont tout ce qu’il faut pour ne pas être oblige de se rendre sur la maudite ile. 
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Le condo me plait. Il est certain que je n’aurais jamais pu avoir un tel confort et autant d’espace en restant à Paris. Je passe d’un petit 18m2 dans le 6 eme à plus de 70 m2.

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J’ai 2 balcons, exposition est ouest, cheminée au bois, air conditionné, aspirateur central, 2 chambres à coucher et cuisine équipée.
Cuisiner  en regardant la TV, le tout assis sur les toilettes, c’est fini pour moi.
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    Mon ami Demba a aussi déménagé comme il le prévoyait depuis quelque temps. Il a trouve un grand 3 ½ de 70 m2 sur la fameuse avenue des Pins. Il est bien installe et comme il me disait la dernière fois : "Comment veux tu que je rentre a Paris après ca ?"
    C’est sur que vu comme ca, au niveau confort et espace il n’ya pas photo.
 
Je ne suis pas retourné en France depuis mon arrivée à Montréal en Juin 2010. Je ne peux pas vraiment me le permettre en ce moment, avec les frais suivant l’achat de mon condo.
Par chance, mes parents et ma sœur m’ont visites déjà 3 fois, alors finalement, je ne suis pas si presse que ca de retourner a Paris. N’ayant qu’une semaine de vacance cette année, je me dis même que ca serait dommage de l’utiliser pour aller en France.
Nous verrons l’année prochaine, quand les finances et les disponibilités le permettront.
  
La vie ici me plait. Je me dis souvent que ce qui me plait le plus est le cote Canadien du Québec. Un paradoxe. Si une opportunité professionnelle dans l’ouest Canadien se présente, je sauterai dessus. Pas Vancouver. Trop cher, c’est ridicule. Mais Calgary semble me correspondre en bien des domaines. Le cote Européen et Francophone de Montréal n’a pas que des avantages a mon gout. Une province anglophone comme l’Alberta, conservatrice et sans taxes me conviendrait bien mieux.
 
En tous cas, je ne regrette pas mon choix d’être venu ici. C’est sur que je ne suis pas séduit par tout. Mais quand on réalise qu’il n’ya pas de pays parfait, on fait un grand pas. Si ce n’était pas pour l’éloignement avec la famille, je n’aurai pas un seul regard en arrière.
 
Oui Paris, c’est beau, c’est plein d’histoire, c’est élégant et plein de culture. Mais quand on vit au quotidien, franchement, la culture, l’élégance et l’histoire, ce n’est franchement pas une priorité pour moi.
 
J’espère que les gens qui rêvent de s’installer ici sont conscients que le Québec n’est pas le Paradis. Il y’ a beaucoup d’avantages, oui, mais tous les problèmes, les soucis du quotidien sont les mêmes.  Idéaliser le Québec comme partout ailleurs serait une grosse erreur et conduira sans aucun doute à de grandes déceptions et à un retour en France accéléré. En ce qui me concerne, avoir acheté me  "coincé" un peu ici pour quelque temps...
So I guess this is home now!
 
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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:18

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Je suis bien conscient que je ne vais pas me faire d’amis avec cet article en abordant un sujet sensible, dépassant les frontières du Canada, mais d’actualité pour chaque pays développés.

Mais après tout, voila un sujet qui nous concerne tous. J’enlève donc le cran de sureté et passe en mode «  voila ce que j’en pense sincèrement ». Ames sensibles s’abstenir…

Paola Ortiz arrive au Canada depuis le Mexique en 2006. Victime de violences conjugales, elle espère obtenir l’asile au Canada, mais cette demande est rejetée.

La commission du Statut de refugié ne remets pas en cause les violences dont elle a pu être victime mais estime que son gouvernement est mesure d’assurer sa protection.

Délibérément, Paola décide alors de rester au Canada illégalement. Elle se marie finalement à un citoyen Canadien et donne  naissance à 2 enfants.

Mais six ans plus tard après son arrivée au Canada, Immigration Canada la rattrape et ordonne son expulsion en attendant que sa demande de Résidence Permanente soit approuvée.

