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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 03:08

 

J’ai reçu plusieurs commentaires de toute sorte suite à mon dernier post.

Loin de moi l’idée de vouloir me justifier mais je voudrais juste faire le point pour éviter tout malentendu.

Au Québec comme partout, tout n’est pas noir comme tout n’est pas blanc (sauf l’hiver...)

La beauté est dans l’œil de celui qui regarde, et les désillusions sont, à mon opinion, causées par les attentes démesurées des nouveaux arrivants dont je fais partie.

Mon intention n’a jamais été de chialer pour chialer, ou de me déchainer sur le Québec juste pour le fun. Je désirais simplement partager mon expérience, car je pense qu’il est bon d’entendre tous les témoignages, positifs comme négatifs et que chacun puisse en retenir ce qui lui est utile.

Il n’y a pas de pays parfait. La France, d’où je viens en particulier. Et je retiens beaucoup de positif de mon expérience Québécoise.

Vous avez peut être lu mes autres articles et aurez vu que j’ai plongé dans la culture Québécoise immédiatement et avec beaucoup d’intérêt, pour essayer de comprendre, de connaitre, de découvrir ce peuple fascinant.

Ma femme est Québécoise de souche et j’ai beaucoup de respect pour ce peuple, pour cette nation, et avoue que dans mon article précédent, j’ai beaucoup généralisé.

Non, tous les Québécois ne sont pas des bucherons sans cervelle. 

Mais, j’ai été très intrigué par les différences de classe entre Québécois.

Un phénomène étranger pour moi. Il y’a bien des prolétaires en France mais je n’avais côtoyé le monde BS auparavant.

Depuis ces 4 dernières années, j’ai eu la chance de rencontrer des Québécois autant passionnants que passionnés, peut-être à revenu plus modeste mais avec un cœur et un accueil énorme.

Tout simplement du beau monde…

J’ai aussi rencontré des Québécois éduqués et professionnels qui voyagent et sont ouverts sur le monde.

Mais de mon expérience, j’ai malheureusement trouvé que ces gens restaient une minorité par rapport au Québécois moyen.

Mon but n’a jamais été d’offenser qui que ce soit et surtout pas cette province d’accueil.

Pour moi, c’a n’a juste pas été le coup de foudre.

Et contrairement à beaucoup, je pense que ce n’est pas au Québec de s'adapter à ses immigrants mais bien le contraire.

Le Québec était le bien avant notre arrivée à tous et sera la bien après notre départ.

C’est à nous de nous adapter à la culture locale ou pas.

Vous savez, on m’a toujours dit: aime ou part. Et c’est pour cette raison que nous avons décidé de partir sans rancune.

Nous reviendrons visiter cette province magnifique avec plaisir.

Merci à tous pour vos lectures fidèles et je vous souhaite a vous et les vôtres le meilleur pour cette année.

  

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Published by Yann - dans BILLETS
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 03:43

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On le lit, on nous le dit, on en est même conscients nous-même, mais il faut vraiment le vivre avant de vraiment en saisir la signification : Il n’y a pas de pays parfait.

Et après trois ans et quatre mois à Montréal, j’ajouterais que la belle province n’échappe pas à la règle.

Il suffit de remonter dans mes contributions précédentes, pour le lire : Je suis venu au Québec pour trouver un dynamisme économique et professionnel que je pensais supérieur à la France, la qualité de vie, la fameuse gentillesse des Québécois, ouverts et accueillants, dans cette terre ou les cultures se côtoient sans préjugés, la ou des petits anges courent les fesses nues dans les champs de blé en jouant de la harpe…

Alors, rêves, illusions, et bisounours mis à part qu’en est-il vraiment ?

Le Québec est une province absolument magnifique. Les paysages sont grandioses, parfois immaculés. Je n’ai pas exploré tout le Québec, mais une bonne partie,  (il me manque seulement la côte nord et la Gaspésie) et coté paysage, la belle province porte bien son nom.

TRAVAILLER AU QUÉBEC

Au niveau du dynamisme professionnel, j’ai eu la chance de décrocher un emploi rapidement et d’être promu en tant que directeur de l’hébergement peu après.

Je dois avouer que les choses ne seraient sans doute pas allées aussi vite en France. Malgré plusieurs diplômes et beaucoup d’expérience dans mon domaine, on semble hésitants à faire confiance et à promouvoir les jeunes dans les compagnies Françaises.

Au niveau professionnel, l’ambiance Québécoise est plus décontractée, détendue, conviviale. Moins de chichis, de vouvoiement, de monsieur truc…

Au niveau de la tenue, la plupart des hommes d’affaires ne portent plus de cravate. De manière générale, les hommes comme les femmes sont moins élégants que les Parisiens, et privilégient le confort au style.

Les managers sont très proches des employés. Le bien être des collaborateurs est promu en tout temps pour le développement de l’équipe.

Coté professionnel, la France ne me manque pas, quoique j’avale de travers à chaque email reçu avec une faute à chaque mot.

La langue d’usage est l’anglais. A l’instar des autres directeurs, je ne considèrerais pas embaucher un candidat qui n’est pas parfaitement bilingue.

Il est important de travailler pour une grande compagnie capable d’offrir des avantages sociaux intéressants tels que régime de retraite, assurance médicale et semaines de vacances supplémentaires.

DEVENIR PROPRIÉTAIRE AU QUÉBEC

Au niveau qualité de vie, j’ai eu la chance de pouvoir acheter un condo après seulement un an. J’ai trouvé l’accession à la propriété bien plus simplifié qu’en France et plus facile qu’a Paris évidemment ou les tarifs sont déraisonnables et les mises de fond de 40% rendent la propriété impossible aux jeunes.

Au niveau de la taille, des conditions de confort, je suis très satisfait et suis conscient que je n’aurais jamais pu me permettre cet achat à Paris.

Néanmoins, le Québec est la province Canadienne avec le taux le plus bas de propriétaires au Canada avec seulement 61% de propriétaires, la moyenne nationale étant à 69%.

On vous parlera surement aussi de la fameuse taxe Bienvenue. Non pas pour la Bienvenue mais bien du nom de son instigateur, a une époque où le Canada avait coupé ses aides financières aux municipalités Québécoises. Quoique cette aide soit rétablie, les municipalités continuent de taxer les nouveaux propriétaires de cette taxe absurde et unique au Québec.

Ce qui nous emmène à la spécialité Québécoise : LES TAXES !!!

Le Québec est l’une des provinces les plus taxées en Amérique du nord. Les Québécois ont un taux d’imposition (Fédéral/Provincial) de 48.2%, et la proportion totale des revenus allant à l’impôt est de 39% contre 32% au Canada et 24% aux USA.

Sur l’indice de liberté économique, allant de 1 à 10, 10 récompensant la plus grande liberté économique, le Québec score 3.2 en 2009 contre 5 en Ontario et 9 en Alberta, terminant bon dernier sur les 60 provinces nord-américaine.

