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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 02:48

 

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 Malade depuis 4 jours, le jeune homme n’a pas pu dormir de la nuit tenaillé par la fièvre et la toux qui l’a assaillie toute la nuit.

A 5h, il décide d’affronter le froid de ce petit matin de février en espérant réussir voir un docteur. Il arrive péniblement devant la clinique de la ville, ou déjà une vingtaine de personnes attendent devant la porte. Il se joint à la file d’attente sous la neige et le vent glacial. Il grelotte et se sens faiblir jusqu'à ce que les portes s’ouvrent enfin vers 8h.

15 minutes plus tard la clinique affiche déjà complet. Les malades restés dehors, devront revenir demain. Encore plus tôt surement, s’ils espèrent être soignés…

Non. Nous ne sommes pas dans un pays du tiers monde ou au fin fond de la Sibérie orientale. Non, ce n’est pas arrivé il y’a 50 ans.

…Ce jeune homme, c’est moi, et c’était ce matin, à Saint Eustache, QC, Canada, 11 puissance mondiale et réputée pour avoir un des meilleurs systèmes médicaux au monde.

Peut être surprenant pour la majorité des Français qui liront cet article.

Effectivement, à Paris, j’aurais pris rendez vous avec mon médecin traitant ou me serait présenté à son cabinet ou il m’aurait pris avec un peu d’attente. Si j’avais été trop mal, j’aurais appelé SOS médecins et ceux-ci se seraient déplacés  à mon domicile. Voici ce à quoi on est habitues.

Pourtant, mon cas n’a pourtant rien d’anormal ni d’isolé au Québec.

Comme plus de 2 millions de Québécois, je n’ai pas de médecin de famille et doit donc me rendre à une clinique sans rendez vous pour espérer être soigné lorsque les médicaments achetés en vente libre ne sont pas assez fort pour me soulager.

Privilégié d’avoir été accepté ce matin, je m’enregistre donc dans la salle d’attente et vais m’assoir sur l’une des rangées de sièges. L’attente me parait interminable.

Seuls 2 docteurs se relaient pour tous les patients rentrés plus tôt, certains d’entre eux passant 2 fois, rendant l’attente encore plus longue.

Certains patients sont exaspérés et comme 300 000 autres patients au Québec chaque année, ils quittent la salle d’attente sans être auscultés.

Mon tour vient enfin, peu avant midi, soit 5h âpres mon arrivée a la clinique. Un peu long pour une bronchite…

 

Je ne remets pas la qualité des soins en cause qui est par ailleurs excellente, même si elle varie selon le médecin (car les médecins au Québec, c’est comme une boite de chocolat….)

Je suis un jour tombé sur un médecin Roumain qui ne voulait rien me prescrire pour la fièvre en me recommandant de boire beaucoup d’eau et de bien me reposer.

Euh oui…je suis d’accord, mais faire la queue pendant 5h pour me faire dire bois de l’eau et dors…c’est parce que c’est un peu ce que j’ai fait pendant une semaine avant de me résigner à venir vous voir… Exception à part donc, les soins et les équipements sont en général excellents au Québec.

Ce n’est pas la que le bât blesse. Mais la pénurie de médecins s’est encore aggravée de 45 % cette année, et laisse les cliniques et hôpitaux en manque de personnel criant.

Un poste de médecin de famille sur cinq est laisse vacant. Une situation qui s’aggrave d’année en années laissant la médecine familiale en crise totale.

Pourtant les jeunes médecins Québécois quittent le Québec de manière massive.

50 % des étudiants de l’école de médecine McGill iront exercer dans une autre province.

En 2005, 57 médecins spécialistes ont quitté le Québec.

 

De 1996 à 2000, la province a perdu 653 médecins dont la moyenne d'âge était d'environ 41 ans. On comprend aisément pourquoi quand on sait qu’ils seront rémunères 150% plus dans d’autres provinces Canadiennes.

Par ailleurs, les médecins immigrants doivent passer un parcours du combattant pour pouvoir pratiquer au Québec. Et même si on comprend bien évidemment pourquoi, peut être que les choses pourraient être facilitées surtout lorsque les médecins viennent d’Europe.

Un médecin urgentiste Français s’est vu refusé l’extension de son visa temporaire l’année dernière dans l’un des hôpitaux de Montréal.

A ne plus rien y comprendre…

Faut-il faciliter les équivalences ? Faut-il rendre la formation de médecine plus accessible ? Faut-il privatiser les soins ? Est-ce que le gouvernement du Québec doit faire plus pour retenir ses jeunes diplômés ?

Autant de questions qu’il n’est pas à un jeune Français installé depuis 2 ans de répondre.

Me reste seulement, le gout amer dans la gorge à chaque fois que je tombe malade, de constater l’allure tiers monde d’un système de santé de réputation mondiale et absolument indigne d’un pays civilisé.

Alors oui, les frais sont pris en charge. Mais à quel prix ?!

Les taxes Québécoises, parmi les plus hautes au pays ne devraient elles pas garantir un système médical convenable ? Pourquoi les autres provinces font mieux que nous ?

Moralité : Mieux vaut ne pas tomber malade au Québec et vous serez en forme.

Source :http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200906/16/01-875935-les-jeunes-medecins-quittent-le-quebec.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 19:33

 

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En France le terme de banlieue est rarement flatteur. Quoiqu’il y’ait évidemment des exceptions, comme Neuilly, les Yvelines et j’en passe, on assimile souvent le terme aux fameuses cités dortoirs, souvent symboles de précarité sociale et de criminalité.

A seulement  quelques minutes de distance, un monde semble pourtant les séparer des quartiers chics du centre ville.

En Amérique du Nord, la tendance est à l’inverse. On travaille dans les centres d’affaires du centre ville mais si on peut se le permettre, on habite dans les fameuses « Suburbs »

On y trouve des quartiers récents, cossus et sécuritaires, de belles maisons avec jardins, et une qualité de vie privilégiée entre centres d’achats gigantesques et terrains de sports.

La population aisée y recherche espace et tranquillité en périphérie des grandes villes.

Néanmoins, l’éloignement du centre ville exige souvent une voiture.

A l’image de la défense à Paris, beaucoup des centres ville Nord Américains sont déserts en soirée et les fins de semaine. Je pense à Saint Paul dans le Minnesota notamment, à Dallas, Phoenix etc.

Montréal est cependant une des rares villes ou le centre ville est encore largement habité et  plein de vie et d’attractions en tout temps.

Sa proximité avec le Vieux Montréal, les attractions de la rue Sainte Catherine en font un lieu incontournable et palpitant. La valeur immobilière y est d’ailleurs excellente.

