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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 02:07

Bon OK, la décision de partir est prise: maintenant quoi?

Et soudain, il semble qu’un air de déjà vu se fait sentir. ..

Quitter Paris n’avait pas été facile et moins de cinq ans plus tard me voilà dans la même situation.

 Apres tout, voilà presque cinq ans que je travaille à m’établir : Ma femme et moi avons des emplois stables et payants, nous avons un cercle d’amis, des habitudes et sommes propriétaires.

Prendre la décision de partir n’est que la première étape. Le plus dur reste à faire.

 Lorsque je suis parti de Paris, j’étais seul et aventurier ; J’ai désormais une famille et des responsabilités à charge.

 La première étape est de vendre le condo. Nous contactons du proprio au mois de de Juin 2014. L’agente de mise en marché se fait rassurante : nous avons un beau produit entièrement rénové et équipé, à un prix raisonnable et il devrait partir rapidement.

 Parallement, je commence à aviser mon travail de mon intention de relocaliser en Ontario. Cela ne devrait pas poser de problème, comme la plupart des compagnies, notre siège social Canadien est à Toronto et des opportunités de transfert devraient se présenter.

 Nous sommes confiants sur notre projet et prévoyons partir des que la vente de notre condo est conclue.

Seulement, 6 mois plus tard, notre condo est toujours en vente. Nous avons pourtant eu plusieurs offres, mais aucune n’a aboutie : offre conditionnelle, non approbation de la banque.

Ce n’est pas moins d’une quinzaine de visite et 6 offres que nous recevons en 6 mois.

 On apprend à notre grand désarroi, que la situation immobilière au Québec est catastrophique : On parle de 40 condos en vente pour un acheteur. Le prix des propriétés s’effondre. Les délais de vente s’allongent.

 Je contacte des employeurs à Toronto qui me démontrent de l’intérêt immédiatement mais qui stoppent toute communication des qu’ils savent que je suis toujours au Québec.

 Ma compagnie me propose un transfert à San Francisco. Apres 2 entretiens et une nuit blanche, je décide de décliner l’offre compte tenu des conditions d’emploi et de l’offre qui ne me paraissent pas satisfaisante.

 Pendant ce temps, la situation ne s’améliore pas : Transitions internes majeures à mon emploi compromettant mes chances de transferts, difficultés familiales…rien ne nous ai épargné au cours de cette année maudite.

 Peu à peu, Ce Québec qui m’avait attiré 5 ans plus tôt se transforme en prison diabolique.

Je ne supporte plus les gens, étouffe dans cette société qui m’est toujours plus étrangère à chaque jour.

Altercations sur la route, situation politique instable entrainant un climat absolument inhospitalier à tout étranger…Je suis de plus en plus malheureux et déprimé dans cet environnement.

Je vois le départ comme seule issue, mais celui-ci est impossible tant que le condo n’est pas vendu.

 Je me sens comme un lion en cage, pris au piège.

Je baisse le prix du condo de $20 0000. Au fur et à mesure, l’attente devient insoutenable.

Puis l’hiver arrive. Le froid. La neige. Le trafic…Nous qui espérions être partis en été !

 Du positif arrive tout de même lors de cette période noire. Je deviens citoyen Canadien, comme décrit dans un des articles passés.

Plus je m’intègre a cette identité Canadienne et plus je m’éloigne de cette culture québécoise.

Les deux ne sont pas incompatibles, loin de la ! Preuve en est les milliers de fiers Canadiens Québécois, mais le problème est bien là : je ne suis pas Québécois et ne le serai jamais.

 Dans bien des égards, mon épouse Québécoise « pure laine » remarque aussi les disfonctionnements de cette société fragile. Elle partage ma frustration et aspire à partir également.

 Puis finalement, nous vendons le condo bradé la veille de noël, mettant ainsi fin à de longs mois d’incertitude et de stress. Nous perdons beaucoup d’argent au passage, anéantissant notre capital.

Mais nous n’avons pas le choix.

 Nous commençons les démarches pour notre installation.

 Voilà mon aventure Québécoise qui s’achevé donc après moins de cinq ans. Je n’ai pas le cœur à faire un bilan. Le Québec est une province magnifique en bien des égards. Ça n’a pas marché pour moi, et j’y suis probablement responsable. Il en faut pour chacun, et le Québec n’était pas pour moi.

Je ne regrette pas mon passage à Montréal, car il m’aide à mieux comprendre cette société si distincte et torturée.

J’y ai rencontré des gens fabuleux et y ai noué des amitiés sincères et durables. J’y ai rencontré la femme de ma vie que j’ai épousée.

 Il y’a plusieurs Québec : et votre ressenti dépendra de votre expérience, de vos rencontres, de l’endroit où vous habitez, mais aussi de vos attentes, de votre arrière-plan.

 J’ai passé bcp de temps à lire les blogs sur Montréal et avait été séduit par ce que j’y avais lu.

J’aurais aimé lire plus de témoignages réalistes et objectifs, loin de l’image coumbaya et bisounours.

Si j’avais su, je serai probablement allé directement dans le Canada anglais comme originalement prévu.

 A vous tous qui souhaitez-vous installez, je souhaite bonne chance et le meilleur des succès dans vos projets. Je n’essaye de décourager personne mais plutôt de donner un témoignage et ressenti personnel de mon expérience personnelle. Cela ne veut donc en aucun cas dire que vous vivrez la même chose que moi. Je ne vous le souhaite pas en tous cas !

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:41

Ceci n’est une nouvelle pour personne. Mes derniers posts étaient assez explicites : Notre décision de quitter le Québec était prise depuis pas mal de temps. Plusieurs raisons à ca :

L’économie bien sûr :

Le Québec est pris dans une sorte de morosité ambiante qui ne me rappelle que trop la France.

Les hôtels ferment (2 hôtels majeurs ont fermés en 2014), les compagnies s’en vont, le marché immobilier est catastrophique pour les vendeurs.

Le contexte socio-politique :

Le Québec est une jeune nation distincte qui semble encore trop souvent se chercher.

L’identité Québécoise est fragile et semble souvent trouver sa source dans le rejet de la différence.

Les minorités visibles, bien sûr, mais tout ce qui est différent en général, les Français et les Canadiens Anglais inclus.

La société Québécoise lutte pour sa survie culturelle depuis 400 ans, et est rapidement à fleur de peau lorsqu’elle se sent menacée. Le multiculturalisme qui est privilégié dans le reste du Canada ne semble pas bienvenu au Québec, tout autant que la diversité de religions ou de pensées.