Sur la taxe à la consommation, le prix hors taxe est majoré des 5% de taxe fédérale, résultat auquel s’ajoute la taxe provinciale, le consommateur étant donc taxé sur la taxe !

Alors les statistiques, c’est bien beau, mais quel est le résultat concret pour le consommateur : tout est plus cher au Québec !!! Il suffit de passer la frontière Ontarienne pour voir le prix au litre baisser de 0.10. Depuis que le Looney égale la valeur du dollar Américain, des milliers de consommateurs traversent les frontières du sud pour aller magasiner aux USA à bas prix. Incluant le cout du gas, les économies se chiffrent encore en centaine de $$.

REVENU MOYEN QUEBECOIS

Et ce n’est pas comme si les revenus Québécois étaient faramineux. Le revenu moyen d’un ménage Québécois est parmi le plus bas au pays. Seules les petites provinces de Nouvelle Ecosse et Prince Edouard sont derrière. Mais le Québec accuse $28 000K de différence par rapport à l’Alberta par exemple.

Bref, tout le monde le sait, immigrants comme pure laine, au Québec, on se fait taxer jusqu’à ne plus finir, on soutire de l’argent au contribuable dès la moindre occasion jusqu’à plus finir.

Alors 13.5% de taxe sur la consommation, vous me direz, oui c’est toujours moins qu’en Hollandie avec ses 19.6% de TVA. Oui mais quand on paye des taxes, on s’attend à des avantages sociaux en retour.

SOINS MÉDICAUX

Alors je vais faire vite, et n’en déplaise a certains, le système Québécois est pour le moi le pire système médical que j’ai vu. Des attentes interminables pour voir un médecin (allant jusqu’à 8h et plus), un Québécois sur cinq est sans médecin de famille et dois faire la queue dans les cliniques sans rdv dès le petit matin pour pouvoir être soigné. Les soins sont bons mais les locaux vieillissants, surpeuplés. Mieux vaut ne pas être malade au Québec !

Seuls les optométristes et les dentistes offrent des soins dignes de ce nom car non remboursés par la Ramq et donc privés !!

RÉSEAU ROUTIER

Avec un budget de 709 milliards on s’attend à ce que le réseau routier soit plaisant. Ayoye ! J’en ai déjà parlé, les routes Montréalaises sont les pires que j’ai vues de ma vie. On arrête de compter les nids de poule après 1000. Les routes et autoroutes sont en condition abominables. Une pelleteuse est même tombée dans un nid de poule géant en plein centre-ville. (Véridique !) en 2011, une poutre s’est effondrée dans le tunnel ville marie, manquant d’ensevelir un van dans un amas de débris et béton.

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La plupart des infrastructures sont en mauvais état ou mal pensées mal construites. A chaque entrée d’autoroute ces voies uniques ou on essaye de s’insérer et de sortir au même endroit. Du jamais vu pour moi. Alors on peut blâmer l’hiver. Oui c’est vrai, le gel, la neige, le sel est dur sur l’asphalte. Mais le MN est l’Ontario ont des hivers similaires et des réseaux routiers convenables !!

On dit souvent qu’au Québec, il y’a deux saisons : L’hiver et la construction. Ce n’est pas faux. Car reboucher tous ces trous ca prends du temps, et on choisit souvent le meilleur moment pour fermer une route : vendredi soir 17h autoroute 40 fermée. Samedi soir de Game du Canadien : Sortie de la montagne fermée (menant au Centre Bell). Fin de semaine de la fête du travail : Autoroute 10 fermée (alors que tous les vacanciers des cantons de l’Est rentrent). Comme on dit : pas fort...

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Le trafic à Montréal est absolument MONSTRUEUX. Je n’ai jamais vu ça. Même pas à Paris. Les maudits cônes oranges, les déviations, sont synonymes d’heures a « sacrer dans son char pogné dans  trafic », et ce possible même en plein milieu de la nuit.

CONDUIRE A MONTRÉAL

Quand le trafic est clément, les conducteurs s’assurent de faire de votre trajet un réel cauchemar.

Je n’ai jamais vu des conducteurs aussi mauvais qu’a Montréal.

Les gens vous coupent a tout bout de champs, clignotant on ne connait pas, courtoisie zéro, c’est tout simplement incroyable. Je n’ai JAMAIS vu ça, ni à NY, ni à Chicago, Toronto ou sur le périf !

Intersection avec un stop. Vous êtes sur la voie principale a 10 m à 50 km/h, oh boy freinez car c’Est SUR que le gars va vous couper alors que y’a personne derrière vous pour ensuite vous roulez a 40km/h dans la face.

Les changements de voie incessants en vous faisant piler. La petite madame dans la voie de gauche a  60 a  l’heure sur l’autoroute. Le gars qui vous laisse pas vous insérer il ne bouge pas de sa voie alors que les  a cotés sont libres, il préfère vous voir foncer dans le mur !

Le p’tit monsieur qui laisse 100m entre lui et la voiture de devant le matin à 7h créant des embouteillages de malade derrière lui.

Ce qui me rend le plus malheureux, c’est le manque de courtoisie absolu, le manque de civisme.

Ici c’est moi moi moi. Rien à foutre des autres.

Eille, 8 ans de conduite à Paris, je n’ai jamais vu ça.

Stationnement, c’est très simple les créneaux c’est un désastre : capable de vous faire les 2 pare chocs une roue sur le trottoir quand tu as la place pour rentrer un bus.

Alors il faut quand, même comprendre qu’au Québec, les cours de conduite n’ont été rendus obligatoires il y’a seulement quelques années.

Bref...  « M’arrête là, ma pogner les nerfs !! »

CORRUPTION/COLLUSION

Mais alors, ou va tout cet argent me direz-vous ? J’ai envie de vous dire, y’a 8 million de Québécois qui se demandent la même chose. Ou de moins en moins, car la commission Charbonneau et les derniers mois ont en partie expliqué pas mal de chose. 2 des 3 plus grandes villes du Québec sans maire, pour cause de corruption, collusion, et même gangstérisme pour le maire de Laval. Contrats et estimations majorées de taxes imaginaires, intimidation pour l’attribution des chantiers provinciaux à la mafia, le gouvernement avait les 4 fers trempés dans la magouille, détournement de fond…La politique Québécoise se ridiculise devant le reste du Canada et du monde.

Funeral-20for-20Nick-20Rizzuto--20November-2024--202010--20.jpgMAFIA

La mafia est omniprésente, les règlements de compte, pizzerias qui brulent, parrain tué chez lui dans sa cuisine, attaque sur voiture blindée font partie des faits divers. La mafia vit au grand jour sur les rives de Sainte Dorothée et sur le blvd Gouin et la presse raffole des divers rebondissements et s’empresse de commenter les possibles revirements de prise de pouvoir du milieu interlope donnant bien trop d’attention à cette pègre.