 

Que ce soit pour boire un verre sur une des terrasses de la rue Crescent, lécher les vitrines ou se faire une bonne table rue de la montagne, parcourir les couloirs du centre Eaton ou écouter un concert place des Arts, Downtown Montréal porte bien son nom de Centre de la ville.  Un lieu animé et vivant au cœur de l’action, ou il fait toujours bon vivre.

Néanmoins, même Montréal ne semble échapper à l’exode de sa classe moyenne vers la banlieue. « Un drame inouï pour l’économie Montréalaise » comme le déplorait récemment le chef de projet Montréal Richard Bergeron dans la presse locale.

Des données de l’institut de la statistique du Québec (ISQ) parues la semaine dernière démontrent que 61 000 personnes ont quitté Montréal l’an dernier pour une autre région du Québec alors que seulement 39 000 personnes y ont emménagé. Soit un déficit de  22 000 citoyens Montréalais au profit de la banlieue. Tendance qui s’accumule chaque année depuis une décennie.

Les classes moyennes capables d’accéder à la propriété qui partent pour la proche banlieue sont compensées par des immigrants en première phase d’intégration avec peu de ressources financières. La population de Montréal n’est donc pas en train de décroitre. Cependant on observe que Montréal devient une ville très multiculturelle issue d’immigration récente, les allophones y seront même majoritaires dans une dizaine d’années.

Généralement, les gens ne vont pas très loin, ils s'établissent dans le secteur qui se trouve juste de l'autre côté du pont où ils résidaient auparavant.

Les banlieues les plus prisées sont les Lanaudière (Terrebonne, Repentigny..) suivies de prés par les Laurentides (St Eustache, St Jérôme, Blainville), Laval et la Montérégie.

(Longueuil, Brossard, Boucherville, La Prairie…)

La recherche de tranquillité, d’espace et un marche immobilier plus moderne et abordable explique souvent l’exode des familles vers la banlieue.

Le tracas du trafic et la détérioration des ponts ralentissent le marché immobilier de la rive sud au profit de la rive nord plus accessible.

Apres avoir habité à Montréal pendant un an, j’ai choisi de m’installer dans les Laurentides. J’y trouve la qualité de vie bien supérieure, le long du Saint Laurent, toujours proche de la forêt et des reliefs avoisinants. Les attractions du centre ville sont à moins de 30 minutes.

La vie dans un duplex des années 50 au plateau n’était pas pour moi. De plus, l’aura et le prétendu prestige d’une adresse parisienne intra muros n’existe pas à Montréal. Oui, le plateau est tendance et le centre ville et le vieux Montréal sont superbes. Mais l’étiquette de vrai Parisien n’à pas lieu d’être à Montréal face à tous les attraits des banlieues. L’ile de Montréal présentera toujours des avantages indéniables, mais l’exode du 514 vers le 450 prouve que la vie est tout aussi belle de l’autre coté du Saint Laurent.

Vive la banlieue ?

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 18:44

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Hier matin, a 4h15 du matin, Jack Layton, Chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD) est décèdé d’un cancer de la prostate.

Apres s’être retiré de la vie politique le 25 Juillet dernier, il perd son combat contre le cancer moins d’un mois après.

A la tète du NPD depuis 2003, Jack Layton avait crée la surprise en mai 2011 en remportant 103 sièges dont 59 au Québec et ainsi devenir chef de l’opposition officielle. Jack-Layton-007

Homme politique progressiste, simple et proche des gens, Jack comme se plaisent à l’appeler les Québécois est ne a Hudson au Québec. Il va à l’université de McGill avant que sa famille déménage à Toronto comme des centaines de milliers d’autres Québécois Anglophones chassés par la loi 101 en 1970.

Il gardera toujours une place spéciale pour le Québec dans son cœur, et aura une attention particulière pour les Québécois dans la lettre de testament qu’il écrit avant de s’éteindre. Il s’adressera aux Québécois d’une part, et aux Canadiens de l’autres, leur adressant a tous remerciements, encouragement et message d’espoir dans un message émouvant.

 

Je profite de ce départ précipité pour vous parler un peu plus des partis politiques majeurs au Canada.

 

Le Parti Conservateur : Parti au pouvoir, dirige par Stephen Harper, actuel premier ministre du Canada, les conservateurs sont de droite et …conservateurs. Equivalent de l’UMP en France ou des Républicains aux USA, ils sont très populaires dans l’Ouest Canadien, notamment en Alberta, dans les prairies et dans l’ouest de l’Ontario, ou l’on retrouve une population plus traditionnelle. PC 081020liberal-affiche 8

Le Parti Liberal : Parti de Gauche, équivalent du Parti socialiste Français, le parti Liberal est un parti historique, prenant ses racines dans les réformistes du XIX siècle.

Longtemps au pouvoir de manière presque naturelle, il devient parti officiel d’opposition avant l’émergence historique, fameuse marée orange du NPD en mai dernier. Très populaire parmi les populations immigrées des grandes métropoles, notamment Toronto ou Vancouver.

 

Le NPD : Equivalent du Modem, les nos démocrates sont de gauche, même si tires vers le centre depuis l’arrivée de Jack Layton en 2006. Parti progressiste, prêt au compromis pour le meilleur du pays, ils sont très proches de l’environnement et des gens. Passant de 1 siège au Québec a 59 en 3 ans, Le NPD a crée la surprise en devenant parti d’opposition en battant le Bloc Québécois sur son propre sol.

  

Duceppe PQlogoLe Bloc Québécois : Parti souverainiste et social démocrate, le Bloc est à mon opinion, un mélange de FN à certains moments (envers les anglophones) et de Parti communiste à d’autres. Je ne vais pas me faire d’amis en écrivant de telles bêtises, car les souverainistes sont encore nombreux au Québec. Militant pour un Québec indépendant, ces nationalistes français ne sont présents que dans les circonscriptions du Québec bien évidemment.

Affaiblis par les 2 referendums négatifs  le Bloc s’affaiblit d’années en années avant la déroute de mai 2011 face au NPD, n’obtenant que 4 malheureux sièges et menant a la démission de leur Chef Gilles Dieppe. Même si le débat souverainiste reste largement légitime ? Et d’actualité, le bloc Québécois est en période de reconstruction.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:39

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Locataire depuis mon arrivée en Juin dernier, je m’estime chanceux d’avoir pu trouver un logement plus que décent rapidement. Néanmoins, cette situation ne pouvait rester que temporaire, devenir propriétaire étant l’un de mes objectifs principaux en m’installant au Québec. Travaillant dur et économisant depuis plusieurs mois, j’ai enfin pu réaliser mon projet d’achat, et ai trouve un magnifique Condo dans ma région préférée : les Laurentides.