Désespérée, Madame Ortiz, en appelle aux médias et à l’opinion publique pour l’aider à rester au Canada. Larmes, photos avec ses enfants, parcours romance et manifestations multiples…tout est mis en œuvre pour que Madame Ortiz ne soit pas expulsée.

Elle fait appel 3 fois et réussi à ajourner son mandat d’expulsion. Mais ses appels sont rejetés et son expulsion définitive est prononcée.

Au moment d’embarquer dans l’avion, elle s’évanouit…tout le monde est ému.

Elle est envoyée à l’hôpital et son expulsion est a nouveau ajournée.

Comment cette mère de famille est elle supposée retourner au Mexique, en laissant ses 2 enfants Canadiens derrière elle ? Va-t-elle survivre au Mexique ? Le ministre de l’immigration n’a vraiment aucun cœur !

Alors oui, je suis d’accord avec tout ca. Mais revenons-en aux faits.

Notre amie arrive au Canada en invoquant un motif de refugie certes recevable et atroce, mais malheureusement rarement assez pour être accueillie en tant que refugiée.

Sa demande, refusée, elle décide de rester illégalement pendant 6 années. 6 années durant lesquelles, elle travaille au noir et ne paye donc pas de taxes.

Dépressive, on imagine qu’elle utilise les soins publics a maintes reprises et accouche de 2 enfants qui deviennent citoyens Canadiens grâce a leur père.

Les soins et les structures  et le service public dont Paola à bénéficié au cours des ces dernières années est payée par le contribuable, principe auquel elle à décidé de ne pas participer en ne payant pas de taxes.

Je conçois que les violences dont elle a été victime dans son pays sont inacceptables.

Et le droit des femmes ne devrait être bafoue d’aucune manière, mais ca arrive malheureusement, au Mexique, comme en France, comme au Canada.

Les victimes de génocides, de tsunamis, qui ont vus leur famille se faire massacrer ou leur maison emportée par le vent, espèrent être accueillis au Canada au même titre que Madame Ortiz. Le nombre de places étant limite, on peut comprendre, pourquoi la priorité a été donnée à d’autres.

Il est atroce de devoir être séparé de ses enfants. Et je ne minimise pas le déchirement dont cette pauvre femme doit être victime en ce moment.

Néanmoins, en choisissant de rester sur le territoire illégalement et de donner vie à ses petits anges au Canada, Paola acceptait les conséquences éventuelles auxquelles elle pouvait s’exposer elle-même et sa famille.

Si Paola n’était pas illégale au moment de son accouchement, elle n’aurait jamais eu à repartir au Mexique aujourd’hui et donc pas a se séparer de ses enfants.

Rester sur un territoire illégalement que ce soit en France, aux USA ou au Canada est un défi délibéré lancé à l’autorité et un grave manque de respect non seulement à  ceux qui nous accueillent mais aussi à tous ceux qui attendent des années pour avoir leurs papiers en faisant les choses légalement.

Légaliser Paola ou annuler son ordre de déportation serait une erreur très grave.

Le message envoyé serait très clair : Il est bien plus avantageux de faire les choses illégalement que selon le livre. Au Canada, pays immigration passoire, il est possible de rentrer sur le territoire illégalement, de vivre et d’utiliser le système sans y contribuer, avant de se voir régulariser en mettant le gouvernement devant le fait accompli : j’ai 2 enfants, vous pouvez plus rien contre moi.

Quel appel d’air lancé aux assistés de tous bords, ne venant pas au Canada pour une vie meilleure mais seulement pour une vie facile au crochet des autres.

Je ne suis pas à la place de Paola. Pour la simple raison que  j’aurais eu un jugement plus lucide pour ne JAMAIS mettre ma famille et mes enfants dans une telle situation.

Et si je n’avais pas eu le choix de tenter ma chance, je n’aurais pas blâmé les autres après m’être fait prendre en défaut.

 

Madame Ortiz, vous avez enfreint la loi et avez abusé du système pendant 6 ans.

Vous avez pris la place de gens qui ont attendus des années pour pouvoir vivre ici légalement.

Il est normal et légitime de vous demander de faire les choses normalement...pas parce que votre histoire n’est pas émouvante ou terrible…mais tout simplement parce que c’est comme ca pour tout le monde.