130913_wp6a1_samdim_crucifix_assemblee_sn635.jpgCHARTE DES VALEURS QUEBECOISES

Le gouvernement Marois a eu la bonne idée du merveilleux modèle d’intégration Français en sortant la charte des valeurs Québécoises. Celle-ci a pour but de préserver la laïcité de l’état, surtout de signes dits ostensibles tels que burqa, kippa et Co. Etat laïque pourquoi pas, surtout pour les autres, car le crucifix siège toujours à l’assemblée nationale…

Je ne rentrerai pas dans un débat sans fin qui finalement, a tort ou à raison, n’a fait que diviser plus les Québécois. Et Dieu sait qu’en tant que descendants Gaulois, ils ne manquent pas de sources de discorde : Anglos franco, printemps érable, souverainistes/fédéralistes…pure laine/immigrés.

RACISME AU QUÉBEC

Tiens d’ailleurs, Les Québécois sont-ils racistes ?

Pas plus pas moins que les autres.

Je comprends qu’on demande aux nouveaux arrivants de s’adapter à la culture locale.

Comme en France, il est rare de voir des immigrés côtoyer les cercles typiquement Québécois. Sorti de Montréal, les minorités sont immédiatement remarquées, regardées. Que ce soit en blague gentille, en question innocente, en regard intrigué, on va vous faire remarquer que vous n’êtes pas d’ici. Comme en France, les immigrés inquiètent. Surtout en région ou on voit de plus en plus de noirs et de voiles sur le TVA nouvelle. Une chose est sure.

Je ne serai jamais considéré comme Québécois. Tout simplement car je ne suis pas né Tremblay, Ladouceur ou Vaillancourt. On ne devient pas Québécois. On l’est ou on l’est pas. Alors oui les fils d’immigrés nés ici seront des  « Québécois ». Mais souvent eux autres même continueront de se qualifier par leur nationalité d’origine. Vous entendrez souvent : "Oui ! Il est Québécois mais il n’est pas Québécois..." 

On vous sortira souvent la phrase de Falardeau : « Que tu sois bleu, noir, jaune, mauve, tout c’que j’veux savoir c’est si t’es d’notre bord. Pis si t’es d’notre bord, t’es mon frère… »

Oui. On s’en fout de ta couleur jusqu'a ce qu’on voit ta face ! Et surtout si t’es comme eux ! Et on oublie souvent la fin de la phrase : « …Sinon, jt’hais ! »

photo_688710_article.jpgDÉLINQUANCE

Pourtant pas de délinquance des banlieues ici. La criminalité, elle vient certes des gangs de rue, mais aussi des motards, les fameux Hells Angels, et des Québécois pure laine. Elle vient des quartiers Québécois prolétaires et pauvres, ou habitent des pure laines, souvent vivants sur le BS.

Les vols, les trafics de drogue, sont souvent des Keven Desjardins et pas des Rachid Boulaone.

Les blancs bodybuildés et tatoués, roulant en gros truck ou japonaise tunée remplacent les wesch wesh du 9-3. A l’époque des colons, on appelait les Québécois les negres blancs.

16% des Québécois ne vivent que de prestation sociale. Proportionnellement, c’est plus qu’il y’a de musulmans en France (11%)

L’IMAGE DU QUÉBEC AU CANADA

L’image du Québec est très mitigée dans le reste du Canada. On a souvent du mal à accepter cette exception Québécoise, qui vit en marge du reste de la nation mais profite des avantages fédéraux et de l’aide financière de provinces plus riches comme l’Alberta.

Jusqu’à 1960, Montréal était la première ville du Canada depuis toujours, mais les francophones et la loi 101 ont bouleversés le paysage Montréalais. Les compagnies anglophones ont déménagés leurs sièges sociaux à Toronto ou dans l’ouest, craignant l’instabilité économique et politique de ville marie.

Au cours des années, Montréal a continué de se dépeupler au profit de Toronto. Les élites anglophones sont parties. Il reste encoure une bourgeoisie vieillissante mais les enfants souvent éduqués et mobiles ont souvent fui vers l’Ontario, au même titre que les grandes familles juives. Ormi les sépharades de langue maternelle Françaises, les ashkénazes sont partis en Ontario ou aux USA.

Montréal se dépeuple toujours plus au profit des banlieues. Le trafic, le stationnement impossible repoussent les consommateurs. Les familles s’exilent en banlieue à la recherche de confort et d’espace à moindre prix. Montréal devient à l’instar des autres villes nord-américaines, de plus en plus une ville où l’on va travailler mais d’où on part le soir quand on peut se le permettre, laissant ses quartiers devenir populaires.

LE QUÉBEC, C’EST POUR MOI ?

Le Québec m’a beaucoup apporté dans certains domaines. Je ne regrette pas d’être venu ici. Néanmoins, si c’était à refaire, je ne serais jamais venu au Québec. Je serais directement allé dans l’ouest ou en Ontario.

De ma culture Parisienne conservatrice de droite, j’ai appris qu’on « aime ou on part ». Il en faut pour tous les gouts et je m’aperçois de plus en plus que le Québec n’est pas pour moi. Je suis de plus en plus malheureux dans cette morosité économique, ce je m’en foutisme tellement francophone. Ce manque de courtoisie et de culture permanent. Cette peur des autres, ce besoin de s’opposer systématiquement. Le Québec me rappelle tellement la France dans bien des domaines.

Et c’est là qu’il faut faire ses expériences par soi-même.

On m’avait vendu la petite maison dans la prairie et j’ai trouvé une ville de province avec un accent.

Ma petite famille et moi avons pour projet de partir. Et ce sera sans regrets.

LE QUEBEC C’EST POUR VOUS ?

Le Québec est l’idéal pour des Européens en quête d’Amérique en Français. Ils y trouveront un aperçu de la vie Nord-Américaine tout en restant très proche de leur culture et sans faire trop d’efforts.

Pour des immigrés et réfugiés, il est certain que le Québec est une oasis de démocratie, de liberté et de confort.

Mais pour les autres, les bilingues, ceux qui connaissent les USA et le reste du Canada : Le Québec leur laissera seulement le gout d’une version insipide Montréal vient d'ailleurs toujours derrieres ses consoeurs Canadiennes en matiere de qualité de vie. ( Vancouver, Toronto et Calgary dans le top 5) 

Je suis peut être direct. Et calique, J’essaye pas de vous décourager. Mais mes lunettes roses ont disparues. 

Mais si moi on m’avait dit tout ça avant de partir, j’aurais surement sauté la case Québec en passant mon tour comme envisagé au début.

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 00:20

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 L’argent ne pousse pas dans les arbres québécois : en termes de revenus, le Québec traîne de la patte par rapport aux autres provinces. Son revenu familial médian n’est que de 68 000 $ alors qu’il est de 76 000 $ en moyenne au Canada en 2010, révèlent les derniers chiffres de l’Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada.

Qui plus est, le revenu des Québécois augmente plus lentement que la moyenne canadienne : depuis le dernier recensement en 2006, il n’a augmenté que de 5 % alors que la progression ailleurs au pays a été en moyenne de 6 %.
 