 

L’accès à la propriété au Québec est largement plus accessible que sur le vieux continent, ou des années de travail et d’économies laborieuses, ne vous permettent pas de payer les seuls frais de notaires. A 10 000 euros le mètre carre dans la ville lumière, vous n’aurez en dessous de 150 000 euros qu’une place de parking ou un minuscule studio insalubre sous les toits.

 

La première étape dans l’achat d’une propriété est de se faire pré-approuver par la banque, en consultant son banquier directement ou par l’intermédiaire d’un courtier.

Le pré approbation d’une hypothèque permet entre autres de se faire une idée sur le budget qu’on peut se fixer mais aussi de se garantir un taux pour 30 à 120 jours selon les banques.

 

Client fidèle à la Banque Royale depuis mon arrivée, j’ai pris rendez vous avec ma banquière qui m’a demandé mon T4 de l’année passée et fait le point sur mes crédits et l’état de mes comptes. Mon pré approbation m’était envoyée sur mon téléphone l’après midi même.

 

Ayant fait de longues recherches depuis des mois sur internet par le biais de mls.ca  (site de courtiers immobiliers) et de du.proprio (site de particuliers), j’avais fait un pré sélection attentive des propriétés m’intéressant.

 

Pré-approuvé, je prends rendez vous pour 2 visites le mardi, l’une après l’autre.

Séduit par les 2, je fais mes offres et rentre dans le jeu des négociations, me retrouvant des le lendemain avec une contre offre intéressante pour l’un des 2 condos.

Je renvoyais une offre finale le soir même par fax et partais dans le Vermont profitant de Canada Day férié. En rentrant le vendredi, je trouvais un email ayant pour titre FELICIATIONS.

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Me voila donc l’heureux propriétaire d’un très joli condo de 814 pi ( 75 mètres carre) à Saint Eustache, le long du Saint Laurent et en pleine foret des Laurentides, à seulement 30 minutes du Centre ville de Montréal, loin de l’agitation et des inconvénients qui m’ont tant déçus à Montréal.

Un magnifique plancher de bois franc, avec 2 chambres, air climatisé, aspirateur central, 2 balcons, 2 places de parking et une belle cheminée au bois.

 

Pour qualifier à une hypothèque, une mise de fond de 5% est suffisante. Les frais de notaires peuvent être aussi bas que $1000. On est bien loin des sommes astronomiques des hypothèques Françaises.

 

Au Québec, une taxe supplémentaire est à prévoir, la fameuse Taxe Bienvenue, non pas pour vous la souhaiter mais bien en référence à son créateur Jean Bienvenue.

A l’époque ou le fédéral avait coupe ses aides financières à la belle province, cette taxe était une source de revenus supplémentaires aux municipalités. Celles-ci…l’ont depuis maintenue, et on comprend bien évidemment pourquoi.

Voila une exception Québécoise, suivant la tradition des taxes taxes du Québec, dont on se passerait bien mais avec laquelle il faut faire.

 

Une inspection faite par un professionnel est également conseillée mais pas obligatoire.

Il faut compter environ $500.

 

J’ai opté pour une hypothèque à taux fixe sur 5 ans à 3.64%. Mon taux étant garanti 60 jours, j’en ai donc bénéficier alors même qu’il montait a plus de 4% quelques jours plus tard !

 

Il faut compter l’assurance d’hypothèque obligatoire, et ajouter les taxes mensuelles et scolaires, plus les frais de propriété pour avoir ses mensualités totales.

 

Les non résidents peuvent aussi qualifier à une hypothèque, avec une mise de fond minimum de 10%.

 

Autre solution intéressante pour les personnes ayant cotisé depuis longtemps sur un REER, il est possible d’utiliser ce compte retraite déductible d’impôts, pour un premier achat immobilier par le biais du Régime Accession à la Propriété. (RAP) sous réserve que les fonds soient sur le REER depuis au moins 3 mois.

Chaque travailleur est donc presque admissible à une hypothèque, s’il a déjà cotisé plusieurs années à son régime de retraite et utilise cette somme comme mise de fonds !

 

La signature est prévue à la fin juillet chez le notaire.

 

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Mais voila, ayant re-signé un bail d’un an pour le 1 er Juillet, il me fallait trouver un sous locataire qui reprenne mon bail en cours pour 11 mois !

J’ai mis une annonce sur kijiji avec de belles photos. Je m’inquiétais un peu car je ne peux me permettre de payer 2 loyers !

2 jours plus tard, a ma première visite, le gars a été enchanté et a repris l’apparte avec plaisir en l’état. Je suis donc bien soulagé, son dossier étant approuvé par ma propriétaire, la transition se fera parfaitement.

 

Acheter mon premier condo n’aura donc pris pas plus d’une semaine. Je suis vraiment reconnaissant et chanceux que les choses se soit si bien passées.

Devenir propriétaire était mon objectif principal et je suis vraiment heureux d’y être enfin parvenu. Un beau chemin parcouru quand on pense à mes 3 valises de 25kg a l’aéroport Trudeau il y’a juste un an et un mois.

Il est certain que m’expatrier au Québec m’a permis d’accomplir certaines choses plus vite qu’en France. Mon train de vie est bon et les choses avancent vite.

Je me sens vraiment bien ici et il me tarde de m’installer pour de bon, dans cette magnifique région des Laurentides.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 08:13

 

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Ayant quelques jours pour le week end de Pâques, j’en ai profité pour aller visiter ma famille aux Etats-Unis. L’occasion pour moi de vous parler un peu du passage aux douanes américaines depuis le Canada en tant que Résidant permanent.

 

En prenant la 15 sud pendant une cinquantaine de minute sur la rive sud de Montréal, on arrive à Saint Bernard de Lacolle, à la frontière américaine plus connue sous le nom de « Blackpool US boarder ».

 

DSC04857A l’approche de la frontière signalée par des panneaux invitant à ralentir, on arrive a une sorte de péage avec plusieurs guichets. La voiture est filmée, les plaques photographiées.

Je donne mon passeport Français à l’officier, avec ma carte de Résident.

Il me pose quelques questions de routine, sur ma destination, la raison, qui je vais voir exactement, a qui appartient le véhicule, comment j’ai obtenu la citoyenneté Française, depuis combien de temps je vis a Montréal, ou est ce que j’ai appris mon anglais, combien de temps j’ai vécu aux USA.

 

J’apporte des Bières Canadiennes à mon cousin, je les déclare donc, mon coffre est ouvert et inspecté. Mon sac est fouillé jusqu’au nombre de T-shirts  et sous vêtements de rechange pour voir si ca corresponds à la durée du séjour.

Il trouve une grosse enveloppe  de Cash et m’en demande la provenance.

Croyant avoir fait une belle trouvaille, il me demande : «Eh! What’s that big envelope with all that cash?”

Je lui souligne qu’il n’a pas tant que ca, malgré l’épaisseur apparente.