Vos enfants et votre époux sont Canadiens. Vous n’êtes pas bannie du territoire et vous aurez une chance de revenir. Je vous le souhaite afin que vous puissiez vivre dignement cette fois ci et non pas au crochet des autres.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:25

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Lorsque l’on arrive au Québec, il reste bien souvent à trouver ou poser ses valises.

Voila un article, qui je l’espère, vous aidera à vous faire une meilleure idée sur la grande région de Montréal. Je ne m’attarderai pas sur les quartiers de Montréal Intra Muros, qui ont été parcourus et décris de long en large sur bien d’autres blogs mais plutôt sur les banlieues environnantes.

Avant de commencer, je tiens à préciser qu’en utilisant le mot "banlieue" je ne me réfère pas à la définition française du terme, à savoir un ghetto insalubre et dangereux en proie aux "wesh wesh" et "niktamere".

Les banlieues Nord Américaines sont tout l’inverse. Dans bien des cas, les gens aisés habiteront en banlieue, dans des grandes maisons cossues et modernes, laissant les classes populaires ou les bobos au centre ville. Pour stéréotyper au maximum, pensez au show Desperate Housevives et vous serez en plein typical North American suburb.

Il faut aussi savoir que le fait de vivre « en ville » n’a pas la même connotation qu’en France.

Vivre Intra Muros à Paris représente une sorte de classe, de prestige de ne pas être «  en banlieue ». Ce concept n’existe pas vraiment à Montréal.

Pour ceux que Le débat entre vie urbaine dans un Loft au centre ville ou villa moderne en banlieue intéresse, je vous encourage à regarder le show City vs suburbs sur HG TV, car ce n’est pas de ca que je vais parler aujourd’hui.

Dans un rayon de 45 min du centre ville (Rue Ste Catherine et Peel par exemple), nous allons nous intéresser aux banlieues environnantes :

L’ILE DE MONTREAL

Au niveau Valeur immobilière, il n’ya aucun doute, Il n’ya pas mieux.

Outre le quartier du plateau, ou le Vieux Montréal, L’ouest de l’ile (West Island), anglophone est aussi très cote mais les prix sont très élèves. Il n’ya pas beaucoup de condos, surtout des maisons familiales. Pour ceux qui peuvent se le permettre, c’est l’idéal. Très sécuritaire, proche du centre ville et de très grande valeur.

Dans l’ensemble, la population de l’ile de Montréal est très ethnique et allophone.  Beaucoup d’anglophones dans l’ouest avec les communautés juives, Italienne et grecques, 2eme et 3 eme génération. Beaucoup de Québécois aussi bien évidemment a Montréal.

LES PLUS: Pas dépendant des ponts, proche du centre ville, grande valeur immobilière, proche de tout

LES MOINS : Très peuple, Muli-ethnique et allophone, trafic constant, nids de poule

LES TOPS : Westmount, NDG, Vieux Montréal, Le Plateau, Centre ville, Beaconsfield, Kirkland, Pierrefonds, Le Bois Franc Saint Laurent Ouest

LES BOFS : Montréal Nord, Frontenac, Cote vertu, Pointe Saint Charles, Crémazie, CDN

Excursion1MontSthilaireRIVE SUD

La rive Sud, c’est super….si on n’a pas a faire a Montréal, auquel cas, la situation devient cauchemardesque. Les ponts, les maudits ponts qui menacent de s’écrouler ou de nous retenir pendant des heures. Ponts et trafic a part, la rive sud est un chemin direct vers les US ou les cantons de l’est et offre un cadre de vie élevé.

Tout a l’Ouest de l’ile de Montreal, en Montéregie, la ville de Vaudreuil est en pleine expansion et tres à la mode. Au centre ville en 30 min avec le train de banlieue, Vaudreuil construit beaucoup de condos et va prendre de la valeur très vite.

Population de plus en plus québécoise et francophone  au fur et a mesur qu’on va au sud.

Sauf à La réserve de Kanawakhe, première nations et quelques villes en partie anglophones comme Chateauguay, Greenfield Park, Saint Lambert

LES PLUS: Proche des US et du centre ville, tranquillité de vie

LES MOINS : Traverser les ponts, trafic, valeur qui baisse à cause des ponts

LES TOPS  Brossard, Boucherville, La Prairie, Candiac, Delson, Saint Julie

LES BOFS  Longueuil, la partie chinoise de Brossard

LAVAL

L’ile Jésus est sans doute le meilleur compromis pour les citadins en quête de tranquillité.

