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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:36

 

ARTICLE DE FRANCOIS CARDINAL DANS LA PRESSE DU 19 DECEMBRE 2014

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On est à quelques jours de Noël. Les consommateurs veulent consommer. Les retardataires se bousculent. C'est LA période la plus importante pour les commerçants.

Et pourtant, la rue Sainte-Catherine fait pitié.

Le mot est dur, mais juste. Car après avoir arpenté l'artère de long en large cette semaine, je ressentais une grande honte devant l'état de malpropreté de l'artère la plus connue et la plus visitée de la métropole. Et ce, en pleine période des Fêtes.

Je me suis promené toute la journée entre la rue Crescent et le square Phillips, lundi dernier. J'ai ouvert les yeux. J'ai pris soin de noter les opérations de nettoyage, et qu'ai-je vu?... Rien. Pas un balai, pas un col bleu, pas un préposé au ménage de la journée.

À 10h, les poubelles débordaient des déchets du week-end. Et en fin de journée, alors que les cols bleus étaient affectés au déneigement, elles débordaient toujours.

Seule différence: ces petits monticules d'emballages et de verres de carton qui s'étaient formés sur les poubelles... et tout autour lorsque l'amoncellement avait eu le malheur de s'écraser au sol (d'ailleurs, pourquoi se permet-on de jeter des déchets au sol quand il y en a déjà? Je ne comprends pas).

Oui, il y avait bien quelques rares poubelles qui ne vomissaient pas leurs ordures. Mais celles-ci étaient entourées de sacs verts. Eux-mêmes remplis d'ordures

***

Atterré, j'ai poursuivi mon observation en me mettant à la place d'un touriste qui débarque sur la Sainte-Cath.

Misère...

Les décorations de Noël suspendues aux lampadaires sont au mieux banales. Le trottoir est un tapis de petits cailloux. Et tout autour, on voit une malpropreté, encore une fois, affligeante.

Les bornes de stationnement sont couvertes de tags, de même que les boîtes aux lettres et les téléphones publics. Les boîtes noires électriques sont tapissées de gribouillis qui semblent remonter à l'époque du break dance. Quelques arbres coupés à un mètre du sol semblent attendre je ne sais quel bûcheron.

En face du magnifique édifice de La Baie, un kiosque couvert de graffitis. Quelques pas plus loin, en face de l'ancien Eaton, un chantier à l'abandon. De gros blocs de béton oubliés dans la rue. Une portion de trottoir éventrée. Des barrières et des cônes orange, aussi, qui obligent les piétons à faire la file pour passer un à un.

Plus à l'ouest, le scénario est similaire. Le chantier du futur Aritzia s'avance sur le trottoir. Des cônes orange traînent au sol. Une colonne publicitaire érigée au milieu du trottoir laisse à peine trois pieds de large aux passants, qui doivent là encore faire la queue pour passer au compte-gouttes.

Comment dites-vous? Le DIX30 livre une concurrence «déloyale» à la «plus grande artère commerciale au Canada» ?

***

En observant ce spectacle désolant, je me suis rappelé la sortie de Charles Lapointe, en 2007. Alors président de Tourisme Montréal, il avait profité de sa tribune à la Chambre de commerce pour dénoncer haut et fort «les petites horreurs» qui enlaidissent la ville.

Devant un maire Tremblay rouge de colère, il avait montré du doigt les rues sales, les lampadaires aux ampoules brûlées et les arbres ayant laissé place à des trous béants. Cette sortie avait alors propulsé la propreté au rang de priorité.

Est-on revenu à la «ville sale» de l'époque? Quand même pas. Mais je constate que les belles intentions estivales disparaissent dès que le mercure tombe au-dessous de zéro. Comme si la saison froide était une bonne raison d'arrêter de prendre soin de la Sainte-Catherine...

On arrête de nettoyer les graffitis comme si les graffeurs prenaient congé en hiver.

On laisse les abrasifs sur le sol de novembre à mai comme s'il était normal de marcher sur des tapis de gravier et de sel.

On réduit de moitié la brigade de propreté comme si les détritus disparaissaient dans les bancs de neige.

Et dès qu'il y a une tempête, on transfère au déneigement les cols bleus affectés au nettoyage comme si la propreté était un luxe qu'on se permettait seulement quand il y a des employés de libres

***

Allez pourtant à Boston ou Chicago. Allez à Paris, où les cols bleus prennent les rues d'assaut chaque matin. Allez à Toronto, où l'hiver complique là aussi la tâche. Et partout, vous verrez des rues commerciales aussi propres que le plus propre des centres commerciaux.

N'a-t-on pas la même fierté?

Pourquoi accepte-t-on ces horribles poubelles toujours ouvertes au grand vent? Pourquoi ne les vide-t-on pas plus souvent? Pourquoi sont-elles aussi laides et sales?

Pourquoi ne prend-on pas la peine de nettoyer les abrasifs lorsque le temps se radoucit? Pourquoi n'exige-t-on pas que les Postes Canada, Bell et Stationnement de Montréal nettoient leurs équipements les plus exposés à la vue?