Paradoxalement, la démographie du Québec est en baisse constante ce qui a moyen terme aura un impact considérable sur la 2eme économie du Canada.

Pour pallier aux départs massifs et au manque de naissance, le Québec est obligé d’avoir recours à l’immigration massive, dépensant le plus gros budget au Canada pour son programme d’immigration et de réfugiés provincial.

Ironiquement, le Québec est également la province qui retient le moins ses immigrants, qui devant les constats qui sont les miens, partent vite vers le Canada Anglais ou les USA.

La plupart de l’immigration Québécoise vient de France, d’Algérie et d’Afrique francophone. Les communautés Libanaises Orthodoxes, grecques, haïtiennes et Italiennes, établies depuis les années 50 sont aussi très représentées. Ces communautés sont très regroupées et isolées. Nous sommes bien loin de la belle mosaïque Canadienne…

La menace constante du parti Québécois et d’un autre referendum effraient les compagnies et les marchés. Les différentes manœuvres mises en place pour préserver l’identité Québécoise se font souvent à l’encontre de la liberté de la différence et ne favorisent pas l’intégration et l’Assimilation des nouveaux arrivants. Cela crée un climat de rejet, de peur de l’autre, de conflit et de suspicion. 

Les opportunités :

 Le Québec n’attire pas les compagnies. Le contexte socio-économique et les différentes restrictions vis-à-vis de la langue sont trop restrictives. Plusieurs géants de la vente au détail et de la restauration ont choisi de plier bagage plutôt que de se conformer aux exigences insensées de l’office de la langue Française.

 Les opportunités sont donc moins grandes. Montréal est une ville de classe internationale, et il est évident qu’il y’a des opportunités et que beaucoup y réussissent.

Mais le Québec fait souvent penser à une ville de province, ou on peut y réussir et y vivre confortablement mais d’où on sera souvent appelé à aller à Paris ou à l’étranger pour atteindre de nouveaux paliers.

 La gestion ? Provinciale :

Maitres chez eux depuis 1970, les Québécois semblent encore très juniors dans l’art de s’auto gérer.

La politique provinciale est amateur au plus haut point et les allocutions des différents chefs de parti feraient passer Ségo pour la futé du groupe.

 Les infrastructures sont dans un état lamentable, le réseau routier est un champ de trous et de cratères, et totalement inadapté à la population automobile grandissante.

Le génie civil est inexistant: Les entrées et sorties d’autoroutes se croisent, créant un traffic cauchemardesque. Les ponts s’effondrent.

Sans cesse le manque de jugement et de compétence des administrations mène à des pertes incommensurables, l’exemple parfait étant l’aéroport de Mirabel, opérationnel et construit à cout de milliers de dollars et déplacé quelques années plus tard à l’aéroport original de Trudeau ( reconstruit à son tour à cout de milliers de dollars) avant d’être démoli.

Les histoires de corruption et de collusion deviennent des faits divers.

A l’image du métro datant des années 70, Montréal semble être restée figée à cette époque. Magnifique et puissance du Canada à l’époque, elle n’a jamais continué à évoluer depuis.

Les modernisations, le surclassement des infrastructures n’a jamais eu lieu. Tout semble vieux, obsolète, d’une autre époque.

 

 

Pour résumer, Je ne me suis jamais senti chez moi au Québec. Quand ce n’était pas en raison de mon accent Français, c’était en raison de mon origine asiatique.

Je ne regrette pas d’être venu. Le Québec est une province magnifique, et idéale pour le tourisme ou la fête. C’est bien quand on est de passage. Mais après deux ans, j’ai commencé à devenir de plus en plus malheureux dans cet environnement.

 Le Québec est une oasis de paix et de démocratie pour les réfugiés, et ceux qui n’ont pas eu de visa pour l’Europe. Le Québec est L’idéal pour les Français unilingues qui rêvent de vivre l’Amérique en Français.

 Pour les autres qui recherchent le dynamisme nord-américain, il vous manquera un « je ne sais quoi » et un gout d’édulcoré vous viendra éventuellement.

 Passionné d’histoire, Je comprends et respecte la situation du peuple Québécois, mais ne veut pas me sacrifier pour un combat qui n’est pas le mien.

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 23:45

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Environ 2 mois après mon test de citoyenneté, j’ai reçu une lettre me conviant à une cérémonie de citoyenneté au centre hellénique de Montréal le 11 Décembre 2014. 

Mélanie a pris sa journée pour pouvoir m’accompagner. Les rues étant complètement enneigées, il était difficile de trouver du stationnement. Nous nous sommes donc garés à HEC Montréal pour une vingtaine de dollars, et situé seulement à quelques blocs. 

Lorsque nous arrivons au centre, un agent nous demande la convocation et nous dirige vers un grand hall. Le bas, plusieurs files sont formées par ordre alphabétique pour diminuer l’attente. 

Une fois mon tour arrivé, je donne ma convocation, mon passeport, ma confirmation de RP et ma carte de RP. On me donne un magazine sur le Canada, un pins. A côté, une française a oublié un papier et doit retourner chez elle le chercher. 

Derrière nous, plusieurs centaines de chaises sont alignées en ordre. Des numéros sont apposés sur les premières rangées de chaises, correspondant aux numéros inscris sur les convocations. Les rangées du fond sont réservées aux accompagnants avec une limite de 2 par nouveau citoyen. 

Plusieurs minutes après l’heure prévue, du a un retardataire,  la cérémonie commence avec l’entrée officielle du juge de citoyenneté. Tout le monde se levé. La greffière fait un discours pour expliquer le déroulement. On nous annonce que les portes du hall sont barrées et que si quelqu’un sort, elle ne peut pas re-rentrer. 

La juge fait un discours en nous souhaitant la bienvenue, et nous félicitant d’avoir choisi le plus beau pays au monde et que nous deviendrons citoyens après avoir prêté serment. 

Alors que nous répétons le serment, des agents passent dans les rangées pour s’assurer que tous les applicants prononcent réellement le discours. 

Apres quelques applaudissements, nous sommes prêts à chanter l’hymne avant que plusieurs assistants juges arrivent pour distribuer les certificats de citoyenneté avec une efficacité déconcertante. Les 300 certificats sont distribués en moins de 10 minutes. 

La juge termine avec un discours. Aucun des nouveaux Canadiens n’a eu le même parcours pour arriver à cette cérémonie, mais tous partagent le même futur plein de promesse. 