Laval ne cesse de se développer et de prendre de la valeur. Laval est le regroupement de plusieurs villages qui ont gardes leur caractère distinct, alors attention aux changements d’un quartier a l’autre.

Moi, j’aime Laval, car on est au centre ville en 15 min mais le confort de vie y est déjà bien meilleur qu’à Montréal (a mon opinion) Les prix restent abordables selon les quartiers.

Les quartiers Chomedey et Saint Martin sont encadres par la 15 et la 13 et la 440.

Populaires, très forte communauté Libanaise, arménienne de première ou 2 eme génération.

LES PLUS : Accessible en METRO et proches de tout

LES MOINS : Prix abordables, mais criminalité en hausse

Les quartiers Duvernay à l’est de la 19 et Sainte Dorothée et Fabreville à l’ouest de la 13 sont très cossus. J’ai le coup de foudre pour Sainte Dorothée qui a préservé des allures de village, campagne, avec des maisons énormes et des condos très modernes. Québécois ou libanais, arménien 2 eme génération.

LES PLUS : La qualité de vie y est excellente, proche des centres d’achat, Rosemere ou Megacentre Ste do

LES MOINS : il faut un véhicule car il n’y a pas de métro et moins de bus. Les prix y sont très chers.

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RIVE NORD

La fameuse Rive nord. Les Laurentides ou les Lanaudieres sont seulement séparées de Laval par un bras du Saint Laurent.

Si on est prêt à s’éloigner à 30 Minutes du centre ville, la rive nord offre également un cadre de vie très agréable. Mais très dépaysant par rapport a Montréal. La Rive Nord, c’est le Québec. C’est Québécois, francophone en extrême majorité et peu de minorités.

J’aime la proximité avec le Mont Saint Sauveur, Tremblant, la possibilité d’être en pleine foret en quelques minutes.

LES PLUS : Qualité de vie, prix abordables, proche de la nature

LES MOINS : Plus loin de Montréal, moins ou pas de transports

J’y habite, alors oui, inévitablement, j’aime et recommande Saint Eustache et toute la région des Milles iles. Deux Montagnes, Ste Marthe, Saint Joseph se développent et vont prendre beaucoup de valeur a l’image de Laval ouest juste de l’autre cote du fleuve.

Terrebonne est immanquable également, avec ses communes environnantes comme Mascouche et Saint Lin. Très campagne mais des superbes maisons à prix abordable.

Plus au nord, Blainville, Mirabel et Ste Thérèse, et à l’ extrême l’Est, Repentigny, sont très agréables mais commencent à être loin de Montréal.

La grande région de Montréal, est une métropole ou il fait bon vivre quoique  le trafic y soit intense et laborieux. Il y’en a pour tous les gouts et il possible de trouver des bons compromis entre attractions du centre ville et tranquillité.

Je me suis attarde sur le grand Montréal, mais Il y’a bien évidemment d’autres régions fabuleuses ou s’installer au Québec, a commencer par Québec, Trois Rivières en Mauricie, ou les merveilleux cantons de l’est, le Lac Saint Jean, La Gaspésie, Gatineau…

  

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 07:16

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Nous avions laissé Demba en Décembre dernier. Dans la vidéo, Il nous parlait alors de son travail, de son installation et de ses projets de déménagement.

Déjà 9 mois plus tard, les choses ont continue d’avancer pour lui et son parcours pourrait intéresser et aider bon nombre d’entre vous.

On se souvient que Demba est arrivé en PVT le 5 Juin 2010. Il à trouvé un emploi stable peu de temps après son arrivée et y travaille toujours. Il habite en plein Centre ville au coin des rues Ste Catherine et Guy au cœur de l’action et du party.

Motivé, sociable, Demba s’est fait beaucoup d’amis en peu de temps et se plait beaucoup a Montréal. Son PVT d’un an expirant bientôt, il fallait trouver une autre solution.