Pourquoi semble-t-on attendre le grand réaménagement de la rue Sainte-Catherine en 2017 pour agir quand il suffirait de quelques ajustements pour profiter d'une artère propre?

Bref, pourquoi le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, un certain Denis Coderre, tolère-t-il que la principale artère commerciale de sa ville soit si sale?

 

 

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Published by Yann - dans QUARTIERS
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:25

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Lorsque l’on arrive au Québec, il reste bien souvent à trouver ou poser ses valises.

Voila un article, qui je l’espère, vous aidera à vous faire une meilleure idée sur la grande région de Montréal. Je ne m’attarderai pas sur les quartiers de Montréal Intra Muros, qui ont été parcourus et décris de long en large sur bien d’autres blogs mais plutôt sur les banlieues environnantes.

Avant de commencer, je tiens à préciser qu’en utilisant le mot "banlieue" je ne me réfère pas à la définition française du terme, à savoir un ghetto insalubre et dangereux en proie aux "wesh wesh" et "niktamere".

Les banlieues Nord Américaines sont tout l’inverse. Dans bien des cas, les gens aisés habiteront en banlieue, dans des grandes maisons cossues et modernes, laissant les classes populaires ou les bobos au centre ville. Pour stéréotyper au maximum, pensez au show Desperate Housevives et vous serez en plein typical North American suburb.

Il faut aussi savoir que le fait de vivre « en ville » n’a pas la même connotation qu’en France.

Vivre Intra Muros à Paris représente une sorte de classe, de prestige de ne pas être «  en banlieue ». Ce concept n’existe pas vraiment à Montréal.

Pour ceux que Le débat entre vie urbaine dans un Loft au centre ville ou villa moderne en banlieue intéresse, je vous encourage à regarder le show City vs suburbs sur HG TV, car ce n’est pas de ca que je vais parler aujourd’hui.

Dans un rayon de 45 min du centre ville (Rue Ste Catherine et Peel par exemple), nous allons nous intéresser aux banlieues environnantes :

L’ILE DE MONTREAL

Au niveau Valeur immobilière, il n’ya aucun doute, Il n’ya pas mieux.

Outre le quartier du plateau, ou le Vieux Montréal, L’ouest de l’ile (West Island), anglophone est aussi très cote mais les prix sont très élèves. Il n’ya pas beaucoup de condos, surtout des maisons familiales. Pour ceux qui peuvent se le permettre, c’est l’idéal. Très sécuritaire, proche du centre ville et de très grande valeur.

Dans l’ensemble, la population de l’ile de Montréal est très ethnique et allophone.  Beaucoup d’anglophones dans l’ouest avec les communautés juives, Italienne et grecques, 2eme et 3 eme génération. Beaucoup de Québécois aussi bien évidemment a Montréal.

LES PLUS: Pas dépendant des ponts, proche du centre ville, grande valeur immobilière, proche de tout

LES MOINS : Très peuple, Muli-ethnique et allophone, trafic constant, nids de poule

LES TOPS : Westmount, NDG, Vieux Montréal, Le Plateau, Centre ville, Beaconsfield, Kirkland, Pierrefonds, Le Bois Franc Saint Laurent Ouest

LES BOFS : Montréal Nord, Frontenac, Cote vertu, Pointe Saint Charles, Crémazie, CDN

Excursion1MontSthilaireRIVE SUD

La rive Sud, c’est super….si on n’a pas a faire a Montréal, auquel cas, la situation devient cauchemardesque. Les ponts, les maudits ponts qui menacent de s’écrouler ou de nous retenir pendant des heures. Ponts et trafic a part, la rive sud est un chemin direct vers les US ou les cantons de l’est et offre un cadre de vie élevé.

Tout a l’Ouest de l’ile de Montreal, en Montéregie, la ville de Vaudreuil est en pleine expansion et tres à la mode. Au centre ville en 30 min avec le train de banlieue, Vaudreuil construit beaucoup de condos et va prendre de la valeur très vite.

Population de plus en plus québécoise et francophone  au fur et a mesur qu’on va au sud.

Sauf à La réserve de Kanawakhe, première nations et quelques villes en partie anglophones comme Chateauguay, Greenfield Park, Saint Lambert

LES PLUS: Proche des US et du centre ville, tranquillité de vie

LES MOINS : Traverser les ponts, trafic, valeur qui baisse à cause des ponts

LES TOPS  Brossard, Boucherville, La Prairie, Candiac, Delson, Saint Julie

LES BOFS  Longueuil, la partie chinoise de Brossard

LAVAL

L’ile Jésus est sans doute le meilleur compromis pour les citadins en quête de tranquillité.

Laval ne cesse de se développer et de prendre de la valeur. Laval est le regroupement de plusieurs villages qui ont gardes leur caractère distinct, alors attention aux changements d’un quartier a l’autre.