A la fin de la cérémonie, nous avons pu prendre une photo avec la juge. 

Ce fut une belle journée de manière générale, clôturant quatre ans et demie de démarches et de dossiers, d’applications, de stress… 

Je suis soulagé d’être arrivé au bout de ces procédures, et de passer d’immigrant à citoyen.

Je suis né Français et resterai toujours attaché à mon pays d’origine.

Toutefois, j’ai choisi de devenir Canadien. Et Je suis fier de devenir citoyen du pays que j’ai choisi. 

J’ai toujours été attiré par l’Amérique et ai pendant longtemps voulu vivre aux USA. Finalement, j’ai eu encore mieux : Je suis devenu Canadien. Devenir Canadien est tout sauf une option au rabais.

Il y’a quelques mois, j’ai d’ailleurs refusé un transfert à San Francisco. Une décision folle, surtout en hiver, mais nous nous sentons vraiment bien au Canada. 

 

De la même manière, que je me sens Canadien, je réalise plus que jamais que je ne serai jamais Québécois. Le Québec est une nation distincte, un peuple à part.

Comment est ce qu'un sentiment d’appartenance serait possible lorsqu’on se sent perpétuellement étranger?

Et autant que j’aime le Canada et veut m’établir de manière permanente, je sais aussi que ce ne sera pas au Québec.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 23:15

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L'histoire d'un couple de Français qui vient tout juste d'aménager au Québec:

Le 1er AOÛT : Nous venons d'emménager dans notre nouvelle maison au Québec. C'est très beau ici. Tout est si immense et sauvage, et les montagnes sont si majestueuses. J'ai très hâte de les voir recouvertes de neige, et de voir le fleuve pris dans la glace.

Le 1er OCTOBRE : Québec est le plus bel endroit du monde. Les feuilles des arbres ont pris toutes les teintes possibles de rouge et d'orange. Nous sommes allés nous promener en montagne et nous avons vu des chevreuils. Quelles créatures gracieuses ! Ce sont certainement les plus beaux animaux de la création. Cet endroit est le paradis sur terre ! Je l'adore.

Le 1er NOVEMBRE : La saison de chasse au chevreuil commence bientôt. Je ne peux pas croire qu'on puisse tuer un si bel animal. J'espère qu'il neigera bientôt. J'aime vraiment le Québec (sauf en ce qui concerne ses lois sur la chasse, bien sûr. Mais, il est vrai que nature et sauvagerie vont un peu de pair...).

Le 1er DÉCEMBRE : Il a neigé hier soir. Nous nous sommes réveillés ce matin pour découvrir que tout était devenu blanc. Une vraie carte postale ! Nous sommes tous sortis et avons fait un combat de boules de neige. C'était vraiment le pied ! Quel bel endroit ! L'air est pur, tout est propre et blanc. C'est magnifique !

Le 10 DÉCEMBRE : Encore de la neige hier soir. C'est merveilleux ! La "charrue " nous a encore fait une petite blague dans l'entrée. (Les Québécois appellent "charrue" le chasse-neige qui pousse la neige hors des chemins. Une autre de leurs cocasses expressions si typiques...) Les Québécois sont sympas... De bons vivants qui aiment s'amuser malgré la neige et le froid, quoi !

Le 15 DÉCEMBRE : Encore de la neige hier soir. J'ai été un peu embêté hier parce que je n'ai pas pu sortir la voiture de la cour pour aller travailler. La neige, c'est très beau, mais j'avoue que je suis un peu épuisé de pelleter."Crisse de charrue", comme disent si typiquement les Québécois ! "Crisse" est un juron utilisé par les habitants de ce pays ayant une tradition catholique très imprégnée. Les habitants semblent l'utiliser assez fréquemment, à cause de l'hiver peut-être... À éviter quand même car il s'agit d'une expression vulgaire, me disent même les gens d'ici. Je crois que leur manque de vocabulaire amène les Québécois à utiliser ce juron plutôt que des expressions plus recherchées).

Le 21 DÉCEMBRE : Il est encore tombé de la merde blanche hier soir. Tu ne le croiras pas, mais j'ai des ampoules plein les mains à force de pelleter. Je crois que le gars de la "charrue" se cache dans un coin de la rue et attend que je finisse de pelleter pour remplir mon entrée de voiture. J'ai d'abord cru qu'il nous faisait ça parce que nous étions nouveaux dans le coin, mais je crois maintenant que c'est parce qu'il est fondamentalement " un calice de chien sale ". (" Calice de chien sale " est une expression parfois employée par les gens d'ici pour désigner les gens avec qui ils ont des conflits ou qu'ils n'aiment carrément pas.)

Le 25 DÉCEMBRE : Joyeux Noël ! "Hostie de crisse de temps des fêtes à "marde", comme ils disent parfois ici. Il est encore tombé de la tabarnac de neige "Tabarnac" est un autre juron catholique qui vient du mot "tabernacle"). Un Noël blanc, c'est bien beau, mais n'empêche que si jamais je mets la main sur le calice de chien sale qui conduit la charrue, je m'en vas y faire faire " un hostie de boutte " sur les coudes. (Autre expression typique, mais tu commences a t'en foutre, des expressions typiques...) Je ne comprends pas pourquoi ils ne mettent pas plus de sel (ils disent "calcium", ces cons de Québécois !...) sur les routes pour faire fondre la glace.

Le 27 DÉCEMBRE : C'est pas croyable, mais il est encore tombé de la crisse de neige hier soir ! Et ce matin, on se les gèle à se les fendre ! Ca fait trois jours qu'on n'est pas sortis de la maison, sauf pour pelleter la tabarnac d'entrée à chaque fois que le calice de chien sale passe avec son hostie de charrue ! On peut aller nulle part. Le char (Ils disent "char" au lieu de voiture parce qu'ils ont tous la bouche gelée) était pris dans une véritable montagne de neige. Quand j'ai eu enfin fini de tout gratter, le crisse de " bazou " (ça c'est une bagnole aussi, ils passent leur vie à filer des noms à la con aux bagnoles....) voulait pu partir à cause du frette ! Y faisait moins vingt-sept à matin, calice ! Ça se peut presque pas ! Avec le facteur vent à marde, ça faisait moins 44 Celsius ! Incroyable ! Tu vas pas pisser dehors avec un temps pareil, j'te jure ! Sauf que nous, il faut qu'on aille pomper l'eau à bras dans le hangar à côté... Si on avait su, on aurait acheté une maison avec pompe électrique et puits intégrés comme eux ! En plus d'être un peu cons, ils doivent pas avoir la bite grosse en hiver, eux-là ! Québec, pays des bites gelées ! Ha ! Ha ! Ha ! Ce midi, la gonzesse de la météo a annoncé qu'il ferait un peu plus chaud mais qu'il allait tomber 10 pouces de plus de neige "à soir"... Dix pouces, c'est la longueur de ma queue (sans blague !), et ça fait dans les 20 centimètres...