La somme est pourtant inscrite dessus. $350 pour la plupart en…billets de $1 !!!!!!!!!! J

Pourquoi en billets de $1 ? Les pourboires !!

 

Les présentations étant faites, je suis dirigé vers le poste de 2 ème inspection. On m’invite a stationner mon véhicule, remettre les clés a un officier voiturier (Oui, pas très glorieux, il a pas du être sage) surtout en cette fin d’avril, ou il NEIGE a la frontière, et oui le froid Canadien ne s’arrête pas juste a la frontière dommage.

 

Je rentre dans le bâtiment ou déjà plusieurs personnes attendent. Pas de numéro à prendre, apparemment on va juste m’appeler.

Il y’a plusieurs guichets et les officiers appellent les gens qui attendent au fur et a mesur. Une trentaine de minute plus tard, un officier m’appelle.

Assez des stéreotypes, NON l’officier n’est pas agressif ni arrogant. Il est très amical, ne pose presque pas de questions et n’est en tout cas pas désagréable comme le prétende tous les frustrés de touristes Français, pour qui ça se passerait peut être mieux si ils apprenaient 3 mots d’anglais.

Je remplis le formulaire vert d’exemption de visa. Il faut indiquer l’adresse de destination.

Je lui dit que je suis pas sur du numéro. Il me dit que ce n’est pas grave. On me prend aussi mes empreintes de la main droite sur une machine tactile. Je passe ensuite à la caisse, comme dans un parc d’attraction. C’est $6, one ne sait pas trop pourquoi mais bon, on nous redonne les clés et un ticket laissez passez imprimé sur word et coupé au ciseau approximativement, c’est la classe le US boarder. (on comprend pourquoi c’est $6)

Ce même coupon « fait maison » est remis au voiturier et à qui il n’y a pas besoin de donner de pourboire…( c’est surement inclus dans les 6$.)   ;)

 

WELCOME TO THE UNITED STATES OF AMERICA

 

Il y’a également un bâtiment Duty Free pour ceux qui veulent faire quelques emplettes.

 

Bon alors quelques précisions sur les formalités :

 

Le formulaire vert qui est agrafé au passeport est valable 3 mois pour les citoyens Français. Pour les Résidents du Canada, il est donc conseillé de demander aux douanes Canadiennes de le garder dans le passeport lors du retour au Canada, ce qui permettra de ne pas devoir repayer les 6$ lors d’une prochaine venue.

 

Les Citoyens Canadiens bénéficient d’accords nord américains privilégiés et sont exempts de ces frais de $6. Ils n’ont donc pas besoin d’aller donner leur voiture au voiturier et peuvent continuer directement après le péage.

 

Les citoyens Canadiens peuvent rester 6 mois sur le territoire Américain.

Inutile de dire que le passage a la frontière est donc grandement facilité avec un passeport Canadien.

 

Le retour au Canada est très simple, en présentant sa carte de RP et son passeport. Quelques questions posées mais rien de bien violent.

 

Attention de ne pas oublier sa carte de RP qui encore une fois est le seul document accepté pour retourner au Canada en tant que RP.

 

 

 

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 05:44

impots 2009

Et oui, même au Québec, on n’y échappe pas.

Il faut payer des impôts.

Le Canada est d’ailleurs un pays où les taxes sont élevées, et le Québec se classe parmi les provinces où le contribuable est le plus taxé.  

L’impôt sur le revenu est organisé sur une base « progressiste ». Le principe est simple, plus on gagne, et plus on est taxé

Les impôts sont prélevés à la source sur chaque paycheck.

 

Les employeurs fournissent des attestations de revenus appelées T4. Elles récapitulent combien l’employé a gagné et combien il a été prélevé au cours de l’année précédente.

A l’aide de ces T4, on remplit sa déclaration d’impôts pour l’année.

Comparable au système EDF, on fait ensuite la balance. Si on a payé trop d’impôts, on est remboursé, si on n’a pas été assez prélevé, on doit payer le complément.

 

Alors que dans les autres provinces le contribuable ne doit rendre des comptes qu’au gouvernement fédéral par le biais de l’Agence de Revenu Canada, le Québécois se voit attribuer le « privilège » de faire affaire avec l’agence fédérale ET le ministère du revenu du Québec.

revenu quebec

 

La déclaration peut se faire en ligne. Comme en France, il est tout à fait possible avec un peu d’expérience de la faire soi même.

Toutefois, ne connaissant pas encore toutes les astuces et les possibilités pour minimiser son montant imposable, il est recommandé de le faire faire par un professionnel.

Des dizaines de comptables ont pignon sur rue et propose de vous faire votre déclaration a moindre cout. Des entreprises comme H&R Blocks en ont même fait tout un marché.

 

J’ai pour ma part été chez un comptable indépendant. J’ai déposé tous mes T4 ainsi que ma déclaration d’habitation et ai récupéré le tout une semaine après pour 25$.

Ce n’est rien comparé au temps et au tracas que cela m’a épargné. De plus, les comptables étant habitués ils maximisent les retours d’impôts comme cela a été mon cas cette année.

 

N’ayant travaillé que depuis le mois de Juin a différentes places, j’ai du réunir tous mes T4, sans oublier mon revenu d’impôts sur l’habitation délivrée par mon propriétaire.

La somme Totale de mes revenus a été multipliée par 2 pour évaluer la somme sur une année.

 

C’est un peu comme au loto, on ne sait pas trop si on a trop payé ou pas assez. J’ai eu la chance d’avoir des retours cette année, n’ayant pas gagné beaucoup.

Les retours sont reversés de manière indépendante par le Fédéral et le Québec.

Deux semaines jour pour jour, je recevais mon premier chèque de l’impôt fédéral. Celui du Québec ne devrait pas tarder. 

rrsp-contributions

Les REER, RRSP’s  sont des placements d’épargne retraite déductibles d’impôts. Les impôts étant établis par rapport au revenu net, il peut être très intéressant de contribuer a ces RRSP’s.  

 

 A un dollar prêt, vous pouvez tomber dans la tranche de taxes supérieure.

Par exemple, un contribuable qui gagne jusqu’à $75,769 sera imposé à 42.37% mais s’il déclare juste un petit dollar de plus ($1) il passera à la tranche d’imposition supérieure qui est de 45.71%! Tout revenu supérieur à $75,769 sera alors taxé sur la tranche supérieure. Une augmentation non négligeable pour un petit dollar!

Mettre un pourcentage de son salaire sur un RRSP peut permettre de diminuer son revenu imposable et par conséquent de payer moins d’impôts.

 

La plupart des employeurs proposeront des RRSP’s plus ou moins intéressants, au cas échéant, il est toujours possible d’en parler a votre banquier.