Moi, j’aime Laval, car on est au centre ville en 15 min mais le confort de vie y est déjà bien meilleur qu’à Montréal (a mon opinion) Les prix restent abordables selon les quartiers.

Les quartiers Chomedey et Saint Martin sont encadres par la 15 et la 13 et la 440.

Populaires, très forte communauté Libanaise, arménienne de première ou 2 eme génération.

LES PLUS : Accessible en METRO et proches de tout

LES MOINS : Prix abordables, mais criminalité en hausse

Les quartiers Duvernay à l’est de la 19 et Sainte Dorothée et Fabreville à l’ouest de la 13 sont très cossus. J’ai le coup de foudre pour Sainte Dorothée qui a préservé des allures de village, campagne, avec des maisons énormes et des condos très modernes. Québécois ou libanais, arménien 2 eme génération.

LES PLUS : La qualité de vie y est excellente, proche des centres d’achat, Rosemere ou Megacentre Ste do

LES MOINS : il faut un véhicule car il n’y a pas de métro et moins de bus. Les prix y sont très chers.

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RIVE NORD

La fameuse Rive nord. Les Laurentides ou les Lanaudieres sont seulement séparées de Laval par un bras du Saint Laurent.

Si on est prêt à s’éloigner à 30 Minutes du centre ville, la rive nord offre également un cadre de vie très agréable. Mais très dépaysant par rapport a Montréal. La Rive Nord, c’est le Québec. C’est Québécois, francophone en extrême majorité et peu de minorités.

J’aime la proximité avec le Mont Saint Sauveur, Tremblant, la possibilité d’être en pleine foret en quelques minutes.

LES PLUS : Qualité de vie, prix abordables, proche de la nature

LES MOINS : Plus loin de Montréal, moins ou pas de transports

J’y habite, alors oui, inévitablement, j’aime et recommande Saint Eustache et toute la région des Milles iles. Deux Montagnes, Ste Marthe, Saint Joseph se développent et vont prendre beaucoup de valeur a l’image de Laval ouest juste de l’autre cote du fleuve.

Terrebonne est immanquable également, avec ses communes environnantes comme Mascouche et Saint Lin. Très campagne mais des superbes maisons à prix abordable.

Plus au nord, Blainville, Mirabel et Ste Thérèse, et à l’ extrême l’Est, Repentigny, sont très agréables mais commencent à être loin de Montréal.

La grande région de Montréal, est une métropole ou il fait bon vivre quoique  le trafic y soit intense et laborieux. Il y’en a pour tous les gouts et il possible de trouver des bons compromis entre attractions du centre ville et tranquillité.

Je me suis attarde sur le grand Montréal, mais Il y’a bien évidemment d’autres régions fabuleuses ou s’installer au Québec, a commencer par Québec, Trois Rivières en Mauricie, ou les merveilleux cantons de l’est, le Lac Saint Jean, La Gaspésie, Gatineau…

  

 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:32

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En contraste total avec le brouhaha du centre ville, Le vieux Montréal, niché entre le fleuve Saint Laurent et Chinatown, offre le charme d'un village pittoresque.

Ses petites rues pavées, la basilique, le vieux port, les terrasses à l'européenne et les restaurants…Pourtant…Oui, nous sommes bien en Amérique du nord.

A seulement quelques rues du centre ville et de ses grattes ciels, symbole du dynamisme économique de la ville, le décor offert par le vieux Montréal est totalement dépaysant. 


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Un calme paisible, ou résonnent simplement les sabots des chevaux de Calèches.

Au coin de la place d'armes et de la rue St Sulpice, un saxophoniste joue un air mélancolique alors que les touristes pointent les yeux au ciel pour admirer la basilique.

 

 

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 Plus loin, les restaurants français, collés les uns aux autres, se préparent pour le service du soir le « déjeuner ». Les grandes fenetres, ouvertes sur la petite rue, donnent l'impression aux clients de manger en terrasse.
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Ici, une boutique française : bibelots, patisseries, un air de guinguette et D'Edith Piaf tourne sur un vieux tourne disque et donne envie de faire danser les soldats de plombs.

Plus près du port, sur la promenade, les batiments prennent un air nordique. Presque scandinave. Rappel indéniable du froid qui doit sévir l'hiver venu.

Le vieux Montréal est romantique, calme et aurais toute sa place dans l'hexagone français.
Pourtant, les panneaux « Arret » et les fleur de lys Québécoises ne nous trompent pas. Nous sommes Bien au Québec. Au vieux Montréal, la romantique, l'européenne.

Malgré le fait qu'ils aient très vite été abandonnés par le Roi de France, et tout le mérite revenant aux Québécois, l'influence Française est indéniable dans cette partie de la ville.

 

Le vieux Montréal m'a semblé être une oasis de glamour européen se préservant du dynamisme nord américain environnant. Preuve que Montréal, riche des différentes influences qu'il a puisé, a réussi à combiner le meilleur de l'Europe et de l'Amérique et à en faire, la métropole cosmopolite que l'on connait.

 

                                                                

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