Le 28 DÉCEMBRE : La gouine de la météo se l'est mise complètement dans le trognon, la connasse ! On en a eu pour 24 pouces de c'te calice de marde-là ! 24 pouces, crisse de calice de tabarnac ! Soixante centimètres ! Non, mais tu te rends compte ? Ca sera pas fondu avant l'mois d'août, ça, calvaire ! Pis tu le croiras pas, mais la charrue est restée prise dans le banc de neige en face, pis l'hostie d'écœurant qui la conduit est venu cogner chez nous pour demander s'il pouvait emprunter ma pelle ! Après lui avoir dit que j'avais passé au travers six pelles pour pelleter toute la marde qu'il m'avait poussé dans l'entrée, j'y ai cassé la septième sur sa crisse de tête de d'épais !

Le 30 JANVIER : On a fini par sortir de la maison aujourd'hui. On a enfin pu se rendre à l'épicerie pour acheter de quoi manger, mais en revenant un calice de chevreuil s'est crissé devant le char pis je l'ai fessé. J'ai pour 3000$ de dommage ! L'hostie d'imbécile m'a vu arriver, j'ai klaxonné, mais y est resté la à nous regarder foncer su lui comme un crisse d'innocent ! Comment ça se fait que les hosties de chasseurs les ont pas tous tués au mois de novembre, ces hosties de pourritures-là ? J'ai jamais pensé qu'un animal puisse être si stupide !

Le 1er MAI : J'ai emmené le char au garage. Y'est plein d'hosties de trous ! Plein, d'un boutte à l'autre, calvaire ! Y a pas six pouces carrés qu'y a pas de rouille, calice, à cause de l'hostie de calcium qu'ils mettent partout dans les chemins, c'te gang de tabarnac d'épais-là ! Ça peut ben leu coûter cher de vivre icitte, hostie de calice ! Y scrappent un char par année, c'est sûr, à marcher d'même, gang de tabarnac !

Le 30 MAI : Marie-Maude pis moé, on a décidé de crisser notre camp en France. La neige a même pas fini de fondre dans le boés que les hosties de maringouins (ça c'est des putains de moustiques qui te font des cloques comme des balles de tennis) pis les tabarnac de mouches noires commencent à sortir (ces mouches-là, tu peux pas le croire elle te bouffent le steak sur le dos...). On peut même pas prendre une bière dehors sans n'avoir plein 'à face, calice, moi qui voulait profiter de mon beau lac ! J'en ai plein le cul du Québec et des hosties de Québécois ! J'peux pas comprendre qu'y aille du monde assez innocent pour rester dans un crisse de trou pareil !

 

On se calme...c'est de l'humour

 

Bonne année!

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:48

queteux

 

Le Québec aura droit à une somme record de 9,5 milliards de dollars en paiement de péréquation de la part du gouvernement fédéral en 2015-2016, une hausse de 235 millions comparativement à l'exercice financier en cours.

 Au cours de la dernière décennie, les paiements de péréquation versés au Québec auront donc doublé, passant de 4,79 milliards de dollars en 2005-2006 à 9,521 milliards l'an prochain, un signe indéniable que l'économie québécoise n'arrive pas à combler l'écart qui la sépare de celle des provinces les plus riches, comme l'Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan, selon des chiffres du ministère fédéral des Finances obtenus par La Presse.

 

Le ministre des Finances, Joe Oliver, doit confirmer l'ampleur des montants de péréquation qui seront versés aux provinces les moins riches aujourd'hui, alors qu'il rencontre ses homologues provinciaux au centre-ville d'Ottawa

 En tout, six provinces auront droit à des paiements de péréquation, un programme fédéral qui permet de redistribuer la richesse nationale entre les provinces les moins bien nanties afin de les aider à offrir des services publics de qualité comparable à ceux qui sont offerts par les provinces plus riches sans avoir à taxer leur population plus que la moyenne nationale.

 Outre le Québec, les autres provinces sont l'Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba. En 2015-2016, Ottawa versera en tout 17,342 milliards de dollars à ces provinces. Le Québec obtiendra la moitié de cette somme. L'Ontario, qui a commencé à recevoir des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire en 2009-2010, touchera 2,363 milliards au cours du prochain exercice financier. Les autres provinces moins riches se partageront le reste du pactole.

 En tenant compte du transfert canadien en matière de programmes sociaux, du transfert canadien en matière de santé et de la péréquation, le Québec obtiendra 20,3 milliards en transferts d'Ottawa en 2015-2016, soit presque le même montant que l'Ontario (20,4 milliards), même si cette province compte 5,4 millions d'habitants de plus.

 PAIEMENTS DE PÉRÉQUATION AU QUÉBEC

2005-2006 : 4,7 milliards

2006-2007 : 5,5 milliards

2007-2008 : 7,1 milliards

2008-2009 : 8,0 milliards

2009-2010 : 8,3 milliards

2010-2011 : 8,5 milliards

2011-2012 : 8,1 milliards

2012-2013 : 7,7 milliards

2013-2014 : 7,8 milliards

2014-2015 : 9,2 milliards

2015-2016 : 9,5 milliards

 

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 02:04

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Article paru dans l'express

L'avenue du Mont-Royal, l'une des plus célèbres artères de Montreal, qui grimpe doucement vers la Montagne (le mont Royal) a bien changé en quelques décennies. Fini les menus du midi à 5,99 dollars (fèves au lard et french fries, ketchup et relish inclus) et les boutiques de linge "à rabais". Même l'Aubainerie, le populaire "magasin à rayons", a rafraîchi ses stocks et modernisé ses espaces clients. Ce faisant, elle a aussi monté ses prix. Aujourd'hui, pour se vêtir élégamment sur l'avenue, on achète des créations locales ou importées (surtout européennes) en grignotant des macarons. 