 

PVT

Pour rappel, Le Permis Vacances Travail a une durée maximale d’un an et n’est PAS renouvelable ni prolongeable. Il est facile et rapide à obtenir mais a un nombre limite de place chaque année. Devant le nouvel engouement des jeunes Français pour le Canada, mieux vaut s’y prendre des l’ouverture des places sur le site de l’ambassade.

 

PROGRAMME JEUNE PROFESSIONNEL (Anciennement Visa de Perfectionnement)198788_201353959921024_100001392634260_562601_2333769_n.jpg

Ayant un emploi stable, Demba a donc fait une demande de visa jeune professionnel.

Ce visa est destiné aux jeunes professionnels français souhaitant se perfectionner dans leur champ de compétences, sous couvert d'un contrat de travail à durée déterminée

D’une durée maximale de 18 mois, il est souvent attribue pour moins de temps a l’appréciation de l’agent. Pour ce visa également, les places sont limitées, il vaut donc mieux ne pas tarder.

Le dossier est à imprimer sur le site de l’ambassade et à envoyer a l’ambassade du Canada à Paris. Il faut une lettre d’employeur Canadien faisant état du salaire et des dates d’emploi.

 

Demba a reçu l’accuse de réception quelques jours après et la réponse par email dans les 2 semaines suivantes. Par chance, son visa a été accepte pour 18 mois soit jusqu'à Janvier 2013. Les chances d’obtenir un visa jeune professionnel sont bonnes, que ce soit avant ou après un PVT. Néanmoins, en tant que serveur, il n’est pas rare d’obtenir un visa que de 6 ou 8 mois. Nous étions très contents d’avoir les 18 mois tout de suite.

Le fait que l’employeur garantisse un emploi pendant 18 mois, sur la lettre aide considérablement. IEC_Bandeau.jpg

TOUR DU POTEAU

Son PVT expirant, et le visa professionnel n’étant pas une prolongation mais bien un visa différent, il faut faire le tour du poteau. Soit sortir du territoire Canadien, même pour qq heures et re-rentrer sous le nouveau visa.

 

ASSURANCE RAPATRIEMENT OBLIGATOIRE

Tous les visas de l’expérience internationale, accord signe entre certains pays sélectionnés,

(Et riches), n’offrent pas de couverture maladie par la Ramq. Une assurance rapatriement est donc obligatoire avec preuve demandée à la douane. Certains de mes amis se sont vus refuser l’entrée au Canada car ils n’en avaient pas, alors que d’autres dont Demba sont passes sans problème. Je ne peux que conseiller de ne pas prendre de chance, mais force est de constater que le jugement est laisse à chacun. Toutefois, en cas de problème de sante majeur, on s’expose à des milliers de dollars de frais…

 

Demba est donc ok pour un autre 18 mois, ce qui lui donnera le temps de faire sa demande de Résident Permanent.

Nous espérons envoyer sa demande de CSQ prochainement. Le fait de faire sa demande depuis Montréal devrait accélérer son traitement compare aux délais du bureau immigration Québec de Paris.

 

RESTER SUR LE TERRITOIRE ILLEGALEMENT

Alors que se passe t-il si on n’a pas le temps d’obtenir sa Résidence avant Janvier 2013.

A savoir, lorsqu’une demande est en cours, un individu n’est pas expulsable du territoire Canadien tant que sa demande n’a pas été refusée. Il ne peut légalement plus travailler, théoriquement mais dans les faits il est très difficile pour l’immigration de contrôler les sorties du territoire.

Même si un ordre d’expulsion est issu, tres peu de déportations sont appliquées.

On estime le nombre d’illégaux sur le territoire Canadien entre 35 000 et 120 000. Ce nombre est prédit de s’agrandir avec l’expiration des visas temporaires de travail non renouvelles en 2007 et 2008  a cause de la récession.

 

Je ne peux pas conseiller de rester en tant qu’illégal. Si contrôle, l’individu est expulsable avec interdiction de territoire Canadien à la clé. Plus accès aux services publics, de sante…pas possible de sortir du territoire…car on ne pourra plus rentrer.

Quand on sait qu’on peut séjourner légalement au Canada pendant 6 mois sous le statut touriste avec son passeport Français, certes sans pouvoir légalement travailler, je ne vois pas pourquoi prendre le risque.