Les revenus des familles québécoises sont plus élevés que ceux des familles de deux provinces seulement : le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador, où ils se situent à environ 65 000 $.
 
Les ménages québécois sont à peu près à égalité avec ceux de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard. Sans surprise, c’est dans la riche province de l’Alberta que le revenu médian est le plus élevé avec 93 000 $.
 
Les Québécois figurent parmi ceux qui ont le plus bénéficié des prestations d’assurance-emploi : 2,4 % de leurs revenus globaux proviennent de cette source, par rapport à 1,8 % en moyenne pour le Canada.

Ormi les maritimes et territoires, le Québec est la province avec le plus gros taux de chomage (8.2% vs 5.66% ROC)

La réponse a tout ca? C'est la faute aux Fédéralistes, aux maudits anglo ou aux osti d'étrangers.

 C'est bien le Quebec va aller loin.  Vive le PQ et bientot vive le Quebec vide!

 

 

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 23:38

 

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  Les Québécois ne sont toujours pas les champions du jeu monopoly: c'est au Québec qu'il y a le moins de propriétaires d'habitations, révèle les derniers chiffres de l'enquête nationale auprès des ménages effectuée par Statistiques Canada en 2011 et dévoilés mercredi.

 

Seulement 61 pour cent des Québécois sont propriétaires de leur résidence, le plus bas taux au pays. Le reste de la population a «passé GO» sans s'acheter un titre et demeure locataire d'un appartement.

La moyenne nationale se situe à 69 pour cent. Il s'agit d'un taux à peu près similaire à celui observé lors du dernier recensement de 2006, après une longue ascension dans les années précédentes, entre 1991 et 2006.

«De façon générale, le taux de propriété a toujours été un peu plus faible au Québec», indique Sylvie Michaud, directrice générale des statistiques en éducation, travail et revenu à Statistique Canada.

«Et le Québec se retrouve encore avec un taux de propriétaires inférieur à la moyenne canadienne», a-t-elle ajouté.

Ce sont les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador qui sont les plus nombreux à avoir les clés d'une propriété - Plus de 77 pour cent d'entre eux sont propriétaires, suivis de près par les Néo-Brunswickois qui ont un titre de propriété dans une proportion de 75 pour cent.

Et beaucoup de Canadiens se saignent à blanc pour s'offrir un toit. Le quart des ménages consacraient plus de 30 pour cent de leur revenu total pour leur habitation, ce qui est considéré risqué. En moyenne, ils dépassaient de 510 $ par mois le seuil d'abordabilité tel que défini par la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL).

Alors que le taux de logements «inabordables» est de 25 pour cent au Canada, il est un peu inférieur au Québec, se situant à 23 pour cent.

C'est à Vancouver que la proportion de citoyens qui dépensent plus de 30 pour cent de leur revenu pour se loger était la plus élevée, avec 33,5 pour cent d'entre eux. Mais ce sont les habitants de Saguenay qui tiennent le plus serré les cordons de leur bourse: seulement 19 pour cent des habitants de cette ville paient plus que le seuil prescrit.

Et les propriétaires avec une hypothèque étaient particulièrement pris à la gorge: ils composent 82 pour cent du groupe des propriétaires qui dépassent le seuil d'abordabilité.

Et parmi ceux qui ont choisi d'acheter une propriété entre 2006 et 2011, un ménage sur cinq avait choisi un condominium.

Finalement, en 2011, un demi-million de locataires vivaient dans un logement subventionné.

Les statistiques rendues publiques mercredi proviennent de la controversée Enquête nationale auprès des ménages (ENM), qui a remplacé le long formulaire de recensement, aboli par le gouvernement conservateur en 2010. Le changement effectué rend très difficiles les comparaisons avec les chiffres du passé, le formulaire ayant changé et n'est de surcroît plus obligatoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:32

 

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Février 2013 : Aéroport Paris Charles de Gaulle

Je n’étais pas rentré en France depuis presque 3 ans.

Jusque là, je ne peux pas dire que ça m’avait vraiment manqué…Je suivais les actualités de très loin, parfois avec horreur, souvent avec soulagement d’avoir quitté une France dans laquelle je ne me reconnais de moins en moins.

Alors non, je n’ai jamais fui la France, je n’ai jamais abandonné le navire, et encore moins, je n’ai jamais quitté la France pour des raisons économiques.

Mon départ  pour Montréal  il y’a 3 ans, et avant ça pour les US étaient plutôt motivés par un amour certain pour l’Amérique du Nord, une envie de changement, si possible avec des gros buildings et bien sur une faim de dynamisme professionnel et économique.

Douanes Françaises

Je suis surpris de voir qu’ils mettent toujours des douaniers….ils ouvrent à peine nos passeports. « Françaises, Français, dormez en paix, vos frontières sont bien gardées, les douanes Françaises veillent… »

Nous récupérons les bagages, les portes s’ouvrent, ma mère nous attend dans le terminal des arrivées. Arrivé à la maison, rien ne semble avoir changé. Je pensais être dépaysé, mais au contraire, tout me semble extrêmement familier, comme si je n’étais jamais parti. Il y’a bien quelques bâtiments de plus par ci par là, de nouvelles voitures, mais à part ça…pas encore de drapeau à la fossile et marteau sur l’Elysée, ni plus de places de stationnement sur le boulevard de Courcelles...

Dans tout ça, c’est peut-être moi finalement qui ai le plus changé…

Le Yann qui s’envolait pour Montréal avec 3 bagages de 25 kg parait soudain bien loin.

Une voiture, un premier emploi, un achat de condo, une blonde, une promotion, un mariage,  quelques kilos en plus…Je n’aurais jamais pensé revenir au pays marié, beau-père d’un petit joueur de hockey de 10 ans et surtout si épanoui.

 

Notre séjour fût court mais agréable. Les 5 semaines de vacances Françaises sont révolues et nous avons à peine 10 jours, cumulant jours sans solde, restant de vacances et jours de congé. La semaine de relâche du petit aussi ne dure qu’une semaine.

Alors oui ça passe vite….trop vite…la famille, manger, visiter Paris, manger, aller en Suisse, manger, Disneyland Paris, manger, les bateaux Parisiens, manger.

Les Français ont cette manière adorable de vous démontrer leur amour en vous nourrissant autant qu’ils peuvent…

 

Parlons des Français justement, Ils ont cette réputation internationale odieuse de râleurs, arrogants et supérieurs, désagréables et coincés.

C’était la première fois en Europe pour ma Québécoise de femme. Premier contact de masse avec les Français…Bon elle en avait déjà vu à la TV et en avais même  côtoyé quelques uns par ci par la à Montréal...Puis elle connaissait évidemment bien mes parents qui viennent régulièrement au Québec. Mais elle venait à Paris avec une certaine appréhension d’être confrontée à des parisiens aussi désagréables que leurs accents seraient insoutenables.

Vous savez, le même accent que  Natasha St Pier quand elle revient de Paris...