Même la poutine, la spécialité gastronomique du Québec, qu'on ne présente qu'à ceux qui n'ont jamais mis le pied dans la belle province, a l'air de lever le nez sur son passé graisseux (frites baignant dans une sauce brune et parsemées de "crottes" de fromage). Désormais, on vous la sert garnie au foie gras et nappée de Pied de vent (fromage québécois artisanal). L'avenue Mont-Royal se trouve au coeur du Plateau, magistralement dépeint par le célèbre auteur québécois Michel Tremblay dans ses romans et ses pièces de théâtre. Ce quartier, autrefois habité par des ouvriers francophones, loin des demeures cossues des patrons anglophones situées plus à l'ouest, est passé d'une ambiance populaire et familiale à celle d'un ghetto à bobos. Les urbanistes parlent de "gentrification" d'un quartier. Il y a de cela, mais pas seulement. 

Le Français est bien équipé

Arpentez l'avenue à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, vous y croiserez immanquablement des grappes de jeunes en doudoune Canada Goose et en bottes Sorel, sac à dos Quetchua négligemment porté sur l'épaule. Et si vous demandez l'heure à l'un d'eux, vous savez déjà qu'il vous la donnera avec l'accent de Neuilly-sur-Seine ou de Toulouse, en écrasant sa clope sur la chaussée (car les Français fument encore beaucoup par rapport aux Québécois). Bref, l'avenue du Mont-Royal est devenue LE repaire des Français installés au Québec. 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: la communauté hexagonale du Québec s'est accrue de 72% en dix ans. Et sur les 100 000 expatriés vivant à Montréal, environ 28% choisissent le Plateau pour sa qualité de vie indéniable, qui répond à leurs habitudes de vie ­ surtout alimentaires. Boulangeries, boucheries et petits cafés ont en effet détrôné les grands supermarchés d'alimentation. Un phénomène auquel ils ne cessent, d'ailleurs, de participer; ce sont précisément les immigrants français qui sont à l'origine de tous ces petits commerces. 

Le débat houleux sur la Charte identitaire québécoise qui a divisé la province à l'automne dernier a eu, entre autres effets, celui de faire émerger dans les médias la question de la francisation du Plateau (et de Montréal plus largement). "L'occupation massive d'un quartier par une communauté culturelle, quelle qu'elle soit, a toujours le même effet pervers: cela crée un ghetto, analyse Luc Larrivée, un Québécois de 48 ans qui a toujours vécu sur le Plateau, par ailleurs très francophile et ouvert sur les différentes communautés culturelles. Et malheureusement, cette concentration peut provoquer un rejet fâcheux de la part des Québécois purs et durs!" 

Normal, diront les anthropologues, pour un peuple minoritaire qui a dû (et doit encore) se battre farouchement pour défendre sa langue et sa culture dans un pays majoritairement anglophone. Le spectre de l'assimilation culturelle sommeille toujours dans l'inconscient collectif des Canadiens français. 

Dans les cafés, "clients comme employés sont parfois tous Français"

"Sur le Plateau, dans certains party du vendredi ou du samedi soir, il n'y a que des Français", s'étonne Naïs Hémon, une étudiante québécoise d'origine française. C'est comme s'ils recréaient une microsociété entre eux, sans vraiment s'intéresser à la culture du pays où ils vivent. Même si ceux-ci sont surtout des PVtistes. En colocation avec d'autres compatriotes, ils décrochent facilement une jobine dans une boutique ou un café du coin. Du coup, clients comme employés sont parfois tous Français! De quoi redonner une nouvelle jeunesse à l'expression bien connue de "maudits Français". 

Le Français est snob

Alors, est-ce qu'il "Y'a trop de Français sul' Plateau"? C'est en tout cas le tube du moment. La "toune" s'est propagée à toute allure sur YouTube. Plus de 100 000 visionnements en moins d'un mois! Son auteur, Fred Fresh, un jeune concepteur publicitaire et musicien français, y chantonne, sur un ton badin et volontairement provocateur, tous les clichés véhiculés sur les Français vivant à Montréal ­ et sur le Plateau en particulier. Sur la vidéo, il sautille, une baguette de pain à la main, dans différents lieux bien connus du quartier: "Mon quartier a des airs de territoire occupé par une bande de snobinards qui travaillent dans la com..." 

"Cette "toune" c'est l'histoire des Français qui se moquent des Français qui habitent sur le Plateau, résume Fred Fresh. Une tendance qu'on observe surtout chez les immigrants des anciennes générations qui s'approprient l'idée originale d'être venus vivre au Québec et la refusent aux immigrants récents. Ce phénomène d'auto-exclusion culturelle est typiquement français. Les immigrants d'autres pays démontrent souvent plus de solidarité et d'empathie à se retrouver en terre étrangère et se tiennent les coudes." 

Quoi qu'il en soit, si vous trouvez qu'il y a trop de compatriotes sur le Plateau, il existe une solution: changez de quartier! A Montréal, ou ailleurs au Québec, ce n'est pas l'espace qui manque...  


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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:42

Article paru dans la presse

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201410/07/01-4807009-reduction-des-depenses-de-quebec-regardez-vers-lontario.php

 

À l'époque de Lucien Bouchard, il était de bon ton de casser du sucre sur le dos de l'Ontario. Les deux provinces se rapprochèrent par la suite; un axe McGuinty-Charest était plus évident.

Mais on risque d'entendre davantage parler de l'Ontario, dans un autre contexte, dans les prochaines semaines.

Quelle direction prendra le comité qui doit cibler 3,2 milliards à supprimer dans les programmes gouvernementaux? Regardez vers l'Ontario, confie-t-on. Un échange bien fugace hier avec Claude Montmarquette révèle que les comparaisons entre les finances publiques des deux provinces font l'objet de mises à jour. Le document était truffé de comparaisons avec le principal partenaire commercial du Québec. Depuis, l'Ontario «a traversé une crise économique plus sévère que nous, leur industrie était plus à risque», convient facilement Claude Montmarquette.

 

En dépit des déboires plus récents de nos voisins, bien des comparaisons tiennent toujours la route. En marge de son budget de juin, le ministre Carlos Leitao avait relevé que le poids des dépenses des administrations publiques dans l'ensemble de l'économie était toujours beaucoup plus important au Québec qu'en Ontario. En tenant compte du gouvernement provincial et des municipalités, les «dépenses publiques» au Québec comptent pour 28,7% de l'économie. En Ontario, c'est 22,2% pour 2013-2014. Le Québec est toujours bien moins riche que sa voisine, soit 44 595$ par habitant en 2012 contre 50 209$ en Ontario. Le tiers de la dette québécoise vient des déficits cumulés; c'est le quart en Ontario, même si la province a traversé des années de lourds déficits. La dette des déficits cumulés est plus importante en Ontario qu'au Québec, soit 167 milliards contre 119 milliards, mais ce doit être mis en perspective du fait que les Ontariens sont plus nombreux et plus riches. Dans une étude plus récente, le Fraser Institute relève que la dette directe en pourcentage du PIB atteint 49% au Québec, qui se démarque clairement des autres provinces à ce chapitre. L'Ontario est à 37,4%.