Encore une fois, les opportunités et possibilités de visa sont nombreuses et accessibles surtout aux citoyens Français. Je n’encourage personne à rester illégalement et à s’exposer a des conséquences bien plus désagréables que de retourner en France qq mois si nécessaire.

 

Les visas mobilité jeunesse sont des visas relativement faciles à obtenir et pratiques pour les jeunes professionnels Français désirant avoir une première expérience au Canada.

Elles sont une bonne alternative pour ceux qui ne veulent pas attendre d’avoir leur résidence. ATTENTION ! Ne pas faire de demande de PVT avant sa demande de RP.

L’inconvénient est que ces visas sont temporaires. On vous donne un Numéro Assurance Sociale mais vous n’êtes pas couverts pas la Ramq, très difficile d’avoir une carte de crédit ou un crédit bancaire. On est tjrs considéré comme temporaire.

 

Sur ce...Bonne chance a tous.

 

 http://www.international.gc.ca/canada-europa/france/jeunesse-youth/programme_mobilite-mobility_program-fr.asp

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 18:44

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Hier matin, a 4h15 du matin, Jack Layton, Chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD) est décèdé d’un cancer de la prostate.

Apres s’être retiré de la vie politique le 25 Juillet dernier, il perd son combat contre le cancer moins d’un mois après.

A la tète du NPD depuis 2003, Jack Layton avait crée la surprise en mai 2011 en remportant 103 sièges dont 59 au Québec et ainsi devenir chef de l’opposition officielle. Jack-Layton-007

Homme politique progressiste, simple et proche des gens, Jack comme se plaisent à l’appeler les Québécois est ne a Hudson au Québec. Il va à l’université de McGill avant que sa famille déménage à Toronto comme des centaines de milliers d’autres Québécois Anglophones chassés par la loi 101 en 1970.

Il gardera toujours une place spéciale pour le Québec dans son cœur, et aura une attention particulière pour les Québécois dans la lettre de testament qu’il écrit avant de s’éteindre. Il s’adressera aux Québécois d’une part, et aux Canadiens de l’autres, leur adressant a tous remerciements, encouragement et message d’espoir dans un message émouvant.

 

Je profite de ce départ précipité pour vous parler un peu plus des partis politiques majeurs au Canada.

 

Le Parti Conservateur : Parti au pouvoir, dirige par Stephen Harper, actuel premier ministre du Canada, les conservateurs sont de droite et …conservateurs. Equivalent de l’UMP en France ou des Républicains aux USA, ils sont très populaires dans l’Ouest Canadien, notamment en Alberta, dans les prairies et dans l’ouest de l’Ontario, ou l’on retrouve une population plus traditionnelle. PC 081020liberal-affiche 8

Le Parti Liberal : Parti de Gauche, équivalent du Parti socialiste Français, le parti Liberal est un parti historique, prenant ses racines dans les réformistes du XIX siècle.

Longtemps au pouvoir de manière presque naturelle, il devient parti officiel d’opposition avant l’émergence historique, fameuse marée orange du NPD en mai dernier. Très populaire parmi les populations immigrées des grandes métropoles, notamment Toronto ou Vancouver.

 

Le NPD : Equivalent du Modem, les nos démocrates sont de gauche, même si tires vers le centre depuis l’arrivée de Jack Layton en 2006. Parti progressiste, prêt au compromis pour le meilleur du pays, ils sont très proches de l’environnement et des gens. Passant de 1 siège au Québec a 59 en 3 ans, Le NPD a crée la surprise en devenant parti d’opposition en battant le Bloc Québécois sur son propre sol.

  

Duceppe PQlogoLe Bloc Québécois : Parti souverainiste et social démocrate, le Bloc est à mon opinion, un mélange de FN à certains moments (envers les anglophones) et de Parti communiste à d’autres. Je ne vais pas me faire d’amis en écrivant de telles bêtises, car les souverainistes sont encore nombreux au Québec. Militant pour un Québec indépendant, ces nationalistes français ne sont présents que dans les circonscriptions du Québec bien évidemment.