Alors on dira ce que l’on veut de la France, des parisiens de Paris. Partout ou nous sommes allés, nous avons été accueillis de manière formidable. Les gens ne sont pas nécessairement amicaux mais ils sont extrêmement polis. A aucun moment, nous n’avons eu à nous plaindre du service reçu, bien au contraire.

L’accueil et le service ont changés en France. Face à la concurrence mondiale, à notre réputation internationale négative grandissante, même la ville la plus visitée au monde a dû se résigner à améliorer la qualité de son service.

Même dans le métro, les gens se tiennent la porte, se disent merci, se lèvent pour laisser leur place aux personnes âgées.

Alors oui, j’ai grandi à Paris moi-même, je sais que ce n’est pas toujours comme ça, merci beaucoup. Mais je trouve important de souligner qu’en tant que touriste, les parisiens n’ont rien à envier aux Montréalais.

Après avoir habité à Montréal depuis 3 ans, on est plus habitué à ce que les gens nous répondent quand on leur dit bonjour….Ou merci, quand on leur tient la porte…Ou qu’ils nous laissent passer quand on essaye de s’insérer sur le périph…

En habitant dans un pays communautariste ou plus de deux tiers de la population est né hors Canada, on a plus l’habitude de voir des minorités ethniques parler Français sans accent…

A Montréal, les blacks et les beurs sont d’origine Haïtienne et Libanaise…Les Haïtiens Québécois sont une hybride de créole anglophone et d’Afro américain wanna be.

Les Libanais quand à eux, portent des grosses croix autour du coup et ressemblent à des rappeurs du moyen orient.

Loin de moi l’idée de stigmatiser….ce serait un concept incompréhensible, dans cette province ou les Québécois (Oui, oui ceux de souche) remplissent les prisons, font partie intégrante du crime organisé (Mafia ou ex-Hells Angels).

La jeunesse Québécoise n’à rien à envier aux minorités ethniques en terme de drogue, crime et portraits dans les faits divers…Et oui….croyez le ou non, certains quartiers blancs Québécois francophones sont même à éviter…

Alors je sais qu’en France ça ferait sourire mais…c’est la réalité.

On ne peut pas toujours trahir ses ancêtres après tout….

Quand j’entends les futurs immigrants fustiger le Bien être social (BS) croyant que c’est les immigrants qui en profitent, ça me fait bien rire. Ici c’est pas la France ! C’est bien les citoyens qui profitent de la solidarité sociale !

Il existe dans la belle province des générations de BS pure souche, et le fameux jour du chèque est souvent jour de fête pour les bars et les dépanneurs à Bières…

Il y’a bien des prolétaires en France. Mais je n’avais jamais vu quelque chose de comparable à ici.

Le peuple Québécois ne se résume bien sur pas aux BS.  Les Québécois sont en général accueillants, sympathiques, bons vivants. Alors oui, ce sont des Américains qui parlent Français. Ils sont très fiers de leur peuple, de leurs  origines, de leur pays. Très chauvins.

Dommage que la culture du peuple se limite souvent au Hockey, aux cowboys fringants et à lance et compte,  les voyages à Cuba et les horizons à l’île de Montréal pour les plus curieux…

Je généralise bien sur ! Il y ‘a bien évidemment une élite Québécoise ! Des gens très éduqués, très performants et plein de talents…

…On appelle ça des émigrants  (Vers les US ou les provinces Anglos) ;)

Trêve d’ironie. Même si il y’a du vrai, les Québécois sont du beau monde, agréable à côtoyer.

Il y’a une sorte de complicité naturelle qui s’installe instantanément entre eux, un peu comme les Africains.

Ligne 4, Station Vavin

L’odeur du métro n’a pas changé. Je dois regarder le petit plan de temps à autres car mes souvenirs ne sont plus très frais. Ca fait drôle de me retrouver Boulevard du Montparnasse avec ma femme.

De voir mon beau fils courir derrière les pigeons du Parc Monceau.

Mes deux amours étaient enchantés de leur séjour. Tout comme moi finalement. Nous avons trouvé la vie extrêmement abordable et considérablement moins chère qu’au Québec.

Les bouteilles de champagne à 10 euros et les camemberts de Normandie à 3 euros ont laissés ma femme les yeux pleins d’étoiles. En effet, ici, le champagne est à $80 et le camembert à $10…

Les magnifiques bouquets de fleurs de Monceau fleurs, les restaurants à moins de 15 Euros…aussi sont bien plus abordables à Paris.

Alors oui mes comparaisons sont très ciblées. Champagne, Calendos et restaurant. Beh oui, je suis un bon franchouillard et je m’assume.

Montparnasse Bienvenue : 16h

En voyant les vitrines de la rue de Rennes, en écoutant la musique et en regardant brièvement la TV, je réalise combien le monde occidental s’est standardisé.

Lorsque nous partions aux Etats Unis quand j’étais petit, le choc culturel était immense. Tout était grand, les voitures aussi énormes que les portions de bouffe.

A mon arrivée dans le Minnesota  il y’a 13 ans, la musique, le style vestimentaire étaient très différents de l’Europe.

En y pensant, il suffisait d’aller à Londres pour être dépaysé.

Aujourd’hui, le monde occidental est devenu un grand village uniforme et presque insipide.

A Paris, New York ou Montréal, les jeunes dansent sur les mêmes beats de Rihanna  et autres. Facebook, Twitter et les Iphones sont partout,  de même que les chaines et les concepts de restaurant. Tout est copié, adapté, racheté, uniformisé.

Tu allumes la TV et peux regarder les mêmes stupidités partout. The Voice existe dans toutes les langues…

Je me souviens demander à mes parents de ramener certains biscuits PIMS de LU et considérer certains produits Français introuvables aux US comme de l’or pur. Aujourd’hui, nous trouvons les mêmes Camemberts et bouteilles de vin qu’à Paris. Pas aux mêmes prix, certes…

Montréal, Paris….le choc culturel n’est pas aussi fort car les points de repère sont omniprésents. Après avoir baigné dans les cultures européenne et américaine depuis si longtemps, le sentiment de familiarité est même encore plus fort.

Bateaux Parisiens : 21h30

« Et il est d’où ce p’tit accent ? »

« De Montréal… »

« Ah ! Je me disais bien que vous étiez trop souriants pour des Français… »

Le serveur des bateaux Parisiens  termine de remplir nos coupes de champagne.

Nous trinquons alors que le pont Alexandre III est au dessus de nos têtes.

Paris s’illumine, sublime, incomparable, magique.

Ma Québécoise est conquise, autant que les Français semblent l’être du Québec.

A l’hôtel, dans les restaurants, partout, les gens demandent, s’intéressent à cet accent étrange venu du nouveau monde. Souvent ils nous disent, qu’eux aussi vont venir habiter au Québec…

 En tous cas, les Québécois ont définitivement plus la côte en France que dans le reste du Canada…

En effet, d’un océan à l’autre, la belle province est souvent vue comme le boulet national. Nation de chialeux, s’opposant systématiquement au fédéral alors qu’elle est la province qui bénéficie le plus du soutient financier. Le Québec qui détient des tristes records de suicide, de dépression, de chômage, de faillite, de corruption…

2 des 3 plus grandes villes du Québec sans maire, dont un menacé de prison à perpétuité pour grand banditisme… La Mafia omniprésente….