 

Un plafond maximum est fixé par le gouvernement. Sinon, un contribuable n’aurait qu’à placer la totalité de son salaire sur un RRSP pour ne pas payer d’impôts du tout !

Le montant placé sur le RRSP n’est pas disponible jusqu'à la retraite.

Le contribuable qui voudra accéder à la somme avant sa retraite, comme en cas de départ a l’étranger, devra payer des impôts sur la somme totale.

La seule exception est d’accéder à la somme pour un achat immobilier. Auquel cas, cette somme aura 17 ans pour être remboursée.

 

 

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 23:58

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Un ciel bleu immaculé et un soleil radieux, et -8 pour des conditions idéales.

Fou de ski, je n’avais jamais skié au Canada et il me tardait de dévaler les pentes Québécoises.

Le peu de trafic et la météo clémente aidant, il nous aura pris un peu moins de 45 minutes pour arriver au Mont Saint Sauveur depuis Montréal.

 

Le parking est gratuit et la location de matériel coute environ 50 $.

  

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Mes parents m’avaient ramené tout mon matériel, ski, chaussures etc en Septembre mais le reste de la gang a du faire pas loin d’une heure de queue pour s’équiper, suivant le même principe que dans une patinoire. On prend les chaussures, les skis, le Snow ou les mini skis, on peut même louer le pantalon et la veste et on va se changer. Il y’a du monde, il faut enjamber pour arriver a un casier. Bref, il faut la mériter sa descente.

 

Encore une fois bien chanceux d’être épargné par cette mêlée générale, j’ai pour ma part du faire quand même 30 minutes de queue pour acheter mon forfait. 50$ la journée (8h30 – 18h)

Avec des tarifs comme ca, ils pourraient faire leur montagne un peu plus haute.

Le Mont Saint Sauveur n’est pas plus haut que 416 m !!!

Le forfait donne accès à une quarantaine de pistes de 8h30 jusqu'à 22h30. Mont-Saint-Sauveur pistemap

 

Le forfait est old school, autocollant recto verso à accrocher a la fermeture éclair bien en vue, car ici pas de tourniquet magnétique.

Les remontées sont plutôt modernes, des télésièges pour la plupart a allure raisonnable, on regrette juste le manque de repose skis.

Les files d’attentes se font des 2 cotes avec un agent de…circulation?

VS DS STSAUVEUR

Au niveau de la neige, c’était un mélange de neige naturelle et artificielle.

Les pistes sont bien damées, donc relativement dures avec une tendance évidente à geler. Pas de mal de pistes étaient verglacées. Il faut rider sur les cotes pour trouver un peu de puff. Bon alors avec un sommet à 418 m il ne faut pas s’attendre a des miracles. On prend un télésiège de 5min et on est au sommet.

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 Il y’a pas mal d’arbres et de sapins qui arborent les pistes et rendent les descentes agréables. Mais les pistes sont sécurisées par des filets de sécurité qui empêchent plus ou moins d’aller faire pipi dans les sapins…

 

Au niveau de la difficulté, il y’en a pour tous les gouts. Il y’a plusieurs pistes vertes qui conviendront au débutants. Les pistes plus difficiles sont plus pentues, mais évidemment rien d’extrême.

On n’est pas dans les Alpes. En plus tout est damé, il n’y a donc pas de bosses naturelles.

La difficulté majeure et la glace ce jour en particulier avec le beau temps et le froid.

Un niveau général donc relativement facile pour les skieurs confirmés mais qui permettra à tout le monde de s’amuser sans aller trop loin.

 

Je n’ai pas été spécialement impressionne par le niveau général. La plupart des gens skient correctement mais le niveau technique est plutôt bas. On retrouve l’école nord Américaine de ski qui descends vite et rapide mais au niveau technique c’est pas des Autrichiens.

 

Au niveau de la restauration, tout est au même endroit. Il y’a un petit coin bar et une partie self. On va ensuite s’assoir dans un énorme hall avec des allures certaines de cantine.

Pour l’ambiance fondue savoyarde et chalets pittoresques oubliez ca.

Le Village de Saint Sauveur juste a cote a un charme certain, niche en plein milieu des Laurentides, mais qu’on soit bien clairs : On est pas dans les Alpes. 

resortHeader

Pour résumer, je pense que tout le monde a été content de sa journée. Même si on est évidemment dans les Alpes il est plus qu’agréable d’avoir la possibilité de skier à seulement 45 minutes de Montréal. Je retournerai à Saint Sauveur sans hésiter et profiterai sans doute du ski nocturne la prochaine fois.

 

http://www.montsaintsauveur.com/

 

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:30

Alors on le sait et on l’a bien compris. Au Québec on parle Français…Seul ilot francophone en Amérique du Nord, entoure et influence par les anglophones depuis 3 siècles les Québécois ont fait de langue Française une part entière de leur identité presque synonyme de survie nationale.

 

Au début des années 60, « d'une façon générale, l'économie et l'emploi étaient aux mains des anglophones, les travailleurs francophones gagnaient moins que les anglophones, les enfants des immigrants fréquentaient en grande majorité l'école de langue anglaise et l'anglais prédominait dans l'affichage et dans les entreprises. »

 

manchette loi 101 080311

 Pour protéger l'usage du français, le gouvernement du Québec a dû intervenir.

D'abord timidement, en 1969, avec la loi 63 qui privilégiait le français comme langue d'enseignement, sans exclure l'anglais. Cette sorte de « libre choix » a créé beaucoup de mécontentement dans la population francophone qui voyait les immigrants intégrer systématiquement le réseau scolaire anglophone. Cette réaction populaire a conduit à l'adoption, en 1974, de la loi 22 qui proclamait le français langue officielle au Québec. Finalement, en 1978, le gouvernement indépendantiste du premier ministre René Levesque adoptait une véritable charte de la langue française connue sous le nom de  loi 101.

   

La charte de la langue française (communément appelée la loi 101) est une loi définissant les droits linguistiques de tous les citoyens du Québec et faisant du Français, la langue de la majorité, la langue officielle de l'État québécois.

 

La loi inclus entre autre le droit pour chaque citoyen de se faire informer et servir en Français, le droit de travailler en Français, le droit de recevoir l’enseignement en Français.

 

arretLa loi impose également la francisation des enseignes des entreprises, les inscriptions en Français devant être obligatoirement plus grandes que les traductions en Anglais.

L’étiquetage des produits, la documentation commerciale, les affichages commerciaux, la langue des logiciels doivent être en Français.

 

Pour veiller à ce que la loi soit rigoureusement  respectée, Le gouvernement Québécois instaure également l’office Québécois de la langue Française, véritable police des langues, n’hésitant pas à mener les récalcitrants devant les tribunaux.

 

Certaines entreprises s’adaptent :

 

Les briques de la brewery Molson’s  de Montréal sont changées pour Molson.