Affaiblis par les 2 referendums négatifs  le Bloc s’affaiblit d’années en années avant la déroute de mai 2011 face au NPD, n’obtenant que 4 malheureux sièges et menant a la démission de leur Chef Gilles Dieppe. Même si le débat souverainiste reste largement légitime ? Et d’actualité, le bloc Québécois est en période de reconstruction.

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 05:53

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Comme certains d’entre vous l’ont peut être vu aux informations, un énorme bloc de béton de 10 Tonnes s’est effondre dans le tunnel Ville Marie de Montréal, entrainant dans sa chute plus de 100 tonnes de paralumes et de ciment.

L’enquête conclue que la poutre de ciment reposait sur un rebord de 30 cm seulement, rétrécie de moite à 15 cm par des travaux effectués récemment.

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Le Ministère des Transports du Québec, étaient tout à fait au courant de l’état critique du tunnel par un rapport établi en 2008 sans qu’aucune mesure ne soit prise.

Dans une province qui sous traite plus de 50 % de la construction et entretien de ses infrastructures, la responsabilité est rejetée entre Sam Hamad le ministre des transports et la compagnie de construction ayant réalisée les travaux.

 

Cet événement qui aurait comme on imagine pu être tout à fait tragique, 2 voitures avec des bébés manquant d’être écrasées sous le poids des décombres, n’est malheureusement que le pic de l’iceberg.

Le constat est accablant. Les routes et les infrastructures du Québec sont en ruine et en état de totale décomposition, laissées à l’abandon total par les gouvernements successifs depuis 20 ans.

 

Le pont Champlain qui relie la rive sud a l’ile de Montréal menace de s’effondrer, lui aussi négligé depuis trop longtemps. Au moment de l’appel d’offre le gouvernement Québécois avait choisi l’option la moins chère, des économies bout de chandelle car moins de 20 ans plus tard, le pont est en ruine et menace clairement la sécurité des automobilistes.

Axe majeur reliant la métropole au reste du continent, avec des milliers de voitures chaque jour, l’utilisation partielle du pont, réduite a 2 voies entraine des congestions sans fin.

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Le pont Mercier a des problèmes similaires et est réduit a 1 voie de chaque cote quand il n’est pas bloque par les indiens de Kanawhake.

L’échangeur Turcot est en pièces et l’accès à Montréal en est fortement perturbe à chaque fermeture de route ou de rampe d’accès.

 

Sans mentionner les nids de poule à chaque mètre carre de route rendant la circulation dangereuse et très dure sur les suspensions des voitures.

Les infrastructures sont mal pensées, les échangeurs tordus, les voies d’insertion obligent les voitures à se croiser sans cesse.

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Vous l’aurez compris, conduire à Montréal est un cauchemar absolu. Je trouve honteux pour un pays se voulant civilise d’avoir un réseau routier dans un tel état.

Quand on pense aux milliards de taxes imposées aux contribuables Québécois, et qui ont pour seule récompense de courir le risque de se prendre 100 tonnes de béton sur la face quand ils passent sous un pont.

 

Le réseau routier du Québec n’est pas digne d’un pays civilise, et fait mal paraitre la nation entière. Même si le gouvernement Fédéral a sa part de responsabilité, la belle province est la seule à avoir un réseau routier dans un tel état.

 

Passez la frontière pour aller aux US ou même en Ontario et la différence est frappante.

Le climat et les fortes variations de températures sont effectivement une explication mais l’Ontario à un climat similaire et de bien meilleures routes.

 

La mafia italienne de Montréal qui contrôle une bonne partie de la construction au Québec pour des milliards de dollars de chiffre d’affaire en contrats souvent public décrochés a  force de dissuasion  et d’intimidation est une autre aberration connue de tous et un scandale absolu.

 

Se retrouver coincé pendant des heures sur l’autoroute en plein milieu de la nuit n’est pas rare ici.  Conduire à Montréal, c’est s’exposer à des heures de trafic, à tomber dans un nid de poule a 100 km/h, ou à se faire couper la route par un chauffard.

 

Il n’ya pas de pays parfait. Il ne peut pas y avoir que des avantages. Le réseau routier Québécois est une honte et un désagrément immense mais néanmoins vite outrepasse par d’autres avantages.

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