Les taxes, la taxe sur la taxe, ces montants qui augmentent autant que les politiciens s’en mettent dans les fouilles.

Alors… ? Le Québec Eldorado ou idéalisé ?

Ca dépends pour qui, ça dépends de nous. Il faut souvent voir pour se faire son opinion.

Surtout attendre que les étoiles des premières années se dissipent pour voir les dysfonctionnements, les carences parfois.  

Pour ma part, 3 ans auront suffis pour avoir envie d’ailleurs…d’ouest…ou d’Ontario.

Nous verrons. Pour l’instant c’est bien pour l’aéroport de Montréal que nous repartons.

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 00:10

Voila une vidéo qui pourrait intérrésser plusieurs d'entre vous. Reportage efféctué par Radio Canada sur l'immigration des Francais au Quebec.

Alors....? Quebec idéalisé? Mythe ou eldorado?

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:42

 

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Mon premier message sur ce blog remonte à Aout 2009.

Le CSQ en poche en seulement quelques mois, j’avais ensuite dû faire face à plusieurs… contretemps et survivre à diverses entraves au bon sens en remplissant le dossier Fédéral…

Le FBI qui avait pris 2 mois à me renvoyer mon casier judiciaire…

Le laboratoire qui avait « oublié » d’envoyer mes résultats d’analyses au docteur  de la visite médicale pendant 3 mois…

Ma 2eme visite médicale imposée par crainte de diabète avec un taux de glycémie tout à fait normal, avaient mis ma patience et mon équilibre mental à  rude épreuve….

Puis… après plus d’un an de démarches, j’avais finalement reçu ma fameuse brune.

La confirmation électronique m’invitait à aller retirer mon visa à l’ambassade dans les 90 jours.

Ravi, bien évidemment, j’avais rangé le précieux sésame dans un tiroir bien à l’abri.

C’est donc une centaine de jours plus tard que je poussais un cri d’horreur sur le forum immigrer.com en réalisant avoir dépassé le délai pour aller faire apposer mon visa au passeport.

Impossible de joindre l’ambassade au téléphone, les formistes incrédules ne savaient comment réagir devant une telle négligence et une telle tête en l’air.

« Oublier » d’aller chercher son visa après tant d’années de démarches est en effet peu commun. C’est donc sans l’assurance de pouvoir obtenir mon visa d’entrée que je me présentais à l’ambassade le mardi suivant.

L’histoire serait bien platte si je ne l’avais pas eu car…elle n’aurait jamais commencée…

Le visa d’entrée étant valable pendant un an à partir de la première visite médicale, et…ayant pour le moins tardé pour aller chercher mon visa, il me restait moins de 2 mois avant son expiration.

J’organise donc un passage éclair à Montréal en septembre 2009 pour valider ma fameuse résidence. Mais c’est seulement en Juin 2010 que je débarque à Montreal pour de bon.

C’est à ce moment qu’on se demande toujours ce qui est le plus dur entre les maudits adieux à Roissy ou rentrer 25 ans de vie dans 2 valises de 25 kg…

2 jours après mon arrivée, j’achetais ma voiture et terminais les démarches tant bien que mal dans la semaine qui suivait.

Après un premier mois difficile à distribuer des CV à tout ce qui bougeait, je finis par trouver un emploi dans un hôtel 4 Etoiles en tant que réceptionniste.

Établi à Montreal la première année, j’achetais un condo dans les Laurentides en 2010, préférant la qualité de vie à la proximité du centre-ville que je fréquentais de moins en moins.

Alors oui, la neige est tombée, et les nids de poules se sont décuples depuis ces 2 valises de 25 kg.

Je travaille toujours pour la même compagnie depuis mon arrivée. Ayant beaucoup d’expérience en France et aux USA, je n’avais pas eu de mal à être embauché. Cependant, les opportunités d’évolution se faisaient rares.

Après avoir passé plusieurs entretiens sans succès pour un poste intermédiaire qui m’était refusé, je conservais la même passion et la même motivation et continuais à constamment prouver mon désir de grandir dans la compagnie.

A l’été 2012, je décroche finalement une place de Directeur de l’hébergement remplaçant ma propre responsable.

Je me plais toujours énormément dans les Laurentides ou je joui d’un cadre de vie privilégié, à moins de 30 minutes du centre-ville et prévois y acheter une maison prochainement.

L’évolution professionnelle et la qualité de vie étant 2 des raisons principales qui m’avaient fait venir au Québec, l’objectif est donc rempli de belle manière.

J’étais venu pour conquérir le Québec. Ce que je ne savais pas, c’est que c’est moi qui allais être conquis….par une Québécoise. Elle a d’abord d’abords fait fondre mon cœur puis a  récemment dit « Oui » et je m’apprête à l’épouser samedi prochain. 

Alors après 2 ans, oui,  la contagion Québécoise se fait peu à peu…

Ça ne me serait jamais venu à l’idée à Paris mais je vais désormais acheter des chips et du gel douche à la pharmacie sans sourciller.

Désormais avisé, j’utilise le terme « coup de je t’aime »  (pouvant être interprété par « coup de pénis » en Québécois) avec parcimonie.

Ma blonde souverainiste m’a appris que le PQ (Parti Québécois) n’était pas que du papier hygiénique.

Je suis devenu allergique aux « non, mais, y’a pas de souci », « on va sur Québec » ou aux « ah ben non en France ce n’est pas comme ça… » De mes chers compatriotes en visite.

Alors, plus sérieusement. Est-ce que je me considère comme « intégré »?

Non pas du tout. Pas plus, pas moins qu’un autre.

Quoique mon parcours soit positif et encourageant, il est tout sauf une référence.

Tout simplement car chaque parcours est unique, chaque expérience est différente.

Ce qui a marché pour moi  d’une certaine manière ne marchera pas forcement pareil pour d’autres et inversement.

Je pense également que l’intégration n’est pas un concours. Ce n’est pas un concours de nombre d’années de résidence, pas un concours de statut (PVT, RP, Canadien etc.), pas un concours de combien d’expressions Québécoises tu peux placer en une phrase…

L’important est de se plaire là où on vit peu importe l’endroit. J’ai vécu dans 5 pays différents au cours de ces 5 dernières années. Je suis toujours reste moi même sans essayer de devenir quelqu’un d’autre.

Il faut bien évidemment respecter le pays et la culture qui nous accueille et je ne dis pas qu’il ne faut pas chercher à s’intégrer.

Mais ça se fait tout seul. Quand on est bien à un endroit, on s’y épanoui et automatiquement on s’y identifie et on s’y intègre progressivement.