Le Kentucky Fried Chicken (KFC) devient le Poulet Frit du Kentucky (PFK)

Le Big Mac de Mac do devient la grosse Bouchée,

Le Happy Meal, le Joyeux Festin,

Business Dépôt change totalement de nom et s’adapte a Bureaux en Gros.

 

 Bureau_en_gros-Image-1.jpg pfk

 

Pourtant, beaucoup d’anglophones Québécois s’estimant pris en otage, choisissent l’exil, la plupart partent en Ontario ou vers les provinces de l’ouest. Entre la fin des années 70 et la fin des années 80 on parle d’un million de Québécois anglophones qui quittent le Québec, entrainant par la même occasion, un dépeuplement du Québec.

 

En outre, La loi 101 rendant le Français obligatoire pour les entreprises de 50 employés et plus, incite plusieurs entreprises financières et multinationales contrôlées par des anglophones et siégeant a Montréal à s’installer en Ontario.

Montréal, capitale financière du Canada jusque la, voit donc son économie fortement s’affaiblir au profit de Toronto qui devient capitale économique dans les années 70.

Surement le prix a payer pour vivre dans la seule province officiellement francophone en Amérique du Nord.

 

Toronto_nightdwtn.jpg

 

Au cours des années, et au rythme des différentes vagues d’immigration, les anglophones ont été plus ou moins présents au Québec. Aujourd’hui, 8% des québécois ont l’anglais pour langue maternelle soit le deuxième groupe linguistique en importance au Québec derrière les francophones.

Au 18 eme siècle, beaucoup d’Anglais s’installent au Québec, formant rapidement une élite marchande et financière. On retrouve toujours cet héritage dans les quartiers de Westmount et de Golden Square mile.

Ils sont rejoints plus tard par les loyalistes Américains à la couronne d’Angleterre qui s’installent en Estrie et dans l’Outaouais ou ils fonderont bon nombre de villages.

Au début du 18eme siècle, des millions d’Irlandais fuyant la grande famine s’installent au Québec, faisant des Irlandais le deuxième groupe ethnique au Québec apres les Français.

Ils s’installent et créent les quartiers de Griffintown et Pointe Saint Charles et sur la rive sud ouest. Les traversées de l’atlantique durant plusieurs mois, beaucoup d’enfants Irlandais se retrouvent orphelins. Ces enfants furent adoptés principalement par des francophones du Bas Canada. Ils durent se battre pour le droit de conserver leurs noms de famille irlandais, et la majorité réussirent. Aujourd'hui, bien des Québécois ont un nom d'origine irlandaise (Riel qui vient de l'irlandais Reilly ou encore Caissie qui vient de l'irlandais Casey).

En 1860 la communauté Afro canadienne (Anglophones) s’agrandit a Montréal avec l’arrivée de l’industrie ferroviaire et ils ‘s’installent dans les quartiers de Saint Henri et Little
Burgundi.

 

map w-island

 

Plus tard, les communautés Grecques, Italienne et Juives de l’est, et Chinoise adoptent également l’anglais comme langue maternelle.

 

Ils s’installent le long du boulevard Saint Laurent avant de s’établir dans des banlieues plus prospères comme Cote Saint Luc Hampstead, Montréal Ouest et l’ouest de l’ile. (West Island)

 

 

 

Fort de toutes ces influences, la plupart des Montréalais parlent parfaitement l’anglais et le Français. Il y’a également beaucoup de bilingues. Par bilingue, je comprends les personnes pouvant parler Anglais et Français sans accent. On parle de bilingues francophones, Quelqu’un qui parle sans accent les 2 langues mais dont la langue maternelle est le français ou anglophones, si sa langue maternelle est l’anglais.  

 

Dans le plus souvent des cas des anglophones qui sont allés dans des écoles françaises et ont grandis avec les 2 langues.

Dans la vie de tous les jours, on s’adapte en parlant anglais ou Français en fonction du confort de son interlocuteur. Je rentre dans un commerce en disant Bonjour mais sent que le vendeur n’est pas confortable en Français et je passe a l’anglais tout de suite au cours de la conversation. 

 

do-you-speak-english 

Alors à la question, faut-il être bilingue pour s’installer au Québec ? La réponse est NON.

A ma grande surprise, j’ai découvert que sorti de Montréal, la plupart des Québécois ont un Anglais très limité. Il est donc tout à fait possible d’habiter au Québec sans parler l’Anglais.

Toutefois, et surtout à Montréal, avoir des bases d’anglais est un plus indéniable dans la vie de tous les jours. Dans un cadre professionnel, surtout pour tous les postes en contact avec la clientèle maitriser l’anglais est obligatoire. Malgré le fait Québécois et toutes les lois, l’anglais est très souvent la langue parlée couramment au travail et ceci même entre francophones. Il est donc très recommandé de maitriser l’anglais un minimum.

 

Le gouvernement du Québec et la plupart des universités offrent des cours d’anglais gratuits. Aucune excuse donc pour ne pas maitriser la langue de Shakespeare et balbutier dès qu’un passant nous demande un renseignement.

 

L’anglais Canadien est tout à fait similaire à l’anglais Américain et il est difficile de discerner un accent. Les provinces maritimes comme Nova Scotia ou certains ontariens ont des accents un peu différents mais la plupart des Canadiens de l’ouest n’ont aucun accent audible.

Seule petite différence, les Canadiens sont connus et moqués pour ponctuer chaque fin de leur phrase par «  Eh ! »

 

« What’s up Eh ?! »

 

Comme le dit la chanson, «  They say Eh ! instead of « what » or “though” that’s the mighty power of Canada ! "

Certaines personnes prononcent également “ About “  (a boat) A- boot

Quelle importance finalement ? Au Quebec, on speak french 'sti !

  

   

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:25

Quand on s’installe au Québec, ou quand on vient au Canada pour la première fois, on n’est pas forcement familier avec les différentes enseignes commerciales.

 

Alors, ou aller pour dénicher les trésors caches? Ou aller acheter une bouteille de vin?

Faire ses courses? La literie? Voila un article qui vous donnera un aperçu des enseignes principales trouvées dans la région de Montréal. 

  

 

Première différence majeure avec l’Europe, il est plus rare de trouver un HYPER marche style carrefour, qui vent de l’alimentation, des vêtements, de l’électronique et tout ce qui s’en suit. En Amérique du Nord et on y échappe pas au Québec, on fait ses courses d’alimentation dans un magasin d’alimentation ou grocery store en anglais.

On n’y trouvera pas de liqueurs et une sélection de vin limitée. Quelques articles divers pour la maison seront disponibles mais la spécialité est bien LA BOUFFE.

A voir : le lait en sac… uh…intéressant ca.