L'étude de Robert Gagné, qui dirigeait un groupe qui réunissait Claude Montmarquette, Pierre Fortin et Luc Godbout, a un peu vieilli. L'Ontario n'avait pas traversé encore les années de lourds déficits. Mais la toile de fond, la comparaison constante entre les choix de Québec et de Toronto, tient toujours la route. Dans des secteurs comme l'aide aux entreprises, l'agriculture et les transferts aux municipalités, le Québec dépense bien plus que son voisin.

Le constat du document Le Québec face à ses défis était percutant: le panier de services publics est toujours plus généreux au Québec. Même quand les deux provinces financent la même activité, la contribution du Québec est toujours plus importante.

Ainsi, si le Québec s'alignait sur l'Ontario pour définir le panier de services à sa population financés publiquement, il dépenserait annuellement 17,5 milliards de moins. Le Québec finançait 26% plus de services publics que l'Ontario, une situation qui n'a guère varié depuis 2010, explique-t-on. À l'époque, les économistes avaient évalué les dépenses de programmes des deux provinces en éliminant l'impact des prix et des salaires différents. En tenant compte des populations respectives, le Québec dépensait 1,5 milliard de plus que l'Ontario en santé, 1,4 milliard de plus en éducation et 5,4 milliards de plus pour la famille et les services sociaux. En transports et en communications, le Québec paie 4 milliards de plus qu'il ne débourserait s'il rajustait le panier de services avec ce qui est offert aux Ontariens.

Déjà le Québec payait beaucoup plus pour ses services de garderie, un secteur où Québec a l'intention de changer bien des choses. Les subventions par place étaient de 4600$ au Québec en 2005, contre 3300$ dans l'ensemble du Canada et 2300$ en Ontario. Québec paie beaucoup plus que l'Ontario pour les soins de longue durée. Ici, 23% des places d'hébergement appartiennent au secteur privé, alors que c'est 80% en Ontario.

À cause des distances et du rattrapage d'années de négligence, le secteur des transports coûte aussi beaucoup plus cher au Québec. L'accélération des dépenses d'infrastructures, notamment, fait que le financement de cette activité coûte, toute proportion gardée, 4 milliards de dollars de plus au Québec.

Troisième en importance, l'écart de 1,8 milliard pour le traitement des entreprises vient en bonne partie de crédits d'impôt plus généreux au Québec pour l'investissement, la recherche et de développement des régions. Aussi, les contributions de Québec au secteur agricole creusent le fossé entre les deux provinces sous l'angle des finances publiques.

Québec dépense relativement 1,5 milliard de plus en éducation. C'était en 2009 et cette réflexion a servi d'appui à la décision de hausser les droits de scolarité, unique source de la différence entre les deux provinces.

À l'époque, le comité avait brandi une baguette magique: la tarification. Mais il est vite apparu que l'équilibre ne se trouvait pas dans le prix des permis de pêche. Le comité proposera de revenir aux missions fondamentales de l'État, la santé, l'éducation, la justice et la protection de la sécurité publique.

Le reste, dont le coût est souvent démesuré par rapport à notre voisin, est sur la table de travail du comité Robillard.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:36

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Article paru dans La Presse

http://affaires.lapresse.ca/pme/201410/29/01-4813691-entrepreneuriat-un-cancre-nomme-montreal.php

Quel serait le pire endroit au Canada pour démarrer ou faire croître une entreprise?

Cette année, c'est Montréal, selon la septième édition du classement général des villes mesuré par l'indice entrepreneurial développé par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI). La ville dont le maire veut qu'elle soit intelligente se classe 121e sur 121. L'an dernier, c'est Cornwall qui figurait en queue de peloton.

L'indice est calculé en mesurant 14 indicateurs regroupés en 3 catégories: la présence, qui représente l'importance et la croissance de l'entrepreneuriat et qui vaut un maximum de 25 points; les perspectives, qui jaugent l'optimisme et les plans de croissance et qui rapportent un maximum de 35 points; enfin, les politiques, qui évaluent les mesures prises par les administrations en matière d'imposition et de réglementation des entreprises et qui valent jusqu'à 40 points.

Piètre score de Montréal

Montréal ne récolte que 37,2 points, soit 12,6 points pour la présence, 12,3 points pour les perspectives et autant pour les politiques. Ce piètre score représente une baisse de 10,6 points par rapport à 2013.

À l'opposé, la banlieue de Calgary obtient 13,1, 23,1 et 34,6 points, ce qui la place au deuxième rang du classement général derrière Lloydminster, petite municipalité de quelque 20 000 habitants qui chevauche la frontière entre la Saskatchewan et l'Alberta.

Le classement met en lumière la solide performance des petites agglomérations pour stimuler l'entrepreneuriat. Seules les banlieues de Calgary et d'Edmonton ainsi que Regina se classent dans le top 10.

Si on ne considère que les agglomérations de moins de 150 000 personnes, on constate alors que le Québec figure au classement.

Si on inclut les trois grandes villes, cela place Thetford Mines et Saint-Georges au 11e et 12e rangs. Mentionnons que Rouyn-Noranda est 19e, Victoriaville, 23e, Rivière-du-Loup, 26e et la ville de Québec, 82e.

Des trois catégories d'indicateurs, c'est dans celle qui a trait aux perspectives que les villes québécoises font le mieux.

Les auteurs soulignent qu'un bon score reflète des systèmes d'impôt foncier moins déséquilibrés entre les secteurs résidentiel et non résidentiel.

Pour lire le classement complet: http://www.cfib-fcei.ca/cfib-documents/rr3337f.pdf

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CLASSEMENT DE QUELQUES GRANDES AGGLOMÉRATIONS

[Note sur 100 | Variation/2013]

Banlieue de Calgary : 70,8 | 3,2

Banlieue d'Edmonton : 68,1 | 3,9

Ville d'Edmonton : 60,7 | -0,2

Banlieue de Toronto : 9,7 | -4,7

Ville de Calgary : 59,1 | 4

Banlieue de Vancouver : 53,4 | -2,6

Banlieue de Montréal : 51,8 | -2,4

Ville de Québec : 50,1 | 3,7

Banlieue de Québec : 49 | -5,3

Ville de Vancouver : 48,1 | -2,7

Ville de Toronto : 6,4 | -3,2

Ville de Montréal : 37,2 | -10,6

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ILS ONT DIT...