Je ne vais pas me forcer à parler ou agir comme un Québécois. Avec mon accent parisien, je ne serai jamais vraiment considéré comme un vrai Québécois de toutes façons peu importe mon passeport ou ma date d’arrivée.

M’installer au Québec a été une des meilleures décisions que j’ai pu prendre dans ma vie.

Il n’y a pas de pays parfait et le Québec n’y fait pas exception. Mais Le Québec m’a été positif sur tous les points. Et j’y trouve la qualité de vie et les opportunités que je cherchais.

Ayant la chance que mes parents me visitent très régulièrement, je ne suis pas rentre en France depuis mon arrivée. Et quoique oui, certaines choses me manquent, je ne prévois pas y retourner prochainement. Avec 2 semaines de vacances par an, je préfère les passer sur une plage paradisiaque Cubaine plutôt qu’à Paris.

Ce long billet sera mon dernier. Après presque 3 ans de blog, il me devient difficile de continuer à écrire sans virer au journal intime.

La période d’émerveillement et de découverte tire à sa fin. Je n’analyse plus le Québec. Je le vis.

Même les démarches ont tellement changées en 3 ans que je suis complètement dépasse.

Mon opinion et mes impressions n’engagent bien évidemment que moi et je ne prétends pas avoir plus raison ou en savoir plus qu’un autre. C’est simplement le ressenti personnel d’une expérience personnelle.

Je ne suis rien de plus qu’un immigré parmi les 150 000 qui arrivent au Canada chaque année.

 Je souhaite le meilleur et bon courage à tous les « attendeux » et tiens à vous remercier pour votre fidélité, vos messages et vos lectures. Je reviendrai vous faire un coucou de temps en temps.

En mettant un terme à ce dernier billet, je réalise que le titre «  Conclusion » est peut être mal choisi…car finalement pour moi, c’est ici que tout commence…

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:31

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On le sait. Les hivers Québécois sont rudes. Même ceux qui ne les ont pas vécus n’ont aucune peine à imaginer ces congères de neige de plusieurs mètres, le froid humide et le vent glacial qui vous rentre dans les os. Nombreux sont ceux qui profitent de cette période pour s’envoler vers le sud et se ressourcer sur les plages de sable fin au soleil et à la chaleur.

En plein mois de mars, je profite d’ailleurs moi-même d’un ciel bleu limpide.

Il fait 26°C et ensoleillé comme jamais. Les gens sont en shorts, les terrasses  sont pleines.

Pourtant, non, je ne vous écrit pas ces lignes depuis Cuba, Punta Cana ou Fort Lauderdale, mais bien de…Saint Eustache au Québec !

«  On parle du temps qui fait pour oublier le temps qui passe. » disait Hipolyte dans Amélie Poulain. Voila en effet 2 ans, depuis mon arrivée au Québec que je ne suis pas parti en vacances.

Et oui, les 5 semaines de vacances payées sont bien loin et mes finances ne m’ont pas permises d’échapper à l’hiver.

Mais voila, depuis le début de la semaine, une vague de beau temps bienveillante s’est installée à Montréal.  26 degrés…au mois de mars, autant dire tout de suite que ce n’est pas très…habituel.

On parle même déjà de record. La température la plus haute pour un 20 mars à Montréal était de 13.9°C en 1946 ! Une vague de chaleur jamais vue en plus de 65 ans aux dires des météorologues.

Les normales saisonnières sont de 4°C le jour et de -5°C la nuit.

Après une semaine avec des températures autour de 20°C, la neige  a finie par fondre. La glace recouvrant le Saint Laurent a disparue. On entend les oiseaux chanter et on profite des couchers de soleil roses dans le jardin.

Alors oui, ce n’est pas de saison, réchauffement climatique, ça ne va pas durer, on va encore avoir une tempête, on dira ce qu’on voudra le soleil est la pour l’instant, et oh ! Que ça fait du bien !

Les Québécois ont cette particularité à s’acclimater très rapidement aux conditions météo.

Un rayon de soleil et les terrasses sont pleines, les lunettes de soleil sorties et les jupes courtes.

Comme si les longs mois d’hiver (réels ceux-ci) étaient déjà oubliés.

Mmm…Oubliés peut être pas finalement…

Même si les pneus neige ne sont plus obligatoires depuis le 15 mars, on observe que la majorité des gens (dont je fais partie) les ont conservés ! …Juste au cas où ?

Si jamais la tempête des poteaux décidait d’arriver en mai ?

 

Bon printemps à tous

 

 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 02:48

 

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 Malade depuis 4 jours, le jeune homme n’a pas pu dormir de la nuit tenaillé par la fièvre et la toux qui l’a assaillie toute la nuit.

A 5h, il décide d’affronter le froid de ce petit matin de février en espérant réussir voir un docteur. Il arrive péniblement devant la clinique de la ville, ou déjà une vingtaine de personnes attendent devant la porte. Il se joint à la file d’attente sous la neige et le vent glacial. Il grelotte et se sens faiblir jusqu'à ce que les portes s’ouvrent enfin vers 8h.

15 minutes plus tard la clinique affiche déjà complet. Les malades restés dehors, devront revenir demain. Encore plus tôt surement, s’ils espèrent être soignés…

Non. Nous ne sommes pas dans un pays du tiers monde ou au fin fond de la Sibérie orientale. Non, ce n’est pas arrivé il y’a 50 ans.

…Ce jeune homme, c’est moi, et c’était ce matin, à Saint Eustache, QC, Canada, 11 puissance mondiale et réputée pour avoir un des meilleurs systèmes médicaux au monde.

Peut être surprenant pour la majorité des Français qui liront cet article.

Effectivement, à Paris, j’aurais pris rendez vous avec mon médecin traitant ou me serait présenté à son cabinet ou il m’aurait pris avec un peu d’attente. Si j’avais été trop mal, j’aurais appelé SOS médecins et ceux-ci se seraient déplacés  à mon domicile. Voici ce à quoi on est habitues.

Pourtant, mon cas n’a pourtant rien d’anormal ni d’isolé au Québec.

Comme plus de 2 millions de Québécois, je n’ai pas de médecin de famille et doit donc me rendre à une clinique sans rendez vous pour espérer être soigné lorsque les médicaments achetés en vente libre ne sont pas assez fort pour me soulager.

Privilégié d’avoir été accepté ce matin, je m’enregistre donc dans la salle d’attente et vais m’assoir sur l’une des rangées de sièges. L’attente me parait interminable.

Seuls 2 docteurs se relaient pour tous les patients rentrés plus tôt, certains d’entre eux passant 2 fois, rendant l’attente encore plus longue.

Certains patients sont exaspérés et comme 300 000 autres patients au Québec chaque année, ils quittent la salle d’attente sans être auscultés.

Mon tour vient enfin, peu avant midi, soit 5h âpres mon arrivée a la clinique. Un peu long pour une bronchite…

 

Je ne remets pas la qualité des soins en cause qui est par ailleurs excellente, même si elle varie selon le médecin (car les médecins au Québec, c’est comme une boite de chocolat….)