LoblawsInside

              

 Enseignes par ordre Décroissant de prix et qualité. (Tout est relatif bien évidemment)

 

METRO PLUS

IGA

LOBLAWS

ADONIS

PROVIGO

MAXI

 

  

  

  SAQ (Société Alcool du Québec)

 

Ici le gouvernement du Québec a le monopole sur la vente d’alcool. Pas étonnant donc que les prix soit outrageusement élèves. L’alcool et le tabac étant les principales sources de taxes.

(il faut bien payer ce foutu healthcare system eh J)

On y achète vin, liqueurs, bières import. ATTENTION on ne trouve pas de bière domestique et les sélections de liqueur sont parfois limitées !!

Tellement dur de trouver un bon scotch ou de la vodka au cassis ou mandarine pourtant en vente libre a carrefour. La variété de vins du monde est intéressante par contre les vins français sont tres chers. Comptez au moins 10$ pour la pire vinasse en pack.

Pas mal : le Moët & Chandoin en PROMOTION : 65$ (+ taxes) au moins vous saurez quoi demandez qu’on vous ramène quand vous aurez de la visite.

 

SUPERMARCHES

 

L’équivalent des carrefours, Auchan et autres Leclerc sans L’alimentation ou tres limitée.

 

L’inévitable WAL MART. Ouvert 24/24 aux USA, il ferme bien ici

ZELLERS : une pale copie de Target? Des couleurs rouges au concept, aux caddies, On y trouve tout certes mais on n’égale pas Target comme ca… 

 

BONNES AFFAIRES/ Qualité a petit prix

 

Sans égal en France : ici on trouve de grandes marques à de petits prix mais ce n’est PAS un magasin d’usine. Un must go

 

WINNERS : L’équivalent de TJ MAXX aux USA. Appartient d’ailleurs au même groupe. Super marques et beaux vetements à bas prix.

 

HOMESENSE : La version maison de Winners. Des dessus de lit aux couettes Ralph Lauren, aux lampes, aux tables, lits…. Tout ce qu’il faut. Qualité, marque à bas prix.

 

PHARMACIES

 

On trouve dans les pharmacies plus que des médicaments. Produits de beauté, de toilette, stand de photographie pour les passeports, un comptoir de poste canada tres souvent.

Beaucoup de médicaments sont vendus libre service. Pour les prescriptions il faut se rendre au comptoir et souvent revenir plus tard en attendant que la commande soit prête.

 

JEAN COUTU

PHARMAPRIX

UNIPRIX

 

 

canal-walk-food-court1

FOOD COURTS

 

Le principe des Food courts commence à apparaitre en Europe mais est peu répandu. Le concept est simple : plusieurs comptoirs de fast food autour d’un hall à manger commun. Chacun peut donc choisir de manger différemment et manger a la même table.

 

ARTICLES DE SPORT

 

SPORT EXPERTS

FOOT LOCKER

ATMOSPHERE 

 

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BRICOLAGE

 

HOME DEPOT

CANADIAN TIRE

 

VENTE EN GROS

Magasins avec membership obligatoire à l’année (Comme métro en France)

 

COSTCO

 

MALLS OU CENTRES D’ACHATS

 

Il y’en a beaucoup a Montréal. Je mentionnerai ceux que je connais tous a 15 min de distance de chez moi :

 

CARREFOUR LAVAL (Le plus grand du Québec?)

ROCKLAND

PLACE VERTU

FAIRVIEW (Anglophone car dans le West Island)

CENTRE EATON

 

LECHE VITRINE

 

La rue Sainte Catherine est le centre d’intérêt principal, avec se4s nombreux restaurants, bars mais aussi ses magasins. De Urban outfitters a American Eagle, Guess, il y’en a pour tous les gouts.

Rue Saint Denis et Boulevard saint Laurent ont aussi plusieurs belles boutiques.

Rue de la Montagne on trouve des boutiques plus prestigieuses et le centre Eaton et la ville souterraine regorge de jolis magasins également.

  best-buy-store

ELECTRONICS

 

BEST BUY

FUTURE SHOP

 

Alors bon shopping! Et n’oubliez pas! Ici il faut être endette pour se construire un bon crédit. Faites tous les achats sur votre carte de crédit Canadienne !

 

CHEAP CHEAP !!

 

DOLLARAMA

L’inévitable dollarama. Un genre de «  Tout a Dix » ou on trouve de tout et n’importe quoi pour des prix n’excédant pas 2$. Bien pratique pour commencer à équiper sa maison pour pas cher !

 Dollarama

 

 

  

 
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 05:29

plein-emploi

Je réalise ne pas encore avoir abordé un thème pourtant essentiel dans toute immigration : L’EMPLOI

 

Trouver un emploi est évidemment une étape obligatoire lorsqu’on arrive dans un nouveau pays et c’est  aussi loin d’être la plus facile.

Il y’a ce qu’on entends, ce qu’on lit, l’idée qu’on se fait du marché de l’emploi Quebecois avant d’arriver et la réalité telle qu’on la trouve lorsqu’on passe ses journées à arpenter les rues avec des CV à la main.

 

Le marché de l’emploi Quebecois est différent, c’est indéniable. La manière de se vendre, le CV, contacts…tout est différent.

Plus dynamique, nord Américain, pourtant on découvre rapidement que ce n’est pas forcement qu’un avantage.

 

Je suis arrive à Montréal en Juin. Travaillant pour la chaine Marriott à Paris, une sorte de transfert intra compagnie avait été arrangé. Apres quelques jours seulement, je me suis rendu compte que le poste ne me convenait pas du tout, je décide de quitter et me voila à la recherche d’un emploi en pleine installation.

 

Diplôme de l’Ecole de Paris des Métiers de la table, et travaillant dans l’hôtellerie restauration depuis une dizaine d’année, j’espère trouver un emploi rapidement.

Pourtant, en cette période pré-estivale, la plupart des étudiants sont en vacances et travaillent à plein temps.

De plus, avec les vacances de la construction, l’activité ralentit énormément, et les employeurs recherchent donc encore moins. La plupart des grosses entreprises avouent même attendre la rentrée pour reprendre leur recrutement.

 

Habitant en banlieue dans l’ouest de l’ile de Montréal, j’ai concentré mes recherches dans mon secteur, voulant à tout prix éviter le trafic épouvantable quotidien.

A 10 Min de Guy Concordia sans trafic, cela peut prendre jusqu'à 45 min quand Decarie se transforme en parking. La banlieue ayant moins de restaurants et d’hôtels qu’au centre mes possibilités étaient également diminuées.

 

Autant de facteurs, qui ne m’ont pas rendu la tache aussi facile que prévu.

Me voila donc rendu CV à la main, à démarcher les Capsule sportives, Firegrill…..et tout ce qui se trouvait sur mon chemin.