«De façon générale, les grandes villes ne se classent pas en haut de ce classement, mais Vancouver (101e) et Toronto (110e) font mieux que Montréal. Il ne faut pas chercher longtemps pourquoi: le taux de taxation, la réglementation, les travaux qui n'en finissent pas de finir, tout ça ne favorise pas les affaires.» - Martine Hébert Vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

«À Montréal, l'entrepreneuriat ne fait pas partie de la culture des dirigeants. Le Conseil du patronat, la Chambre de commerce ne sont pas proactifs. Le maire Labeaume, à Québec, parle plus d'entrepreneuriat que le maire Coderre.» - Louis Jacques Filion Professeur titulaire, Chaire d'entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 03:28

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42 % : c’est là le maigre score obtenu par les Québécois à un test de connaissances générales à choix multiple réalisé par CROP à la demande de La Presse.

Comment appelle-t-on le XVIIIe siècle, qui a vu triompher la raison et le progrès sur l’obscurantisme et les superstitions ? Seulement 24 % des gens ont su répondre « les Lumières ».

Dans quelle ville l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche a-t-il été assassiné le 28 juin 1914 ? Même si la Première Guerre mondiale a eu 100 ans cette année et qu’on a abondamment parlé dans les médias de cet évènement qui en a été le prélude, seulement le quart des répondants savaient qu’il s’agissait de Sarajevo.

On pourra débattre pendant des heures de la pertinence des questions posées. Oui, il y avait des pièges. Non, le fait de ne pas connaître Arcade Fire n’est peut-être pas une tare majeure. Mais le plus grand océan ? Le père de la Révolution tranquille ? L’auteur de la théorie de l’évolution ?

« Ce coup de sonde a été fait avec un clin d’œil. On ne saurait prétendre avoir trouvé les 33 meilleures qui soient, mais le test a néanmoins été élaboré de façon sérieuse, avec l’aide d’un panel de gens très réputés dans leur domaine avec lesquels on a beaucoup débattu. »

— Youri Rivest, vice-président chez CROP

Qu’on se console : les Québécois ont majoritairement su répondre à certaines questions. Ainsi, 73 % des répondants étaient au courant que l’émeute de 1955 à Montréal est associée au nom de Maurice Richard. Sept répondants sur dix ont aussi su dire que la laïcité désigne la séparation de l’Église et de l’État (on en a tellement parlé !).

Si 72 % des gens ont été capables de répondre que Nelson Mandela a combattu l’apartheid (et non le communisme, par exemple), ce total cache cependant un fait assez préoccupant : seulement 47 % des gens de 18 à 34 ans le savaient, comparativement à 89 % des répondants de 55 ans et plus, qui ont sauvé l’honneur.

LES PLUS FORTS

Qui a le mieux réussi le test ? Ce qui est le plus déterminant, sans surprise, c’est la scolarité. Ensuite, puisqu’il faut bien le dire, c’est le fait… d’être un homme. Les hommes ont obtenu 48 %, comparativement à 37 % pour les femmes. Et heureusement qu’il y avait des répondantes plus âgées, « parce que ce sont elles qui ont sauvé les filles », signale Youri Rivest, de CROP.

Parmi les autres résultats qui frappent M. Rivest, il y a le fait que les non-francophones en savent beaucoup plus sur les questions internationales que les francophones. Les non-francophones, eux, « bloquent dès que les questions portent sur le Québec ».

Ainsi: 

– 80 % des francophones ont bien répondu Maurice Richard à la question des émeutes de 1955, pour seulement 43 % des non-francophones ;

 – 73 % des francophones ont répondu que Kébec signifie « là où le fleuve se rétrécit », comparativement à 52 % des non-francophones ;

 –  À l’inverse, 67 % des non-francophones savaient que le groupe qui contrôle la Syrie et le nord de l’Irak s’appelle État islamique, contre seulement 46 % des francophones.

Autre différence significative : les plus jeunes ont été plus nombreux à identifier correctement la planète la plus éloignée du Soleil : 24 % des gens de 18 à 34 ans ont répondu Neptune, alors que c’est seulement le cas de 9 % des 55 ans et plus. Ceux-ci, après tout, se sont fait dire jusqu’en 2006 que c’était Pluton (rétrogradée depuis au statut de simple planète naine).

En se penchant sur le score final, Youri Rivest se dit que les politiciens ont tout intérêt à ajuster leurs discours et leurs promesses en conséquence. « Quand un politicien annonce une deuxième révolution tranquille, il ne fera pas rêver grand monde si la moitié de la population ignore tout de la première. »

C’est aussi ce qui inquiète Normand Baillargeon, auteur de Liliane est au lycée – Est-il indispensable d’être cultivé ? qui a fait partie du panel ayant choisi les questions avec La Presse.

« Comment peut-on suivre l’actualité s’il nous manque autant de connaissances de base, si l’on ne sait pas, par exemple, ce qu’est une récession ? »

— Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal, chroniqueur et auteur

Se pourrait-il que la maigre culture générale des Québécois soit un terreau particulièrement fertile au discours populiste qui sévit de plus en plus ? se demande aussi M. Baillargeon.

Philosophe de formation, il a été consterné de constater que si peu de gens ont su dire quel philosophe, « tenu pour fondateur de la philosophie occidentale », est mort en buvant de la ciguë alors que l’indice contenu dans le libellé de la question était quand même assez énorme.

En même temps, M. Baillargeon ne manque pas de reconnaître qu’il a lui-même des carences, notamment en sport et en culture populaire.

« Je n’aurais pas eu 100 % à l’examen, admet-il sans détour. Pour le deuxième plus grand exportateur de pétrole après l’Arabie saoudite, j’aurais parié sur le Venezuela (alors que c’est la Russie) et je ne savais pas que Clara Hughes était la plus grande médaillée canadienne aux Jeux olympiques. »

« Il est certain que d’être cultivé, c’est un work-in-progress et non quelque chose d’achevé. »

L’IMPORTANCE D’UN « SOCLE COMMUN »

Louise Beaudoin, ex-ministre de la Culture, est convaincue qu’il est essentiel, même en cette ère de la surspécialisation, « d’avoir un socle commun de connaissances ».