Je suis un jour tombé sur un médecin Roumain qui ne voulait rien me prescrire pour la fièvre en me recommandant de boire beaucoup d’eau et de bien me reposer.

Euh oui…je suis d’accord, mais faire la queue pendant 5h pour me faire dire bois de l’eau et dors…c’est parce que c’est un peu ce que j’ai fait pendant une semaine avant de me résigner à venir vous voir… Exception à part donc, les soins et les équipements sont en général excellents au Québec.

Ce n’est pas la que le bât blesse. Mais la pénurie de médecins s’est encore aggravée de 45 % cette année, et laisse les cliniques et hôpitaux en manque de personnel criant.

Un poste de médecin de famille sur cinq est laisse vacant. Une situation qui s’aggrave d’année en années laissant la médecine familiale en crise totale.

Pourtant les jeunes médecins Québécois quittent le Québec de manière massive.

50 % des étudiants de l’école de médecine McGill iront exercer dans une autre province.

En 2005, 57 médecins spécialistes ont quitté le Québec.

 

De 1996 à 2000, la province a perdu 653 médecins dont la moyenne d'âge était d'environ 41 ans. On comprend aisément pourquoi quand on sait qu’ils seront rémunères 150% plus dans d’autres provinces Canadiennes.

Par ailleurs, les médecins immigrants doivent passer un parcours du combattant pour pouvoir pratiquer au Québec. Et même si on comprend bien évidemment pourquoi, peut être que les choses pourraient être facilitées surtout lorsque les médecins viennent d’Europe.

Un médecin urgentiste Français s’est vu refusé l’extension de son visa temporaire l’année dernière dans l’un des hôpitaux de Montréal.

A ne plus rien y comprendre…

Faut-il faciliter les équivalences ? Faut-il rendre la formation de médecine plus accessible ? Faut-il privatiser les soins ? Est-ce que le gouvernement du Québec doit faire plus pour retenir ses jeunes diplômés ?

Autant de questions qu’il n’est pas à un jeune Français installé depuis 2 ans de répondre.

Me reste seulement, le gout amer dans la gorge à chaque fois que je tombe malade, de constater l’allure tiers monde d’un système de santé de réputation mondiale et absolument indigne d’un pays civilisé.

Alors oui, les frais sont pris en charge. Mais à quel prix ?!

Les taxes Québécoises, parmi les plus hautes au pays ne devraient elles pas garantir un système médical convenable ? Pourquoi les autres provinces font mieux que nous ?

Moralité : Mieux vaut ne pas tomber malade au Québec et vous serez en forme.

Source :http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200906/16/01-875935-les-jeunes-medecins-quittent-le-quebec.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 19:33

 

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En France le terme de banlieue est rarement flatteur. Quoiqu’il y’ait évidemment des exceptions, comme Neuilly, les Yvelines et j’en passe, on assimile souvent le terme aux fameuses cités dortoirs, souvent symboles de précarité sociale et de criminalité.

A seulement  quelques minutes de distance, un monde semble pourtant les séparer des quartiers chics du centre ville.

En Amérique du Nord, la tendance est à l’inverse. On travaille dans les centres d’affaires du centre ville mais si on peut se le permettre, on habite dans les fameuses « Suburbs »

On y trouve des quartiers récents, cossus et sécuritaires, de belles maisons avec jardins, et une qualité de vie privilégiée entre centres d’achats gigantesques et terrains de sports.

La population aisée y recherche espace et tranquillité en périphérie des grandes villes.

Néanmoins, l’éloignement du centre ville exige souvent une voiture.

A l’image de la défense à Paris, beaucoup des centres ville Nord Américains sont déserts en soirée et les fins de semaine. Je pense à Saint Paul dans le Minnesota notamment, à Dallas, Phoenix etc.

Montréal est cependant une des rares villes ou le centre ville est encore largement habité et  plein de vie et d’attractions en tout temps.

Sa proximité avec le Vieux Montréal, les attractions de la rue Sainte Catherine en font un lieu incontournable et palpitant. La valeur immobilière y est d’ailleurs excellente.

 

Que ce soit pour boire un verre sur une des terrasses de la rue Crescent, lécher les vitrines ou se faire une bonne table rue de la montagne, parcourir les couloirs du centre Eaton ou écouter un concert place des Arts, Downtown Montréal porte bien son nom de Centre de la ville.  Un lieu animé et vivant au cœur de l’action, ou il fait toujours bon vivre.

Néanmoins, même Montréal ne semble échapper à l’exode de sa classe moyenne vers la banlieue. « Un drame inouï pour l’économie Montréalaise » comme le déplorait récemment le chef de projet Montréal Richard Bergeron dans la presse locale.

Des données de l’institut de la statistique du Québec (ISQ) parues la semaine dernière démontrent que 61 000 personnes ont quitté Montréal l’an dernier pour une autre région du Québec alors que seulement 39 000 personnes y ont emménagé. Soit un déficit de  22 000 citoyens Montréalais au profit de la banlieue. Tendance qui s’accumule chaque année depuis une décennie.

Les classes moyennes capables d’accéder à la propriété qui partent pour la proche banlieue sont compensées par des immigrants en première phase d’intégration avec peu de ressources financières. La population de Montréal n’est donc pas en train de décroitre. Cependant on observe que Montréal devient une ville très multiculturelle issue d’immigration récente, les allophones y seront même majoritaires dans une dizaine d’années.

Généralement, les gens ne vont pas très loin, ils s'établissent dans le secteur qui se trouve juste de l'autre côté du pont où ils résidaient auparavant.

Les banlieues les plus prisées sont les Lanaudière (Terrebonne, Repentigny..) suivies de prés par les Laurentides (St Eustache, St Jérôme, Blainville), Laval et la Montérégie.

(Longueuil, Brossard, Boucherville, La Prairie…)

La recherche de tranquillité, d’espace et un marche immobilier plus moderne et abordable explique souvent l’exode des familles vers la banlieue.

Le tracas du trafic et la détérioration des ponts ralentissent le marché immobilier de la rive sud au profit de la rive nord plus accessible.

Apres avoir habité à Montréal pendant un an, j’ai choisi de m’installer dans les Laurentides. J’y trouve la qualité de vie bien supérieure, le long du Saint Laurent, toujours proche de la forêt et des reliefs avoisinants. Les attractions du centre ville sont à moins de 30 minutes.

La vie dans un duplex des années 50 au plateau n’était pas pour moi. De plus, l’aura et le prétendu prestige d’une adresse parisienne intra muros n’existe pas à Montréal. Oui, le plateau est tendance et le centre ville et le vieux Montréal sont superbes. Mais l’étiquette de vrai Parisien n’à pas lieu d’être à Montréal face à tous les attraits des banlieues. L’ile de Montréal présentera toujours des avantages indéniables, mais l’exode du 514 vers le 450 prouve que la vie est tout aussi belle de l’autre coté du Saint Laurent.

Vive la banlieue ?

 

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