Ne trouvant pas après plusieurs jours, je commence à écumer les centres d’achat, magasins de sport, de vêtements.

Avant de finalement trouver un restaurant italien qui  accepte de me donner qq heures.

Le gérant vient de Nice, Il est clair avec moi, il n’a pas besoin de moi. L’activité est très calme, tous ses étudiants travaillent à plein temps. Mais mon CV Français lui plait, bon contact et il me promet de m’appeler.

Alors oui, après avoir travaille à la Tour d’argent, chez Guy Savoy et avec Alain ducasse et Robuchon, on s’entends, c’est pas la même affaire !

Quelques heures ici et la, souvent appelé le matin même, à servir les tables dont personne ne veut n’est pas le plus gratifiant.

 

Mais c’est bien la toute la clé. Nous autres, maudits Français ou arrivants de tous horizons, arrivons souvent avec une estime très haute de nous même. On faisait ci ca, avant de venir au Quebec, on gérait telle équipe, on avait telle position. On assume qu’on mérite tel poste.

Pourtant quand on arrive ici, ben ne l’oublions pas ! ON EST PLUS CHEZ NOUS !! Et notre profil professionnel qu’on trouve si attractif peut paraitre fade quand on se prend 3 refus dans la journée.

Le professionnalisme et le sérieux Européen peut paraitre coincé et pas assez amical.

Je suis complètement bilingue ce qui s’est toujours révélé être un atout énorme en France.

A Montréal, on est déçu de savoir que tu n’es pas trilingue ou plus.

 

Apres avoir passé 2 entretiens j’ai finalement eu la chance de trouver un emploi dans un hôtel 4 étoiles à 7 minutes de chez moi.  L’ambiance y est relax mais extrêmement dynamique et professionnelle, les avantages nombreux, la couverture médicale excellente et totale (dents et yeux inclus) et la paye vraiment bonne. La compagnie fait également partir des 50 meilleurs employeurs au Canada.

J’ai donc eu la chance de trouver un poste parfaitement dans mon domaine des relations clientèles et m’y plait beaucoup. A l’heure ou j’écris ces lignes, ma période de probation est terminée et j’ai déjà été augmenté et m’épanouis complètement.

 

Je ne travaille plus au restaurant Italien mais en garde un excellent souvenir. Cela m’aura permis de payer mes premières factures mais également de rencontrer des gens.

Je repense en souriant à ces premières semaines d’installation qui sont souvent tellement couteuses. L’achat de la voiture, les premiers loyers, meubler l’appartement, avoir tout à acheter, voir ses économies diminuer.

 

C’est dans ces moments la qu’on prend une leçon d’humilité et qu’on est prêt a faire n’importe quoi. Donne moi quelques heures ici, quelques heures la bas, c’est de l’argent qui rentre. Quand on a des factures à payer on ne  se dit pas, « oui moi en France j’étais responsable de ci ou ca. » On essuie la table et on se dépêche en espérant que les clients mangent vite pour pouvoir en prendre d’autres !

 

Il parait que trouver un emploi dans son domaine prends environ 6 mois en moyenne.

On entend des histoires pas croyables de docteurs des pays de l’est ou maghrébins qui se retrouvent chauffeurs de taxis car on ne reconnait pas leurs diplômes. Etre ambitieux et conquérant à toujours été ma ligne de conduite. Pourtant, il ne faut pas toujours espérer trouver le statut qu’on avait dans notre pays d’origine tout de suite. Retourner en bas de l’échelle n’est pas une étape systématique, mais bien possible dans certains cas.

 

Même si on ne trouve pas dans son domaine tout de suite, il ne faut pas hésiter à prendre 2, 3 boulots pas du tout dans notre domaine, c’est toujours mieux que de rester chez soi à se lamenter. Il n’ya rien de rabaissant. Ce qui est rabaissant, c’est de se croire trop beau pour faire des petits boulots.

 

Bien plus que l’aspect financier évident, trouver un emploi ouvre les portes à toute une vie sociale. Rencontrer des gens, des locaux, voir une manière différente de travailler, de gérer.

L’ambiance est plus détendue, relax. Tout le monde se tutoie, on parle de la game de hockey avec le directeur général. Mais ne nous y trompons pas. Le professionnalisme est redoutable et l’efficacité obligatoire. On peut décrocher un emploi en 1 jour mais également se faire virer en 1heure.

 

On dit que 80% des emplois ne sont jamais postés mais sont décrochés grâce à des connaissances, à ce fameux réseau social si important lorsqu’on arrive dans un nouveau pays.

 

Le manque d’expérience nord Américaine est souvent un facteur défavorable et l’anglais, quoiqu’on soit au Quebec est obligatoire surtout si on travaille en contact avec de la clientèle ou dans les services.

 

Décrocher mon emploi aura pris un mois et demi. Je m’en sors donc pas mal et je suis évidemment très reconnaissant. Je peux dire avec assurance que mon intégration est réussie en majorité grâce à cet emploi, qui me permets de bien gagner ma vie, de rencontrer des gens et de bénéficier d’une bonne assurance médicale. (la RAMQ oubliez ca)

 

Pour vous donner un autre aperçu, Demba qui est la en PVT a trouvé un emploi en tant que serveur dans un des meilleurs restaurants de Montréal. Travaillant à plein temps, il a doublé son salaire parisien. (2600 $ /mois) Le travail est y dur mais il s’y plait et compte renouveler son visa pour 18 mois avec eux.

 

Tony, diplômé d’école de commerce et fort de toute son expérience n’a pas encore trouvé dans son domaine. Voila presque 4 mois qu’il envoie des CV tous les jours, se démène, suis des formations, des réunions d’informations, passe des entretiens, adapte son CV aux normes Quebecoises. Il est irréprochable dans sa recherche mais le marche s’avère bcp moins dynamique qu’il ne l’espérait.

En attendant, il a trouve un petit emploi qui ne lui plait pas du tout.

Nous sommes confiants et savons qu’il va trouver prochainement.

 

Il y’a du travail et des opportunités énormes au Quebec. Néanmoins, il faut prendre son temps et être prêt à revoir ses ambitions à la baisse en attendant de trouver un poste dans notre domaine.

 

EMPLOI~1

A SAVOIR :

 

Paye toutes les 2 semaines le jeudi ( la plupart du temps)

Paye à L’heure

Salaire moyen pour un petit job : 10$/heure

80% des emplois s’obtiennent par réseautage

Les payes de cadres peuvent monter très vite. (40K +)

 

http://emploiquebec.net/index.asp

 

CITATION DU JOUR (entendue à la radio)

 

« Le chômage augmente au Quebec en raison d’un plus grand nombre de demandeurs d’emploi. » Ca c’est de l’information !!!

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