« C’est quand même le paradoxe de la postmodernité. On a accès à toute la connaissance en un seul clic, mais on ne va pas la chercher », fait-elle observer, admettant pour sa part avoir des carences certaines en sciences.

On peut très bien comprendre que la personne qui n’a pas fini sa cinquième secondaire ait des connaissances limitées en histoire ou en politique, poursuit-elle. Mais que des universitaires aient mal répondu à tant de questions, cela la désole tout particulièrement.

« Ça s’est perdu dans les sables mouvants de la bureaucratie, mais rappelons-nous que le but premier de la grande réforme de l’éducation mise en place par le Parti québécois [en 2000] visait spécifiquement à rehausser le niveau de connaissances générales des Québécois… »

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 20:21

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Je suis tombé sur ce commentaire par hasard sur une opage Facebook:

PAGE DU QUEBEC!!!! PIS LES FRANCAIS BEN TROUVER VOUS DES PAGE FRANCAISE ICI ON EST AU QUEBEC.... 

(On admire au passage l'orthographe magnifique, ne vous laissez pas surprendre c'est habituel)

On parle souvent de la fameuse qualité de vie au Québec. Pour ma part, je trouve plutôt difficile de vous décrire la réalité.

Par quoi commencer ?

Par les automobilistes qui vous coupent la route a longueur de journée, le manque de courtoisie et de politesse perpetuel, ou les regards  «  Criss ton camp d’icitte » 

J’ai toujours été une personne civique et amicale mais n’ai jamais eu autant d’altercation que depuis mon arrivée au Quebec. Conduire a Montreal est simplement une epreuve du combattant, ou couper la voie aux autres ou bloquer touite la circulation en roulant a 80 dans la ligne de gauche est normal, par contre, le clignotant, l’angle mort sont inconnues au bataillon.

Je n’ai JAMAIS vu des aussi mauvais conducteurs qu’ici, autant agressifs, et dangereux qu’ici. Les cas de rage au volant sont extremement courants, au mepris de toutes regles de securité, de bon sens et surtout de la securite des autres. 

 

Les autres justement, ici, personne ne s’en soucie. L’attitude generale des gens est plutôt MOI MOI MOI MOI. Une dame bloque toute une alle a l’epicerie avec son gros caddie et vous regarde comme la peste quand vous lui demander « pardon » pour passer.

Tenez la porte aux gens derriere vous et regarder les passer sans meme vous regarder.

N’essayez pas de laisser qqun passer a une intersection, car il ne comprendra pas et vous engueulera car vous ne circulez pas. Svp, merci, bonne journée, sont des mots souvent oubliés au Quebec.  

 

Les regards… ces fameux regards, partout ou je vais. Ces gens qui se retournent lorsque je rentre dans une piece, qui chuchotent discretement a leur conjoint pour leur signaler la presence d’un « diffewent »

Ces gens qui vous devisagent de la tete aux pieds quand vous passez. Ces gens qui qui ne disent rien, mais qui vous crie avec leurs yeux : CRISS TON CAMP DCHEZ MOI, (traduction, degage de chez moi) 

 

Evidemment que ce n’est pas tous. Mais les gens normaux ne font pas le contre poid face a la majorite qui vous mitraille des yeux jour apres jour. 

 

Ce n’est pas visé contre une ethnie ou une culture en particulier mais plutôt contre tous ceux qui sont differents ; Musulmans, bien evidemment, sont les ennemis numero un. Les noirs font sursauter les gens en region. Les anglos ne sont pas bienvenus.

Amis Français « blancs », les gens ne se retourneront pas autant car la difference ne saute pas aux yeux

(sauf quand vous portez les sacs a main pour hommes) mais demandez a mes parents et a mes amis parisiens en visite : On vous le fera sentir pareil : MAUDITS FRANÇAIS PAS BIENVENUS.

Ces reflexions sur tous ces Français qui viennent au Quebec, les petits commentaires sur la situation economique sociale en France, les gens qui vous devisagent quand ils entendent votre accent. 

 

Alors oui, vous trouverez tjs le temoignage d’une algerienne ou d’un haitien qui vivient heureux, epanouis et integrés au fin fond de la Gaspesie. COUMBAYA mes freres. COUMBAYA. Demandez a ces gens ce qui se passent, quand ils sortent de leur bled, ou tout le monde les connait, et se sont habitués a eux.

Bien evidemment que TOUS les Quebecois ne sont pas fachos. Mais je parle de cette majorité, qui ne vous connait pas et qui vous fait sentir comme un extra terrestre. 

 

Alors oui, vous lirez souvent sur les forums Bisounours, les paroles de Falardeau :

« [...] que tu sois blanc, noir, bleu, mauve, jaune avec des pitons, j'm'en sacre! Tout ce que je veux savoir, c'est si t'es de notre bord. Pis si t'es de notre bord, t'es mon frère [...] ». 

Belles paroles. Mais on oublie souvent la fin de la chanson adressée a ceux qui ne sont pas de son bord :  

 

« Sinon J’thais… » 

 

Le Canada est reconnu pour etre un pays acceuillant, ouvert et tolerant. Le cliché du Canadien est qqun de tres sympathique, qui s’excuse sans cesse et qui dit : Eh.

Le Quebecois est tres loin de ce cliché. 

D’Ailleurs, comme la plupart des points negatifs du Quebec, vous ne les trouverez qu’ici. Que ce soit, les taxes, la qualité des routes et des infrastructures, la tolerance, l’harmonie. 

 

A vous qui me dites de Dégagez si je suis pas content: Bless your heart, vous avez raison et c'est ce que je fais. Mais je tiens a dire aux gens la réalité derriere les belles brochures d'immigration Quebec.


Aigri? je suis pas aigri. J’aime le Canada et ne regrette pas d’etre venu. Je vais rester au Canada et contribuer au succes de ce pays avec coeur et passion.

Mais si on m’avait dit tout ca avant de partir, j’aurais sauté la case Quebec et aurais évité bien des frustrations. 

  

Vous donner un temoignage vecu et reel, c’est ce que j’essaye de faire, qui, je l’espere, vous permettra de vous faire votre propre idée.

  
Le Quebec se depeuple année apres année. On fait donc appel a l'immigration. Pourtant Le Quebec est aussi la province qui perd le plus d'immigrants au profit des autres province.

Donc on vient en France nous chercher mais a l'arrivée c'est pas pareil. A vous de choisir, si vous voulez aller dans la province ou personne ne veut aller.


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